L’empire du football ne connait ni limites ni frontières car c’est le sport le plus pratiqué dans la planète bleu qui crée, de manière directe ou indirecte, des millions d’emplois. C’est un excellent produit avec la complète approbation du marché et capable de soulever une quantité de capitaux sans précédent.
Le football et la presse sont des associés qui diffusent les compétitions, en augmentant et en interagissant avec le public, des moments de joie et de tristesse dans les cœurs de ceux qui vibrent et pleurent pour leurs équipes.
Le Géant s’est fait connaître à travers toutes les antennes du monde, 20’000 professionnels de la communication sont passés par les stades. Les regards des observateurs communs ont suivi les informations de tout le matériel diffusé aux télévisions, journaux, internet. Un grand corps d’investigation, de production vidéo, de conférences, de jeux, de problèmes, de musiques, de défis et de danses typiques qui sont restées en héritages. La vie des brésiliens a été décortiquée. Des regards attentifs dans tous les coins du monde ont découvert notre culture, nos us et coutumes, notre vie quotidienne, nos souffrances et nos joies. Les mots présents lors de cette Coupe et qui se sont le plus entendu, dans différentes langues, ont été  nostalgie , joie , sourire,  baiser.

On peut affirmer que l’énergie a circulé entre nous et nous tous. Cela a été un pas positif pour le Brésil, non pas pour la sélection qui a sali le maillot des cinq étoiles avec la défaite du 7 à 1 contre l’Allemagne, mais oui par la capacité de produire de grands évènements: 3,5 millions de touristes de 204 Nationalités ont circulé du nord au sud avec l’intention de 95% d’entre eux de revenir au pays du football.
Il y avait beaucoup de demandes de la FIFA pour que la Coupe ait lieu dans notre pays, comme des améliorations dans les parcs, les hôtels, les routes et tout autre type d’installations qui seraient utilisées par les touristes.
Après la Coupe du Monde, ces installations continueront à exister afin que le quotidien de la population soit plus confortable.
L’agrandissement et la réforme des aéroports ont enregistré une moyenne de 5 décollages et atterrissages par minute. Ils ont été plus de 8,7 milliards de réales investi, 116,6 millions de passagers ont circulé dans les aéroports. Tous ces gens et toutes ces réformes ont au moins modernisé et facilité la vie des voyager post-coupe.
Le transport urbain a subi des améliorations surprenantes. L’accessibilité aux stades a été garantie et dans les grands centres urbains, il y a eu une conjugaison de projets de transports comme des couloirs de bus, lignes de métro, viaducs, travaux de signalisation et accès urbain.
Les entreprises qui ont investi dans ce méga-événement, ont produit des salaires et des emplois dans le pays. Les lumières et les projecteurs internationaux étaient focalisés sur notre exercice et nous n’avons pas encore les chiffres exacts, comme dans la Coupe d’Afrique du Sud où l’évènement a eu une augmentation du 0,5% du PIB.
J’insiste sur le fait que l’expectative des agents publics et privés en relation avec les effectifs économiques en provenance de la compétition sportive, pourrait provoquer des altérations significatives dans les variables macro-économiques comme la consommation et le PIB. Des opinions pessimistes disent qu’au vu organisation de la Coupe, il pourrait y avoir un impact sur la consommation-investissements, dans le PIB, principalement parce que nous sommes dans l’année des élections présidentielles, année avec un potentiel grandissant de pression d’inflation. L’argent public doit servir les intérêts de la communauté et non pas aux aspirations paritaires et corporatives.
Nous pouvons affirmer que la Coupe 2014 a été un succès sur différents plans qui sont répertoriés comme une expérience pour l’administration publique.
Le nombre de buts fut un record. Le public répertorié dans les stades brésiliens fut le deuxième plus grand de l’histoire des Coupes. Au stade Maracanã, on a vu défilé 519’153 personnes, dans celui de Mané Garrincha, 478’218, a Itaquerão, 375’563, dans celui de. Dans celui de Beira-Rio, 214’688 personnes ont agité les couleurs de leur drapeau et 5,1 millions de personnes se sont amusé dans les Fan Fest. La sécurité a pu compter avec 15 centres intégrés d’un commando qui ont opéré les 24 heures de la journée sans compter les 15 centres de contrôle mobile. En opposition aux prévisions qui étaient plutôt négatives, la sécurité lors de cette Coupe fut un succès.
