Comment pouvons-nous améliorer le sort de notre terre avec ces vieilles structures internationales totalement sclérosées que sont l’ONU, le FMI, la Banque Mondiale…

De toutes parts, monte ce chant profond, de milliers de peuples pour demander un changement radical de cette gouvernance qui les infantilise. Peuples pauvres, peuples usés, peuples à l’espérance de vie si courte qu’ils ne connaitront que ce monde affligeant.

Peuples autochtones qui voient leur espace vitale se réduire comme peau de chagrin à l’instar des grands animaux sauvages. Et encore, entendons-nous souvent plus fort la voix des animaux que la plainte primitive de ces peuples en sursis pour certains, perdus pour beaucoup d’autres.

Les deux destins sont malheureusement liés. On ne pourra sauver les uns sans sauver les autres. Et jusqu’où sommes-nous prêts à sacrifier un bout de notre liberté de mouvement représenté par le tout voiture et le tout consommation, pour que ceux qui s’en passent, puissent continuer à vivre comme bon leur semble à l’abri de nos regards sévères ou condescendant.

Peuples qui suent tripes et boyaux à déconstruire à la main ce que nos machines construisent si loin de leur bout de plage où viennent se faire dépecer les grands bateaux. Petites mains abîmées d’enfants, anonymes, qui nous permettent d’avoir le phone avec lequel nous appelons le monde entier… Sauf eux.

L’ONU vanté comme l’organisme qui protège, qui nous permettrai de vivre en paix. Mais c’est un leurre. Nous ne vivons pas en paix. Nous vivons sans la guerre. Et ce pour les trois quarts du monde. Le dernier quart subissant guerres et massacres.

L’ONU qui prétend régenter les droits humains, l’universalisme des peuples, les règles du savoir-vivre en commun. Transformer nos différences en richesse et non en affrontements continuels.

Mais qu’est-ce-que l’ONU, sinon un temple verrouillé par les plus grands prédateurs de ces temps nouveaux. Là est le bât qui blesse.

Car l’ONU est le paravent commode du Conseil de Sécurité, sans qui rien ne se fait, ne se décide, ne se règle ou non. Et ce depuis sa création, le 24 octobre 45, issue d’un monde bipolaire. Monde libre contre monde communiste. Monde des riches contre monde des pauvres, Monde des puissances coloniales contre monde assujetti. Monde des possesseurs contre monde des dépossédés.

Le Conseil de Sécurité (*), 5 membres, permanents, avec chacun un droit de véto qui bloque toute décision même si quatre sont pour. 5 membres qui ont comme point commun, l’arme nucléaire. 5 membres qui ont pour racines, un colonialisme outrancier et une main mise totalitaire sur d’autres pays. 5 membres qui sont les plus gros pollueurs et qui détiennent les plus grandes richesses.

Les Etats-Unis d’Amérique. Première puissance mondiale dont le puissant lobby militaro-industriel tient les rênes. Les USA, qui sous couvert de toujours défendre la veuve et l’orphelin interviennent partout où ses intérêts vitaux paraissent en danger et imposent la Pax Americana. Capitalisme sauvage, racisme à fleur de peau, destruction à petit feu des peuples autochtones. Semble se refaire une virginité moderne avec les GAFA, bras redoutable mais tellement plus présentable.

A suivre…

Jean-Yves Le Garrec

(*)

 • République populaire de Chine.
• République française.
• Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord.
• Fédération de Russie.
• États-Unis