Le conseiller fédéral Guy Parmelin a présenté ce jeudi un projet à presque 14 milliards centré sur une réduction de l'empreinte écologique.

 Le nouveau cadre pour la politique agricole de 2022 à 2025 encourage notamment des pratiques en faveur de la biodiversité.

Changement climatique, progrès technologiques, nouvelles attentes de la population: l'agriculture a besoin d'un nouveau cadre pour 2022 à 2025. Le conseiller fédéral Guy Parmelin a présenté jeudi un projet à 13,774 milliards de francs.

La réforme devrait entrer en vigueur le 1er janvier 2022. Elle jongle avec les attentes de la société et celles des exploitants dont les intérêts ne sont pas toujours identiques. Les premiers attendent des produits régionaux, de qualité, diversifiés et à des prix bas. Ils ont aussi un oeil sur l'impact environnemental et sur les pesticides. Plusieurs initiatives ont été lancées en ce sens.

Les agriculteurs souhaitent pour leur part avoir affaire à des consommateurs cohérents, qui ne font pas de tourisme d'achat. Ils veulent offrir des produits sains et obtenir un paiement juste. Ils demandent que leur travail soit plus valorisé et aimeraient moins de charge administrative.

Empreinte écologique

L'élément central de la Politique agricole à partir de 2022 (PA22 ) vise une réduction de l'empreinte écologique de l'agriculture. Le projet répond ainsi à la demande des consommateurs.

L'utilisation des engrais et des pesticides sera réduite et la production de gaz à effet de serre diminuera. La réforme prévoit des mesures concrètes et crédibles comme alternatives à l'initiative pour une eau potable propre.

Il s'agit de réduire les apports de produits phytosanitaires et d'éléments fertilisants dans les écosystèmes. La quantité maximale d'engrais de ferme pouvant être épandue par hectare sera abaissée de 3 à 2,5%, a précisé le ministre. Afin d'atteindre les objectifs écologiques, le choix des produits autorisés sera restreint, les exigences pour réduire les émissions dans les cours d'eau et les biotopes seront renforcées.

Moins d'azote et de phosphore

Guy Parmelin exige également des exploitants qu'ils diminuent les pertes d'azote et de phosphore. La nouvelle politique prévoit un abaissement de 10% d'ici à 2025 et de 20% d'ici à 2030.

Le parlement pourra parallèlement examiner l'initiative de la Commission de l'économie du Conseil des États, qui vise à réduire les risques liés à l'utilisation de produits phytosanitaires de 50% d'ici à 2027. Ce but est soutenu par le gouvernement.

Si les dispositifs mis en place ne permettent pas d'atteindre les objectifs visés, la Confédération prendra des mesures supplémentaires en 2025. Des mesures propres aux régions pourront être mises en place de manière ciblée.

Biodiversité

L'obtention de paiements directs sera liée à un niveau écologique plus important. Les surfaces de promotion de la biodiversité seront étendues à 3,5% des terres assolées. Leur mise en place fait partie des prestations écologiques requises.

Les pratiques particulières en faveur de la biodiversité et encore plus respectueuses de l'environnement seront encouragées grâce aux paiements directs. Avant de traverser un champ avec des machines lourdes, les agriculteurs devront prouver que leur action ne contribue pas au compactage du sol.

L'alimentation biphase des porcs sera exigée dans le cadre des prestations écologiques requises. Celles-ci sont obligatoires pour l'obtention de paiements directs.

Innovation

Les agriculteurs qui investissent dans des technologies innovantes pour réduire leur impact écologique pourront bénéficier d'aides financières. Et M. Parmelin de citer l'acquisition de tracteurs électriques ou de machines agricoles pilotées par GPS. Les investissements dans la santé et le bien-être de leurs animaux seront aussi récompensés.

Les programmes de sortie en plein air ou la stabulation respectueuse seront renforcés. La sélection animale sur la base de la santé et du bien-être des bêtes sera encouragée ainsi que le développement de réseaux de compétence et d'innovation. La manne fédérale sera aussi attribuée aux exploitants qui acquièrent des immeubles agricoles.

Tous ces éléments permettront aux exploitants de mieux se placer sur le marché. Ils pourront se démarquer de la concurrence au moyen de critères de qualité. Grâce à des labels, les agriculteurs pourront vendre une prestation écologique. Les clients sont prêts à payer plus cher pour ces produits, ce qui améliore aussi le salaire des paysans.

