FILMAR en América Latina : des œuvres et des âmes

La 18ème édition du Festival FILMAR en América Latina aura lieu du 18 novembre au 4 décembre 2016 à Genève, Carouge, Versoix, Lancy, Vernier et dans les villes françaises de Annemasse, Divonne-les-Bains, Ferney-Voltaire, Gex, St-Julien-en-Genevois et St-Genis-Pouilly. En partenariat avec Encuentro de Dos Mundos, FILMAR prendra aussi ses quartiers à Ferney-Voltaire du 11 au 20 novembre 2016. Cette année, 91 œuvres cinématographiques seront proposées, dont 8 films COUPS DE CŒUR, en compétition pour le Prix du Public, et 8 films OPERA PRIMA pour le Prix du Jury des Jeunes.

À l’image de son affiche, le Festival FILMAR en América Latina, dirigé par Sara Cereghetti et présidé par Jean-Pierre Gontard, embarquera les spectateurs dans un voyage loin de la grisaille de nos latitudes grâce au cinéma, à la musique, aux soirées festives, aux rencontres et débats avec la vingtaine d’invités (liste en annexe) et des partenaires (associations, ONG). Sans oublier une exposition du photographe colombien Rene Torres et les pépites de gastronomies de Casa Ampa.

COUPS DE CŒUR

Les 8 films de cinéastes expérimentés qui ont le plus fait vibrer la directrice artistique au cours des douze derniers mois sont en compétition pour le Prix du Public, d’une valeur de CHF 4’000.-, cofinancé par la Fédération Genevoise de Coopération (FGC) et Helvetas. Le Prix sera remis dimanche 4 décembre à 18h45 à l’Auditorium de la Fondation Arditi.

Les œuvres sont

 -Ejercicios de la memoria / Exercices de la mémoire, documentaire de Paz Encina (Paraguay, Argentine, Qatar, 2016). Un exercice de style et de mémoire en trois voix et multiples évocations

-El mundo de Carolina / Le monde de Carolina, documentaire de Mariana Viñoles (Uruguay, 2015). Les yeux d’une enfant et le regard d’une cinéaste qui jouent et déjouent l’altérité

La memoria del agua / La mémoire de l’eau, fiction de Matías Bize (Chili, 2015). L’amour noyé dans la perte de celui qu’on rêve de protéger à jamais ; La última tarde / Le dernier après-midi, fiction de Joel Calero (Pérou, Colombie, 2016). Un dialogue intime et politiquement renversant pour un couple avorté ; Mi amiga del parque / My Friend from the Park, fiction de Ana Katz (Argentine, 2015). Deux femmes pour un thriller de subtilité maternelle entre solidarité et manipulation ; No vazio da noite / The Loneliness Night, fiction de Cristiano Burlan (Brésil, 2016). Poème nocturne et urbain où l’amour incommode ; Santa y Andrés, fiction de Carlos Lechuga (Cuba, France, Colombie, 2016). Résurrection d’une révolution entre trahison, liberté et rédemption ; Tempestad, documentaire de Tatiana Huezo (Mexique, 2016). Voyage au cœur de l’impunité et de la violence, où seuls la dignité et le lyrisme nous sauvent.

OPERA PRIMA

Les 8 titres sélectionnés constituent les premières œuvres de jeunes talents présentées ces douze derniers mois, qui sont en compétition pour le Prix du Jury des Jeunes, d’une valeur de CHF 4’000.-, cofinancé par Terre des Hommes Suisse, la Centrale Sanitaire Suisse Romande – CSSR et Eirene. Le Prix sera remis le dimanche 4 décembre à 18h45 à l’Auditorium de la Fondation Arditi.

Les films sont :

Alba, fiction de Ana Cristina Barragán (Equateur, 2015). L’enfance et son regard pur qui confrontent les universels de l’amour, de la vie et de la mort

Camino a La Paz / Road to La Paz, fiction de Francisco Varone (Argentine, 2015). Un récit initiatique et spirituel pour un road-movie nourri d’humanité et de compréhension

El Remolino, documentaire de Laura Herrero Garvín, (Mexique, 2016). Vision aquatique et travestie d’une famille et de ses luttes quotidiennes

– El sonido de las cosas / Le bruit des choses, fiction de Ariel Escalante (Costa Rica, 2015). Le bruit du deuil et la résilience imperceptible d’une femme qui soigne

Jonas e o circo sem lona / Jonas et le cirque sans chapiteau, documentaire de Paula Gomes (Brésil, 2016). Acrobaties des rêves d’une vie, jonglage d’amitié et de générations

– La última tierra / La dernière terre, fiction de Pablo Lamar (Paraguay, Pays-Bas, Chili, Qatar, 2016). L’amour dans la splendeur religieuse d’un adieu

– Oscuro animal / Animal obscur, fiction de Felipe Guerrero (Colombie, Argentine, Pays-Bas, Allemagne, Grèce, 2016). Cri qui dénonce, silencieuse prière qui sauve la matrice

Rosa Chumbe, fiction de Jonatan Relayze (Pérou, 2015). Miracle de justesse, performance en austérité qui impressionne.

