Dire que le Coronavirus nous surprend, oui et non. Oui, parce qu'on ne s'attendait pas à cela et non, parce qu'il était évident que notre mode de vie allait craquer.

Le mécontentement des peuples dont beaucoup étaient proches de la rupture sociétale, nous paraissait une évidence. Las, la claque arrive par un truc qu'on ne voit même pas, qu'on ne sent pas, qu'on entend pas, un virus. 

 Pire, un Coronavirus ! Dont on n'arrive pas, jusqu'à présent à se débarrasser par nos moyens médicaux. Souvenez-vous le Sras-Cov, en 2003. Il a disparu de lui-même, mais nous n'avions et n'avons toujours pas de vaccins ou de traitements. Quand sera-t-il du Coronavirus ? Appelé par les scientifiques Sras-Cov 2 !

Alors plutôt qu'un édito classique, je vous écrirai des réflexions qui me viennent, sans fil conducteur précis, dans mes chroniques.

 Faites attention à vous, suivez scrupuleusement les directives données et ne cherchez pas à être braves ou révoltés. Oui, les libertés individuelles si chères à nos coeurs risquent d'en prendre un coup. Oui aussi, notre individualisme forcené va être sacrément secoué mais se sera un bien.

 Nous allons enfin retrouver le sens du collectif et du solidaire. Comme nous allons retrouver un air plus pur, une ville sans voitures et des oiseaux qui chantent de nouveau sous nos fenêtres.

 Un autre modèle économique sortira de ce chaos, à nous d'en saisir l'opportunité.

 Il est évident, par exemple, que les habitants de Venise qui se retrouvent avec une eau claire dans les canaux et s'extasient d'y voir des poissons, vont regarder les choses autrement et exiger des solutions pour que cette eau reste comme elle est maintenant, limpide, j'allais écrire, chaleureuse.

 Il n'est pas sûr, qu'après cette tempête épidémique qui cause une souffrance si grande, des milliers de morts, les Vénitiens aient toujours envie de voir à proximité de leur salon ces énormes bateaux bouffeurs de planète et dévoreur de leur espace de vie.

 La nature nous envoie un coup de semonce, elle se défend, je dirais de la plus exemplaire des manières. En nous montrant ce que nous avions et maintenant ce que nous apercevons d'une planète qui redevient bleue.

 Mais la nature n'est pas candide non plus, des milliers de morts en seront le prix. Pour une bonne cause, malheureusement pour les défunts, oui. Et c'est vrai que nos anciens qui meurent comme des mouches sont un pan important de notre mémoire qui fout le camp, sans crier gare. Un ancien qui meurt, c'est une bibliothèque qui meurt avec lui, comme le dit si sagement un proverbe africain.

 Et c'est vrai aussi que pour nos amis italiens, nos frères et nos soeurs, ils crèvent par ce qu'ils ont de plus sacré, le lien familial.

 Mais il y a aussi d'énormes responsabilités dans ce jeu de massacre, comptez sur Hebdolatino pour les épingler, violemment s'il le faut.

 Rv, dans mes chroniques.

Jean-Yves Le Garrec

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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