Certificat Covid: Qui s’occupera du transfert des données de l’immunité?

Certificat Covid: Qui s’occupera du transfert des données de l’immunité?

Le certificat Covid devrait être opérationnel le 7 juin. Sa réalisation fait encore parler d’elle. Cette fois, c’est du transfert des données dont il s’agit.

La mise en place du certificat Covid comprend encore de nombreuses zones d’ombre. Le «SonntagsBlick» fait ainsi mention d’une interrogation qui subsiste: comment transférer l’attestation en papier reçue après la vaccination ou un test négatif sur le certificat numérique? Une question pour l’heure sans réponse. L’Office fédéral de l’informatique et de la télécommunication (OFIT) ne fournit en effet que l’interface et non le transfert de données, selon Felix Schneuwly, expert de santé chez Comparis.

La Poste en sauveuse?

Le «SonntagsBlick» indique que La Poste pourrait apporter la solution. Le président de son conseil d’administration, Urs Schwaller, devrait se rendre auprès de la Confédération ces prochains jours. Son but: proposer que l’on puisse enregistrer un certificat Covid au guichet des filiales de l’entreprise. Pour l’OFIT, toute collaboration est exclue.

Ainsi, le journal dominical n’y va pas de main morte: le certificat risquerait la débâcle, si les doutes ne sont pas levés.

Coronavirus: «La vaccination est probablement la seule stratégie efficace»

Christoph Berger, chef de la Commission de vaccination, plaide pour les vaccins, seul moyen de lutte crédible contre le coronavirus.

Selon l’infectiologue Christoph Berger, il est impossible de laisser circuler le virus et de tabler sur une immunité collective (image d’illustration).

Interviewé par la «SonntagsZeitung», Christoph Berger considère que la vaccination est «une bonne stratégie, probablement la seule efficace à l’heure actuelle». Selon l’infectiologue, l’humanité doit beaucoup aux vaccins, qui ont permis de contrôler toute une série de maladies infectieuses, par exemple la rougeole.

Effets secondaires

Il explique qu’il existe parfois des effets secondaires graves, qui sont dus à l’injection elle-même, mais aussi à des raisons subjectives. «Ceux qui hésitent ou craignent des effets secondaires les trouvent en eux-mêmes.» Certaines réactions excessives ont été observées dans des groupes placebos lors de certaines études. Selon Christoph Berger, s’il peut y avoir des douleurs après injections, il est rassurant d’observer une faible dangerosité alors qu’un milliard de personnes ont été vaccinées dans le monde. Par contre, la théorie selon laquelle le vaccin rendrait les femmes infertiles est un «complet non-sens».

Ne pas se vacciner, une «erreur de calcul»

Il écoute les arguments de ceux qui ne veulent pas se faire vacciner, mais ne les partage pas. «C’est une erreur de calcul: quand beaucoup ne veulent pas se faire vacciner, l’infection s’accroît toujours plus vite et le risque pour les individus augmente rapidement.» Selon Christoph Berger, il est impossible de laisser circuler le virus et de tabler sur une immunité collective: «Cela a quelque chose de cynique.» Ce serait manquer de solidarité. Il y a des maladies qui prennent un cours dévastateur pour certains, menant même à la mort», explique le spécialiste.

Ainsi, il voit dans des droits supplémentaires pour les personnes vaccinées un moyen de lutte contre la pandémie. En effet, selon lui, il n’y a pas d’alternative à la piqûre, personne ne voulant être reconfiné. «Les privilèges permettent d’accroître le taux de vaccination.» On espère ainsi réduire le nombre de cas et retrouver une certaine normalité.

Covid-19 en Suisse: Un élève sur cinq a développé des anticorps

Selon une étude zurichoise, le nombre d’écoliers présentant des anticorps dans le sang est passé de 2 à 19 % entre la première et la troisième vague.

En Suisse, le nombre d’écoliers présentant des anticorps dans le sang est passé de 2 à 19 % entre la première et la troisième vague.

Durant les trois vagues de la pandémie, des scientifiques de l’Université de Zurich ont traqué les anticorps de quelque 2500 écoliers zurichois. Cette opération, nommée «Ciao Corona», suscite désormais un intérêt international, alors que près de 200 millions d’enfants dans le monde sont actuellement dans l’impossibilité de se rendre à l’école.

Selon «Schweiz am Wochenende», les chiffres sont éloquents: le nombre d’écoliers présentant des anticorps dans le sang est passé de 2 à 19 % entre la première et la troisième vague. «Ainsi, un enfant scolarisé sur cinq a été infecté par le Covid-19», a déclaré Susi Kriemler, cheffe de projet à l’Université de Zurich. Deux tiers d’entre eux sont restés asymptomatiques.

Gymnasiens moins touchés

En outre, 80% des élèves infectés à l’automne dernier avaient encore des anticorps dans leur sang plus de six mois plus tard, soit la limite donnée par l’OMS. «Il est possible qu’ils soient protégés contre une réinfection par d’autres mécanismes de défense de l’organisme, comme les lymphocytes T», continue l’experte.

Les recherches menées montrent également que les gymnasiens sont moins touchés que les étudiants plus jeunes. Un fait qui s’expliquerait par le port du masque obligatoire dès l’âge de 12 ans.

szu

A propos de l'auteur

Alfonso Vásquez

Artiste peintre et journaliste, Alfonso est également le directeur de l'Hebdolatino.

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