Covid-19: Les effets graves des vaccins restent rares en Suisse

Covid-19: Les effets graves des vaccins restent rares en Suisse

Selon les données de Swissmedic, les complications liées à la vaccination ne sont pas légion. Les femmes sont les plus touchées.

La piqure effraie mais comporte relativement peu de risques.

La «SonntagsZeitung» fait le point ce dimanche sur les effets secondaires négatifs des vaccins contre le Covid-19. Selon les données de Swissmedic, l’autorité de régulation des médicaments, 2944 cas d’effets indésirables ont été signalés, sur 6,4 millions de doses administrées. 40,8% concernaient le vaccin Pfizer Biontech, 57,6% celui de Moderna. Dans la plupart des cas, il s’agissait de maux de tête.

Malheureusement, 35% étaient graves. 97 personnes vaccinées sont décédées. En moyenne, elles avaient 81 ans et étaient atteintes de maladies sévères. Selon des études, ce sont ces pathologies et non la vaccination qui ont provoqué les décès. «À l’heure actuelle, rien n’indique que les vaccins utilisés conduisent à une augmentation du nombre de décès», écrit Swissmedic.

On ne sait pas encore s’il y a une différence entre le vaccin de Moderna et celui de Pfizer. Ce dernier enregistre plus de signalements d’effets indésirables graves, sans qu’un lien de causalité ait été prouvé.

Les femmes plus touchées

Deux tiers des effets indésirables rapportés concernent des femmes, un tiers des hommes. Mais selon Swissmedic, les chiffres reflètent les signalements et non les effets secondaires réels. Les études cliniques ne montreraient pas de différence selon le sexe. Il se pourrait que, puisque les femmes ont une espérance de vie plus longue, elles se sont plus fait vacciner. Une autre hypothèse est qu’elles prennent davantage de médicaments pouvant interférer avec le vaccin.

En cas de réactions allergiques fortes, comme des essoufflements et des gonflements, il est conseillé de se rendre chez son médecin. Il est normal que des effets secondaires légers se produisent après une piqure.

Effet indésirable… du football

La campagne de vaccination pourrait ralentir par ailleurs, note le journal dominical. A Zurich, ils sont nombreux à sécher leur séance piqûre. La cause potentielle: les matchs de l’Euro, que certaines personnes préféreraient à leur rendez-vous avec la seringue.

ami

Coronavirus: 42 déclarations d’effets indésirables présumés des vaccins signalés en Suisse, la plupart bénins

Examinées Sur le total, 26 concernent des réactions «légères» 16 ont été analysées comme étant des effets indésirables «graves», c’est-à-dire de fortes éruptions cutanées ou des symptômes grippaux. Les déclarations ne modifient en rien le profil bénéfice/risque favorable des vaccins.

Quarante-deux déclarations d’effets indésirables présumés des vaccins contre le Covid-19 déjà autorisés en Suisse, la plupart bénins (62%), ont été faites à Swissmedic. Examinées, elles ne modifient pas le rapport bénéfice/risque des vaccins, qui reste favorable.

Vingt-six des 42 déclarations d’effets indésirables présumés des vaccins signalées à Swissmedic jusqu’à jeudi (62%) concernent des réactions légères déjà rapportées lors des essais cliniques. Seize déclarations (38%) ont été analysées comme relevant d’effets indésirables graves et cinq ont fait état d’un lien avec une évolution d’issue fatale, précise Swissmedic dans un communiqué diffusé vendredi.

Dans ces cinq derniers cas, les patients étaient âgés de 84 à 92 ans et, d’après les connaissances actuellement disponibles, ils ont succombé à des pathologies fréquentes dans cette tranche d’âge. Malgré la proximité temporelle entre l’injection du vaccin et le décès, on ne peut concrètement dans aucun de ces cas soupçonner la vaccination d’être la cause du décès.

Les seize déclarations faisant état d’effets indésirables graves comprenaient de fortes éruptions cutanées ou des symptômes grippaux marqués tels qu’une forte fièvre, des maux de tête, des douleurs dans les membres ou un fort sentiment de mal-être, a précisé Swissmedic à l’agence Keystone-ATS.

Les déclarations reçues à ce jour des effets indésirables observés ont fait l’objet d’analyses minutieuses, précise Swissmedic. Elles ne modifient en rien le profil bénéfice/risque favorable des vaccins contre le COVID-19.

https://www.arcinfo.ch

Berne: Les 12-15 ans vaccinés dès la semaine prochaine?

La vaccination pour les jeunes a été autorisée par Swissmedic. Une décision sur le lancement des injections devrait intervenir sous peu.

Aux États-Unis, 3 millions de jeunes ont été vaccinés contre le coronavirus, sans aucun signe de danger.

Swissmedic, l’Institut suisse des produits thérapeutiques, a approuvé le 4 juin le vaccin Pfizer pour les jeunes de 12 à 15 ans. Pour l’instant, la Commission fédérale pour les vaccinations (CFV) ne s’est pas encore prononcée. Pour son président, Christoph Berger, interviewé dans la «NZZ am Sonntag», la décision pourrait intervenir la semaine prochaine. Un délai entre ces deux instances est nécessaire car les critères de décision sont différents. Pour la CFV, cette tranche d’âge est la moins touchée par les conséquences du Covid-19. «Ce n’est donc pas nécessaire de fixer un objectif de vaccination pour eux. Mais les jeunes qui le désirent devraient pouvoir le faire. Et pour les personnes souffrant d’affections préexistantes ou celles qui sont en contact avec des personnes à risques, la vaccination est judicieuse», précise Christoph Berger.

En regardant ce qui s’est passé aux États-Unis où 3 millions de jeunes ont été vaccinés sans aucun signe de danger, les effets secondaires semblent être similaires à ceux constatés chez les 16-25 ans. Pour se faire piquer, lorsque le feu vert sera donné, les 12-15 ans pourront se rendre chez leur médecin ou dans un centre de vaccination. Il n’y a pas de particularité car le dosage est le même que pour un adulte. Le défi logistique est que seul le vaccin Pfizer est approuvé pour ce groupe d’âge. Le sérum de Moderna n’est pas encore homologué.

jbm

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