Afin de prétendre aux paiements directs, les futurs agriculteurs devront obligatoirement obtenir un Certificat fédéral de capacité et suivre trois modules d'économie d'entreprise.

nxp/ats

 

Tous les niveaux de formation ont profité de la baisse du chômage, affirme le Bureau International du Travail (BIT).

 Le Bureau International du Travail (BIT), basé à Genève, a célébré ses 100 ans en 2019.

 Le chômage calculé selon le modèle du Bureau International du Travail (BIT) a diminué en Suisse au quatrième trimestre 2019, s'inscrivant à 3,9%, contre 4,6% à la même période un an plus tôt. Au total 192'000 personnes étaient au chômage selon la définition du BIT, a indiqué l'Office fédéral de la statistique jeudi.

Si le chômage des jeunes (15-24 ans) a progressé à 7,7%, contre 7,3% précédemment. Il a par contre diminué tant chez les 25 à 49 ans, à 3,5% de 4,6%) que chez les 50 à 64 ans, à 3,4% de 3,9%.

Tous les niveaux de formation ont profité de la baisse du chômage, tant les personnes sans formation postobligatoire (de 8,3% à 6,7%) qu'avec une formation de degré secondaire (de 4,7% à 4,0%) ou une formation de degré tertiaire (de 3,2% à 3,0%).

Sur la même période, le niveau du chômage a fléchi chez les personnes de nationalité suisse (de 3,5% à 3,0%) et chez les personnes de nationalité étrangère (de 7,5% à 6,3%).

Hausse du travail à temps partiel

En outre, le nombre de chômeurs de longue durée au sens du BIT (1 an ou plus) a fortement reculé de 93'000 à 67'000. La part des chômeurs de longue durée dans l'ensemble des chômeurs a diminué, passant de 41,0% à 34,6%.

Le nombre de personnes travaillant à temps partiel se montait à 1,762 million au dernier trimestre 2019, soit une augmentation de 1,4% sur un an. La part d'actifs occupés à temps partiel était de 17,7% chez les hommes et 59,3% chez les femmes.

L'Union européenne (UE) a aussi vu son taux de chômage diminuer de 6,6% à 6,2% tandis que la Zone euro a profité d'un repli à 7,5%, contre 7,9% un an plus tôt entre le dernier trimestre 2019 et celui 2018.

Hausse de la population active

La population active occupée a également progressé sur la période, augmentant de 0,9% sur un an pour atteindre 5,13 millions de personnes. Les femmes ( 1,7%) ont largement contribué à cette hausse alors que le nombre d'hommes actif occupé est resté quasi stable ( 0,2%).

Entre les derniers trimestres 2018 et 2019, le nombre de travailleurs de nationalité étrangère a progressé de 1,7% et celui de nationalité suisse de 0,5%. Les frontaliers ( 4,5%) ont tiré cette hausse, en partie en raison d'un effet technique, tout comme les titulaires d'un permis d'établissement C ( 1,1%) et de séjour B ( 0,7%). Le nombre d'actifs occupés détenant un permis de séjour de courte durée L a pour sa part chuté de 4,5%.

En termes d'équivalents plein temps (EPT), la hausse entre les derniers trimestres 2018 et 2019 a été de 0,6% (hommes: 0,1%; femmes: 1,4%).

nxp/ats

 

La commission de l'environnement du National s'est ralliée à l'idée de créer un fonds pour le climat qui permette d'encourager les mesures les plus variées.

 La réforme de la loi sur le CO2 va occuper le Conseil national à partir de mars.

La loi sur le CO2 doit permettre de réduire sensiblement les émissions de gaz à effet de serre. Par 18 voix contre 7, la commission de l'environnement du National approuve la copie du Conseil des Etats avec quelques retouches visant à équilibrer la réforme.

La commission se rallie à l'idée de créer un fonds pour le climat qui permette d'encourager les mesures les plus variées, indiquent mercredi les services du Parlement. Elle salue la flexibilité de cet instrument, qui laisse une grande marge de manoeuvre dans l'utilisation des moyens financiers.

Par 15 voix contre 8 et une abstention, la commission souhaite toutefois que le Conseil fédéral prenne en considération la situation économique des régions rurales et alpines lorsqu'il s'agit de répartir les avoirs du fonds. Une minorité rejette cette disposition supplémentaire.

