Genève, 27 Février 2014 – La communauté vénézuélienne résidant en Suisse vous convoque ce samedi à une manifestation pacifique en faveur de la paix au Venezuela. En effet, depuis plusieurs semaines le gouvernement en place répond par la violence aux manifestations pacifiques des étudiants.
Cette manifestation à Genève espère interpeller les organisations internationales et les gouvernements du monde entier, pour exiger l’arrêt immédiat des violences et des sévices commis envers le peuple vénézuélien.
Aidé par un courant Chaviste qui a parfois des échos favorables en Europe, le gouvernement de Nicolas Maduro joue le chaud et le froid et manipule les observateurs du monde entier. Alors que depuis plus de quelques semaines le président répond par la violence aux requêtes du peuple ; après avoir ordonné à l’armée et à la police d’arrêter par tous les moyens les manifestants, il vient de donner l’odre de bloquer les réseaux sociaux, les médias d’opposition, ainsi que le démontage des caméras de surveillance, effaçant toute preuve de sa politique sanguinaire.
J’utilise ma liberté d’expression depuis un pays démocratique comme la Suisse pour hausser le ton en solidarité avec tous les manifestants au Venezuela et en particulier pour me déclarer consternée face aux multiples pertes de vie innocentes partie dans la rue pour demander un changement pacifique. Il est de mon devoir en tant que vénézuélienne d’informer les gens sur la situation de tyrannie que traverse mon pays car je ne peux être complice du gouvernement vénézuélien» déclare Steyci Escalona, organisatrice de la manifestation à Zürich.

Le gouvernement devant faire face aux questionnements des gouvernement occidentaux et n’ayant pu contenir les rebellions pacifiques ; a décidé d’e tirer une nouvelle carte en proposant un dialogue tronqué car lui-même ne le désire pas.
Maduro continue à crier haut et fort que le Venezuela est unit derrière lui mais les vidéos et les photos montre bien les failles de son système.
Le peuple meurtri, affamé, apeuré, dénonce la délinquance effrénée, la répression, la pénurie d’aliments et la censure médiatique au Venezuela.
Les vénézuéliens sont fatigués des problèmes résultants de la mauvaise gestion du gouvernement, et ce depuis 15 ans. On dénombre au moins 18 morts, dont la plupart on été tués d’une balle à la tête et plus de 150 blessés, 550 détenus, et plus de 33 dénonciations de torture et un nombre indéterminé de disparus.

Selon la ONG Foro Penal, dans la ville de Barinas; les autorités ont obligé à des manifestants adolescents à marcher nus dans le centre de la ville, les exposant ainsi à l’humiliation publique. D’autres dénonciations de torture incluent des abus sexuels (jusqu’à des violations par voie anale avec des canons de fusils) des coups donnés avec des casques et des battes de baseball. Il y a aussi des cas de personnes ayant été forcées de porter un t-shirt imbibé d’essence ainsi que des fractures causées aux doigts par les autorités qui ont été signalées.
L’information mise en avant par les médias et moyens de communication traditionnels au Venezuela est limitée par les menaces du gouvernement. L’internet se maintient comme l’unique source d’information directe. Chaque minute qui passe, est témoin de violations grave des droits de l’homme, grâce au vidéos et photo qui sont publiées et qui témoignent de la répression et de la violence perpétrée par les autorités vénézuéliennes. Cette violation des droits de l’homme est renforcée par l’implication de groupes paramilitaires pro-gouvernemental qui se présentent comme le bras armé de la révolution bolivarienne.

Leopoldo Lopez, l’un des leadeurs de l’opposition, est privé de liberté dans une prison militaire. Il est accusé de terrorisme et d’incitation à la violence pour avoir appelé à des manifestations pacifiques. La manifestation est un droit d’expression fixé dans la constitution du Venezuela dans l’article 68. Un autre prisonnier politique, Ivan Simonovis, croupi depuis plus de 10 ans dans une prison sans jamais avoir été accusé d’un crime par un tribunal.

Il est important de relever que malgré le fait que le Venezuela est un pays riche en pétrole, la pauvreté est endémique. Le taux d’inflation s’élève à 56%, le plaçant parmi les plus hauts taux du monde. Les politiques gouvernementales consistant à nationaliser les entreprises, le control du taux de change et la menace constante au secteur privé sont arrivées à produire une pénurie de produits de première nécessitée. Le manque de médicaments et d’hôpitaux augmente l’agonie des citoyens vénézuéliens de toute classe sociale.
La déclaration universelle des droits de l’homme établi: Si les droits humains ne sont pas respectés, les citoyens se voient obligés de se défendre de la tyrannie et c’est exactement ce que nous ferons ce weekend à Zürich et à Genève.
L’importance de manifester à Genève est renforcée par le faite que le conseil des droits de l’homme tiendra sa vingt-cinquième session ordinaire du 3-au 20 mars 2014 à Genève au Palais des Nations.