Biden rencontrera Poutine le 16 juin à Genève

Biden rencontrera Poutine le 16 juin à Genève

Ce premier tête-à-tête entre les deux présidents interviendra dans un climat de vives tensions entre Washington et Moscou.

A l’occasion de cette rencontre, Joe Biden entend en particulier évoquer le régime d’Alexandre Loukachenko au Bélarus, dont Moscou est le principal soutien. KEYSTONE

Le président étasunien Joe Biden rencontrera son homologue russe Vladimir Poutine le 16 juin à Genève, en Suisse, a annoncé mardi la Maison Blanche. Ce premier tête-à-tête entre les deux hommes interviendra dans un climat de vives tensions entre Washington et Moscou.

Il aura lieu dans la foulée, côté occidental, des réunions des dirigeants du G7 et de l’Otan qui feront la part belle à l’affichage d’un front commun anti-Moscou.

«Les dirigeants aborderont un ensemble de questions urgentes, au moment où nous souhaitons rendre les relations entre les Etats-Unis et la Russie plus stables et prévisibles», a souligné Jen Psaki, porte-parole de la Maison Blanche, dans un bref communiqué.

Le Bélarus au programme

De source étasunienne, on insiste sur le fait qu’une rencontre avec Vladimir Poutine n’est en aucun cas une récompense pour ce dernier mais la façon la plus efficace de gérer les relations entre les deux pays, qui est difficile et devrait le rester. A l’occasion de cette rencontre, Joe Biden entend en particulier évoquer le régime d’Alexandre Loukachenko au Bélarus, dont Moscou est le principal soutien.

Le pays est de plus en plus isolé avec l’entrée en vigueur de restrictions contre son espace aérien, en représailles contre Minsk, accusé d’avoir détourné un avion de ligne européen pour arrêter un opposant à bord. Le régime d’Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 1994, est déjà ciblé par de multiples sanc-tions occidentales.

Il est accusé d’avoir durement réprimé un mouvement de contestation inédit qui a vu des dizaines de milliers de personnes défiler dans les rues en 2020 suite à la présidentielle d’août, jugée «truquée» par les Européens.

Arsenal nucléaire

Toujours de source américaine, on précise que la question du contrôle des armes nucléaires figurera en bonne place dans les discussions.

Début février, les Etats-Unis et la Russie ont prolongé le traité de désarmement New Start pour cinq ans. Signé en 2010, l’accord limite les arsenaux à un maximum de 1550 ogives déployées pour chacun de ces deux pays, soit une réduction de près de 30% par rapport au plafond précédent fixé en 2002.

Les programmes nucléaire de l’Iran et de la Corée du Nord, l’Arctique, le changement climatique ou encore la Syrie feront également partie des discussions lors de ce sommet.

ATS

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