Développement technologique

Comme le Conseil des États, la commission veut affecter la moitié des recettes de la taxe sur les billets d'avion à des mesures de protection du climat, le reste étant redistribué à la population et à l'économie. Afin d'accélérer le développement des technologies respectueuses de l'environnement dans le secteur aérien, la commission propose de mentionner explicitement ces technologies dans la loi.

Les avoirs du fonds devraient aussi pouvoir être affectés au développement de carburants renouvelables jusqu'à concurrence de 100 millions de francs par an dans un premier temps. Si la technologie fait ses preuves, ce montant pourra être augmenté à 300 millions par an.

Le train au lieu de l'avion

Par 14 voix contre 11, la commission souhaite garantir que le fonds pour le climat puisse aussi encourager le transport ferroviaire transfrontalier de personnes, y compris par trains de nuit, en tant qu'option alternative au transport aérien. Une minorité estime qu'il n'est pas nécessaire de mentionner explicitement cette possibilité d'encouragement.

La commission propose encore, par 23 voix contre 2, de soutenir les technologies de propulsion neutres s'agissant des émissions de CO2 dans les transports publics : ces technologies devraient pouvoir bénéficier des fonds économisés par la Confédération avec la fin prochaine du remboursement de l'impôt sur les huiles minérales aux entreprises de transport concessionnaires dans le trafic urbain et d'agglomération.

Comme le Conseil des Etats, la commission veut obliger la FINMA et la Banque nationale suisse à mesurer périodiquement les risques financiers résultant du changement climatique. Mais elle veut préciser que les rapports présentés par ces organes doivent être publiés et doivent proposer des mesures. Une minorité propose de biffer l'intégralité de l'article.

nxp/ats

 

 

La Délégation des commissions de gestion du Parlement va ouvrir une enquête sur l'affaire d'espionnage liée à l'entreprise zougoise Crypto. Elle veut avant tout savoir ce que les autorités suisses savaient.

 Les premières auditions auront lieu dès ce mois-ci, a précisé jeudi à la presse le président de la délégation Alfred Heer (UDC/ZH). L'enquête est liée à la collaboration entre Crypto et les services secrets étrangers.

La délégation ne met pas en doute le fait que des services secrets étrangers ont espionné des pays tiers durant des années grâce à Crypto. Les différentes réactions des Etats mis en cause confirment cet état de fait.

Le Conseil fédéral a fait mercredi un bref état de la situation, avait annoncé son porte-parole André Simonazzi. Le Département de la défense (DDPS) a informé le gouvernement sur l'affaire le 5 novembre 2019. Les faits en question ont débuté en 1945 et sont aujourd'hui difficiles à établir et à interpréter. Pour cette raison, le Conseil fédéral a chargé le 15 janvier Niklaus Oberholzer de tirer les choses au clair. Ce dernier doit rendre son rapport d'ici la fin juin.

L'affaire est un «reliquat de la Guerre froide»

Selon la faîtière de l'économie suisse, l'affaire Crypto n'est qu'un «reliquat de la Guerre froide» qu'il ne faut pas surévaluer.

L'affaire d'espionnage par les services américains via une entreprise suisse révélée mardi est un «reliquat de la Guerre froide», d'après économiesuisse. Dans ce contexte, il ne faut pas surévaluer les informations rendues publiques mardi.

Il est encore trop tôt pour pouvoir dire si cette affaire va entacher la réputation de la Suisse, a déclaré à Keystone-ATS Jan Atteslander, membre de la direction de la faîtière de l'économie. «Elle a représenté une grosse histoire hier (mardi), mais l'impact dans les médias internationaux était déjà redescendu mercredi», a-t-il précisé.

Atteslander ne veut pas s'avancer sur le genre d'entreprises qui pourrait être touché par l'affaire d'espionnage. C'est un cas unique qui concerne une seule entreprise, note-t-il, estimant dès lors qu'il ne devrait pas avoir d'effets sur d'autres firmes en Suisse.

Quant à savoir s'il faut s'attendre à des conséquences au-delà, cela dépendra de ce que va faire le Conseil fédéral, a encore dit le représentant d'economiesuisse. En réclamant une enquête, il crée les conditions de transparence nécessaires au rétablissement de la confiance internationale.

nxp/ats

 

 

 

Submit to FacebookSubmit to Google PlusSubmit to TwitterSubmit to LinkedIn