changeTaux de changeDepuis deux jours, le franc est un peu moins fort face à la monnaie des pays voisins. En revanche il ne cesse de de monter face au dollar.

La situation sur les taux de change rappelle un peu le principe du baquet de l’école primaire: l’eau déborde toujours de la planche la plus basse. Depuis quarante-huit heures, les chefs d’entreprises commençaient pourtant à soupirer, certains disant même entrevoir le bout du tunnel : le franc si cher qui rend leurs produits hors de prix dans les pays voisins – souvent leur principal débouché – le devient un peu moins. Un tout petit peu moins.

Le fait qu’il faille de nouveau aligner un peu plus de 1,10 francs suisses pour s’offrir un euro fait – psychologiquement – retomber la pression. Dix mois que cela n’était pas arrivé. Après tout, ce niveau de 1,10 a longtemps été considéré omme le plafond à partir duquel la force du franc devient toxique pour l’économie. Un niveau qui reste, pour mémoire inférieur de 10% à la valeur maximale de 1,20 francs pour un euro que la Banque Nationale s’est épuisée à maintenir jusqu’en janvier 2015. Les explications invoquées par les experts pour expliquer ce coup de fouet de la monnaie unique? Pêle-mêle, la conviction des milieux financiers que l’Europe reprend du poil de la bête – un mélange d’indicateurs économiques et de ressenti après les élections françaises. Mais aussi le sentiment que la Banque Centrale Européenne va progressivement mettre un termes à l’avalanche d’euros frais déversés dans les canaux de l’économie.

Las, c’est à présent le dollar qui voit sa valeur s’effriter inexorablement depuis le début de l’année. Face à l’ensemble des principales monnaies, montre le «Dollar index» calculé par l’agence Bloomberg. De la même manière, alors qu’il fallait donner 1,03 francs pour recevoir un dollar en début d’année, il suffit désormais d’avancer 96 centimes... soit près de 7% de moins. Les touristes qui passent l’été dans l’Ouest sont ravis. Les chefs d’entreprise, moins. A Genève, 10% des exportations partent pour les Etats-Unis, une proportion qui atteint 13% dans le canton de Vaud. Ceci sans compter le commerce réalisé avec des pays demandant à être facturés en dollars.

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