Covid à Genève: «Il y a plutôt de bons signes en vue d’une sortie de crise»

Covid à Genève: «Il y a plutôt de bons signes en vue d’une sortie de crise»

La situation sanitaire semble aller vers le mieux, selon la médecin cantonale. Il faudra encore quelques jours pour le confirmer. Cependant, tous les voyants ne sont pas au vert.

Aglaé Tardin, médecin cantonale genevoise.

«Il est trop tôt pour crier victoire», a prévenu Aglaé Tardin, médecin cantonale genevoise. Mais tout de même, «il y a de bons signes en vue d’une potentielle sortie de crise».

Lors du point sanitaire hebdomadaire, vendredi, la responsable a fait part d’une contamination toujours importante – de 2000 à 3000 cas par jour – et il n’est «pas garanti qu’un pic a été atteint». Reste que ce chiffre est stable. Par ailleurs, si la situation demeure «très tendue» dans les centres de soins, «la charge sur le système de santé est moindre en comparaison de la circulation du variant Omicron». Ainsi, le nombre d’hospitalisations (483 aujourd’hui, avec toujours une majorité de non-vaccinés) ne suit pas la courbe des contaminations, «ce qui est rassurant», ont souligné les autorités sanitaires. Celles-ci ont aussi constaté que le chiffre élevé des cas Covid a aujourd’hui «peu d’impact sur les soins intensifs et intermédiaires (ndlr: mais pas pour les soins aigus)».

Vers la fin du masque à l’école

Pour la médecin cantonale, il faut encore attendre dix jours à deux semaines avant de confirmer une vraie tendance vers le mieux. La récente annonce d’un nouveau variant au Danemark , par exemple, incite à la prudence. Cela dit, Aglaé Tardin estime que l’on entre désormais dans une phase de transition, marquée par des allégements sanitaires.

Entre la fin des vacances de février et Pâques, «on enlèvera peu à peu les masques dans les écoles, a-t-elle annoncé. Les établissements scolaires paient le prix fort depuis le début de la pandémie, et il n’est pas envisageable de prendre des mesures très fortes dans les écoles pendant encore longtemps. Les enfants sont les premiers à devoir bénéficier d’allégements». L’immunité procurée par la forte contamination au variant Omicron, la vaccination et le peu de risques pour les tout jeunes de développer un forme grave du virus justifient la mesure, selon les autorités sanitaires. Autre allègement au programme: la fin du testing répétitif dans les entreprises, d’ici Pâques.

Vivre avec le Covid

«Le virus restera, a cependant averti Aglaé Tardin. On devra vivre avec, et accepter qu’il nous infecte». Sauf qu’avec la vaccination et l’immunité issue de l’exposition aux différents variants, le risque de développer une forme grave de la maladie et surtout, le danger d’une saturation des structures hospitalières seront très nettement diminués.

Vaccination des enfants, couac réglé

Après un début chaotique, la vaccination pour les enfants de 5 à 11 ans devrait désormais se dérouler sans accroc. La semaine dernière, plusieurs parents nous avaient informés que les inscriptions en ligne étaient impossibles. En passant par la ligne téléphonique, une mère immunodéficiente n’avait pas réussi à obtenir de rendez-vous avant fin mars pour ses deux enfants. Fait étonnant, puisque lors du point presse vendredi dernier, les autorités sanitaires avaient annoncé que tous les enfants inscrits pour une injection auront reçu leur dose dans les trois prochaines semaines. «Nous avons eu un problème de paramétrage avec un agenda d’un cabinet pédiatrique», a justifié mardi la pharmacienne cantonale, Nathalie Vernaz-Hegi. Et d’ajouter que «si la vaccination à Helvetic Care se passe bien, ce qui semble être le cas, il y aura une augmentation de 50 vaccinations supplémentaires par jour, sept jours sur sept.»

David Ramseyer/lhu

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