La communication du spectacle d’informations a été diffusée pendant 517h sans interruption pour les 64 matchs. 3 milliard d’appels téléphoniques ont été effectuée à  «Arenas». Les volontaires, bien entraînés d’un point de vue culturel et linguistique  se sont engagés avec dévouement dans les 12 villes siège du championnat. Un autre sujet positif d’un point de vue écologique est que les salaires des ramasseurs de poubelles ont augmenté de 100% leur laissant ainsi un sentiment d’inclusion sociale et de sensibilisation à l’environnement.
La branche hôtelière et les restaurants étaient toujours pleins pendant la Coupe, produisant ainsi des emplois et créant et innovant le pouvoir d’accueil. Mais ce que nous avons le plus perçu dans notre Méga Evènement était cet esprit d’interaction entre les brésiliens et les étrangers, la joie du peuple et la bonne volonté a enchanté les touristes. Nous avons gagné d’un point de vue relationnel et humain, nous avons découvert l’importance et le plaisir que seules les différences nous apportent. Cela a fait que enormement d’étrangers se sont installés au Brésil et beaucoup de brésiliens et brésiliennes ont voyagé avec les touristes vers leurs pays origine, dans une échange parfait et harmonieux pour découvrir l’inconnu.
Mais tout n’as pas été rose ! Tout comme dans la vie, dans le sport il existe aussi le revers de la médaille. Si certains ont pensé que la décision de la FIFA en choisissant le Brésil comme le siège de la Coupe du Monde, a rapporté d’investissements étrangers, d’autres pensent que ce fût une véritable irresponsabilité.
L’argent public qui a été dépensé pour la Coupe 2014 a été supérieur à celui qui s’est investi dans la coupe d’Afrique du Sud et d’Allemagne réunis. Près de 9 milliards de réales ! Brasil devient le propriétaire des 20 stades les plus chers au monde. Le mouvement #Novaitercopa a manifesté l’insatisfaction de la population en dénonçant les frais excessifs lors des constructions des stades. Le gouvernement brésilien a justifié cela en disant que l’argent ne provenait pas du budget fédéral mais ce n’étaient que des mots rhétoriques. Oui, il y a eu des investissements fédéraux directs et indirects mais aussi des prêts caché de la part du BNDES (Banque Nationale de Développement Economique et Social) aux clubs en dehors des frais du budget de l’Etat et du municipe et, bien sûr les exonérations fiscales dont la FIFA en a bénéficié.
En réalité, 95% des frais ont été publiques mais les bénéfices ont été privés. La FIFA a obtenu un revenu record dans ce mondial. La valeur des exonérations fiscales accordées par le gouvernement brésilien à été calculée à € 323’000’000.
En analysant finalement la réalité brésilienne, tout cet argent aurait pu être utilisé dans le domaine de la santé, de l’éducation, des hôpitaux, des crèches, du logement, du transport, de la sécurité publique et dans la protection de l’environnement. Le déséquilibre a produit une grande insatisfaction dans une grande partie de la population brésilienne. Les dépenses excessives de l’argent publique dans les constructions des stades et la surfacturation dans les constructions ont donné de l’ampleur à la corruption et le vol. Mis à part la construction de nouveaux stades dans des endroits où ils en avaient au moins un, ceci a causé des pertes dans les caisses publiques avec des investissements de manutention des structures après la Coupe.
Certains de ces stades se sont transformés en éléphants blancs comme celui de Manaus où normalement seulement 500 aficionados fréquentent les matchs.
Malheureusement,les supporters courant n’a pas eu accès à un tiers du chiffre d’affaire. Plus de la moitié du total de 3,3 millions de billets ont été destinés pour la Fédération International de Football, des Associations nationales, le CBF (Confédération brésilienne de Football) et pour des partenaires commerciaux.
Les villageois du football sont resté en dehors de la pelouse, ces mêmes personnes, qui sont toujours présentes dans les stades, ont perdu sur le plus grand évènement sportif au monde et dans leur propre camp. Le phénomène du marché noir, a marqué et haussé les prix d’accès aux matchs.
Le tourisme sexuel était aussi présent faisant augmenté le nombre de prostituées y tout ce qui va avec : drogues et promiscuité.
Entre applaudissements et sifflements, le résultat final a été une image que le Brésil a transmis au monde comme celle d’un peuple qui aime la vie et ses spectacles, qui vibre et encourage avec des sourire et des blagues, qui sait recevoir comme il se doit, qui sait comprendre et qui, malgré le fait de ne pas avoir gagné la Coupe 2014, continue à être le pays du football.

Miriam Rey

Traduction de : Lourdes Barros