IMMERSION – Portraits / Retratos

La 18ème édition de FILMAR s’immisce dans le territoire des âmes incarnées dans des corps, des expériences, des destinées. Vingt-trois longs-métrages qui dressent autant de portraits, pour une plongée dans le genre biographique. Au fil des époques et des paysages, des histoires de vie (célèbres, oubliées, ressuscitées) prennent forme dans des biopics, anti-biopics, autofictions, biographies fictionnelles ou documentaires. Si le choix stylistique revient aux cinéastes, le spectateur bascule dans l’univers fascinant qui transforme le sujet en personnage, parfois en mythe.

DES HUMEURS ET DES ENVIES

Le spectre des thématiques et les formes de la production cinématographique latino-américaine actuelle sont multiples. FILMAR guide les spectateurs dans leur découverte à l’aide de pistes touchant aux humeurs et aux envies. Les films de cette section sont organisés autour de trois propositions : Joyaux de festivals, Une histoire de famille, et Le cinéma du cinéma.

AU FRONT D’eau et de luttes

Au front, eau front. Bien plus qu’une association phonétique. FILMAR offre un espace à des films engagés qui permettent de se documenter et d’aiguiser les regards sur les réalités de l’Amérique latine. Cette année, l’eau y joue un rôle de protagoniste, emmenant le spectateur au Brésil, au Pérou, en Colombie, en Antarctique équatorienne et au Nicaragua. Cinq documentaires pour montrer les liens que l’eau et la politique entretiennent. Qu’il s’agisse de ressources ou de dérives.

ART-IMAGES De la page à l’écran

Le cinéma latino-américain ouvre à la rencontre de l’autre et à celle des arts entre eux. Les muses viennent s’y croiser. ART-IMAGES est un espace ludique et créatif où le cinéma se nourrit de musique, littérature, photographie, danse, peinture et théâtre. Invité d’honneur cette année : la littérature. Avec un écrivain imaginaire au cœur d’un scénario, des adaptations cinématographiques de romans latino-américains récents et un essai inspiré, à la recherche de Borges, tourné à Genève.

DEDICACE Aux Esprits de la forêt

Depuis 1999, FILMAR encourage la diversité, la richesse, l’éclectisme des talents et envisage le cinéma comme un échange, un dialogue interculturel et une réflexion sur les réalités des pays latino-américains, y compris par des synergies avec d’autres acteurs culturels genevois comme le Musée d’ethnographie de Genève (MEG) qui poursuit les mêmes objectifs. L’exposition Amazonie. Le chamane et la pensée de la forêt, présentée au MEG jusqu’au 8 janvier 2017, est le point de départ d’une programmation FILMAR-MEG qui rend hommage aux populations d’Amazonie, à leurs croyances et à leur environnement, avec 8 films à connotation chamanique.

A REVOIR

L’occasion de rattraper des films à succès présentés lors d’éditions antérieures ou déjà sortis en salle en cours d’année. Et la copie restaurée du grand classique du cinéma argentin La Historia oficial, de Luis Puenzo (1985).

FILMARcito

Avec FILMARcito, les cinéphiles en herbe partent, dès 6 ans, à la découverte de courts-métrages venus des quatre coins du continent latino-américain, évoquant la nature qui permet d’observer le cycle de la vie. Ces films dépeignent aussi une réalité moins paisible, questionnant notre place dans cet écosystème fragile. FILMARcito s’apprécie en famille, dans les cinémas partenaires ou dans la convivialité des maisons de quartier et centres socioculturels. Il propose aussi des séances de cinéma pour enfants à CinéPrim’s et une série en collaboration avec la Lanterne Magique.

La cérémonie d’ouverture aura lieu vendredi 18 novembre à 18h45, à l’Auditorium de la Fondation Arditi (avenue du Mail, Genève) et sera suivie de la projection de Neruda, film du réalisateur Pablo Larraín (Chili, France, Espagne, Argentine, 2016, 107’, vo st fr).

La cérémonie de clôture se tiendra le dimanche 4 décembre à 18h45, à l’Auditorium de la Fondation Arditi (avenue du Mail, Genève) et sera suivie de la projection du film Eso que llaman Amor / That thing called Love, de Carlos César Arbeláez (Colombie, 2016, vo st angl), deuxième film du réalisateur de Los colores de la montaña (Colombie, 2011).

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Contacts
Presse : Luisa Ballin, luisa.ballin@filmar.ch +41 (0) 22 732 61 58
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