Le pays a enregistré 58 cas supplémentaires d'infection au Covid-19 depuis jeudi, selon les chiffres de l'OFSP.

 La Suisse a enregistré 58 nouveaux cas d'infection au Covid-19 au cours des dernières 24 heures et un décès au Liechtenstein, indique vendredi l'Office fédéral de la santé publique. Les contaminations accélèrent légèrement.

Depuis lundi, on est passé de 18 cas de contamination au nouveau coronavirus, à 22 mardi, 44 mercredi, 52 jeudi et 58 vendredi. L'OFSP dénombre 1682 décès depuis le début de la pandémie contre 1962, selon les cantons.

Tandis que seules 95 contaminations étaient enregistrées pendant la semaine 23 (1er-7 juin), celles-ci ont grimpé à 142 la semaine 24 (8-14 juin), puis à 168 la semaine 25 (15-21 juin). Cette semaine, on en dénombre déjà 194 de lundi à vendredi. Les nouvelles hospitalisations, au nombre de 3 du 1er au 7 juin, ont augmenté à 4 la semaine suivante, puis à 10 du 15 au 21 juin.

Crèche et le jardin d'enfants fermés à Kloten (ZH)

Les contaminations les plus importantes ont été décelées dans les cantons de Vaud, de 18 à 27 entre la semaine 24 et 25, en Valais de 18 à 25 et à Zurich de 27 à 32. C'est d'ailleurs dans ces cantons que les quarantaines sont les plus nombreuses.

A Kloten (ZH), la crèche et le jardin d'enfants d'une école sont fermés jusqu'à nouvel ordre après qu'une employée a été testée positive au coronavirus. Au total, 80 enfants ont été placés en quarantaine mercredi soir.


Au début du mois de juin à Therwil (BL), une soixantaine de personnes ont été mises en quarantaine pendant dix jours après qu'un écolier de 14 ans a été testé positif au coronavirus. Un cas précédent concernant deux élèves de la même école a entraîné l'isolement des deux écoliers et la mise en quarantaine d'une septantaine de personnes fin mai à Bâle.

Plus d'un demi-million d'utilisateurs de SwissCovid

L'app SwissCovid a été activée par 566'894 personnes le jour de son lancement, indique vendredi l'Office fédéral de la statistique (OFS). L'application complète le traçage classique des contacts utilisé par les cantons. Elle mesure anonymement la durée et la distance par rapport aux autres téléphones portables. Elle enregistre un contact étroit, soit de moins de 1,5 mètre et de plus de 15 minutes. Les utilisateurs qui auront été en contact avec une personne infectée seront averties si ces deux personnes ont téléchargé l'application.

Le 21 juin en Suisse et au Liechtenstein, 189 personnes se trouvaient en isolement suite à une infection au Covid-19 confirmée en laboratoire, et 641 contacts étaient en quarantaine sur prescription médicale.

Le nombre de tests effectués pour le SARS-CoV-2, virus du Covid-19, s'élève à 534'490 depuis le début de la pandémie. Durant la semaine 25, 48'576 tests ont été effectués, dont 0,4 % étaient positifs.

ATS

La récente hausse des cas inquiète le chef de l’OFSP

Plusieurs nouveaux foyers ont été recensés dans le pays ces derniers jours. Le directeur de l’Office fédéral de la santé publique en a profité pour faire une petite piqûre de rappel sur les réseaux sociaux.

 La Suisse fait face à un recrudescence de cas de coronavirus depuis le début de l’assouplissement des mesures annoncé par les autorités. Cette semaine, le nombre d’infections enregistrées en 24h n’a cessé d’augmenter. Samedi, l’Office fédéral de la santé publique faisait état de 69 nouveaux cas dans le pays. Depuis lundi, on est passé de 18 cas de contamination à 22 mardi, 44 mercredi, 52 jeudi et 58 vendredi.

Cette situation a poussé le chef de l’office à réagir: «Le nombre de nouvelles infections a encore augmenté ces derniers jours. C’est inquiétant», a indiqué Pascal Strupler samedi sur Twitter.

Le Valaisan en a profité pour rappeler que malgré le relâchement des mesures, l’hygiène et la distanciation restaient primordiales. «Tout le reste est un laissez-passer gratuit pour le virus!».

 «La surveillance doit être maximale, tout va très vite avec ce virus»

Même si le virus se propage de manière sporadique, le canton romand prend des dispositions afin de pouvoir faire face à une éventuelle nouvelle flambée.

 Le canton de Neuchâtel a élaboré des scénarios avec des codes couleurs pour contrôler la progression du virus. Actuellement, 6 personnes sont placées en isolement et 24 sont en quarantaine dans le canton.

«Avec moins d'un cas par jour, le virus se propage actuellement de manière sporadique au niveau neuchâtelois», a déclaré vendredi à Colombier (NE) Claude-François Robert, médecin cantonal. Le dernier décès remonte au 15 mai et le canton enregistre un cas pour 500 tests.

Localiser les foyers

Cette situation pourrait toutefois évoluer par une flambée (cluster) dans un EMS ou dans une boîte de nuit par exemple, par un foyer de transmission persistant et localisé dans une région ou par une reprise massive de l'épidémie. «La surveillance doit être maximale et il faut réagir rapidement, car tout va très vite avec ce virus», a ajouté le médecin cantonal.

S'il y a trois cas par jour pendant trois jours, on va changer de scénario et le niveau d'alerte suivant sera activé, a expliqué Claude-François Robert. Le code bleu passera au jaune, puis au besoin à l'orange, jusqu'au rouge où l'épidémie est exponentielle.

Si un cluster est identifié, la flambée sera contrôlée par un dépistage actif des cas, y compris asymptomatiques. Si un foyer est localisé, la zone sera mise en quarantaine, avec toutes les conséquences que cela implique.

Coûts de 50 millions de francs

Le canton va aussi réaliser une enquête de séroprévalence sur un échantillon de la population de 600 personnes. En outre, il va mener une autre enquête de séroprévalence des cas probables, qui n'avaient pas pu être testés entre mars et mai. «Cela permettra de mesurer le degré de protection de la population», a ajouté le médecin cantonal.

Vu l'évolution de la situation, l'Etat-major de conduite de crise (ORCCAN) sera mis en veille dès ce soir. Il restera toutefois actif avec une composition restreinte dès le mois de juillet.

Au niveau des conséquences financières de la crise, le conseiller d'Etat Laurent Kurth a estimé le coût à 50 millions de francs pour le canton. «C'est un pronostic à ce stade. J'ai été mandaté par le Conseil d'Etat pour éclaircir la situation. Cette somme ne tient pas en compte les impacts au niveau fiscal ou au niveau socio-économique», a-t-il ajouté.

ATS

 

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