Dans quel monde vivons-nous, celui-ci ou son parallèle?

Dans quel monde vivons-nous, celui-ci ou son parallèle?

Comme si nous marchions à côté de nos chaussures, les regardant prendre des chemins qui ne seraient ou ne pourraient être les nôtres en toutes pensées raisonnables. Parfois elles s’éloignent si loin à la poursuite d’idées si étranges, qu’elles reviennent penaudes ou disparaissent, peut-être pourrissantes dans quelques fossés sans issue.

C’est ainsi que va notre monde, sa trajectoire semble tracée de façon réfléchie et pourtant il s’éparpille en mille directions, parfois sanguinaires mais le plus souvent très loin de sa vision la plus sensée. Celle qui serait de lutter contre le réchauffement climatique.

Or si cette vérité n’est plus contestable dans l’esprit commun de l’humanité, dans son approche sensible pour les uns, tactile pour les plus exposés, aucun chemin ne ressemble à l’autre pour arriver à ce but universel. Des centaines de chaussures se baladent ainsi sur notre terre, détachées d’une voie qui devrait être commune.

Et comme chaque chaussure possède et défend sa propre vérité quitte à bousculer les autres godasses en vadrouille, notre corps, le monde, n’avance plus. Et notre esprit, la terre, s’essouffle. Pire, notre vie se sèche, se craquelle et commence à libérer quelques monstres aussi minuscules que ravageurs ou aussi gigantesques que destructeurs.

Oh, vous me direz, mais enfin nous sommes mondialisés, nous allons tous dans le même sens. Oui dans le sens libéral, ultra financier, un mondialisme capitalistique qui nous entraine à l’opposé de la simple raison. Qui profite à peu et toujours aux mêmes, qu’ils soient particuliers, qu’elles soient des multinationales, qu’ils soient même certains pays.

Il y a bien longtemps aussi que l’ONU ne s’amuse plus qu’à distribuer des bons ou mauvais points, souvent suivant le vent et qui n’a comme importance que celle que cette organisation  se donne puisque par essence même elle ne peut réellement fonctionner, avec ce droit de véto de quelques pays. Non pas que cet organisme ne serve à rien, mais si peu en proportion de ce qu’il coûte comme fonctionnement presqu’inutile.

Et encore, quand l’ONU ne fait pas la manche pour ses grands programmes alimentaires ou médicaux alors que chaque pays en estime le bienfait mais rechigne à mettre la main à la poche, parce qu’il faut en priorité, voyez-vous, boucler les budgets militaires. Les gros godillots cloutés, eux, doivent solidement rester aux pieds de nos soldats.

Et au niveau du réchauffement climatique, l’ONU qui tire la sonnette d’alarme et c’est tout à son honneur, ne peut malheureusement ne faire que ça. Alors que chaque pays, la main sur le coeur jure de tout mettre en oeuvre pour diminuer et éliminer les gaz à effet de serre ou réduire drastiquement les énergies fossiles, rien ne se passe vraiment.

L’Allemagne qui se veut championne, fait tourner ses centrales à charbon à plein régime polluant, le Canada par la voix de son premier ministre regrette que Joe Biden est stoppé le projet XXL d’un oléoduc reliant les deux pays, la France est condamnée par un tribunal, peut mieux et surtout doit faire mieux et vite, Bolsonaro détruit l’Amazonie, la Chine dit oui oui et fait non non, la Russie est impatiente du dégel du pôle nord pour établir des lignes commerciales, bref, chaque pays avance à côté des ses chaussures qui traficotent de leur côté justement.

Ce ne sont que quelques exemples mais ils sont frappés de plusieurs vérités qui s’opposent.

Car, record de chaleur au Canada, le village où a été enregistré un pic de chaleur, détruit à 90% par des incendies. Pics de pollution récurrents dans toutes les grandes villes, tuant des dizaine de milliers de gens. Cataclysmes de plus en plus violents et meurtriers et apparitions de phénomènes météorologiques inconnus dans certains pays comme des tornades en Europe. Montée des eaux, destruction des forêts et écosystèmes, destruction de la faune et in fine destruction de l’humanité ou sa condamnation à des temps peu vivables.

Voilà ce que chaque gouvernement actuel laisse faire, beaucoup et agit, peu, contre le réchauffement climatique.

Et, que nous est-on proposé ? Des voitures électriques, des éoliennes et du solaire. Donc, le même système en propre serait-on tenté de penser. Or dans même système en propre il y a surtout même système. Autrement dit, nous continuons à marcher à côté de nos pompes. 

A suivre

A propos de l'auteur

Jean-Yves le Garrec

Journaliste et chroniqueur.

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