Olivier Jornot

Olivier Jornot n'a trouvé aucun indice que des votations passées ont été affectées dans leurs résultats par des manoeuvres frauduleuses.

Le procureur général de Genève Olivier Jornot n'a pas encore pu étayer les soupçons de fraude électorale au bout du lac.

Le procureur général de Genève Olivier Jornot n'a à ce stade pas trouvé d'indice qu'une fraude électorale a été commise au sein du Service des votations et élections. Il n'a pas trouvé non plus de fait relevant de corruption, a-t-il déclaré lundi devant les médias.

Le magistrat, sur les éléments dont il dispose à ce stade des investigations, n'a également trouvé aucun indice que des votations passées ont été affectées dans leurs résultats par des manoeuvres frauduleuses, ni que les votations du 19 mai prochain puissent être viciées par des manoeuvres électorales.

L'enquête se poursuit, a souligné M. Jornot. De nombreuses personnes doivent encore être entendues. Le suspect, qui travaille comme auxiliaire au Service des votations et élections, a été confronté pendant neuf heures à sa principale accusatrice, également auxiliaire dans ce service.

Le suspect a été libéré, le Ministère public estimant qu'en l'état, les charges pesant sur lui étaient insuffisantes. Le prévenu a toutefois l'interdiction de se rendre dans les locaux du Service des votations et élections et n'a pas le droit d'entrer en contact avec ses collègues.

«Je n'ai aucun indice d'une fraude électorale avérée»

Quatre jours après nos révélations sur les soupçons de fraude au Service des votations de Genève, le procureur général affirme n'avoir constaté ni fraude ni corruption.

Voilà, cette conférence de presse est terminée. Rendez-vous à 16h00 pour suivre celle du Conseil d'Etat et de la Chancellerire.

• 14:06
Pour ce qui est du climat de travail, Olivier Jornot affirme que la relation entre le prévenu et la dénonciatrice était «pour le moins hostile». J'ai la conviction que la manière dont le dépouillement est fait, peuvent donner le sentiment à un collaborateur qu'il y a des risques de manipulations.

• 14:04
Le procureur général réaffirme que les charges n'étaient pas suffisantes pour maintenir le suspect en détention provisoire.

• 14:03
Olivier Jornot ne veut pas se prononcer sur l'organisation du Service des votations. Cela ne relève pas de l'enquête pénale.

• 14:02
Nous ne sommes jamais à l'abri d'un retournement ou d'une surprise, prévient Olivier Jornot. Mais, il n'a pas trouvé d'éléments probants de fraude électorale.

• 14:01
Pourquoi ces dénonciations sont arrivées aussi tard? Il n'a pas de réponses convaincantes à ce sujet, explique Olivier Jornot.

• 14:00
Y a-t-il pu avoir des problèmes logistiques conduisant à ce que des votations soient faussées? Ce n'est pas à lui de répondre, affirme Olivier Jornot, qui précise que le suspect avait alarmé ses supérieurs à ce propos.

• 13:56
Olivier Jornot a ordonné des moyens d'investigations secrètes afin de vérifier si des entrées hors des processus ordinaires ont eu lieu dans le local où sont entreposés les bulletins. Des caméras, demande un journaliste? Ces moyens ont été mis en oeuvre lors de la précédente votation. Rien n'a pu être vérifié.

• 13:54
Oliver Jornot explique quel type de bulletins ont été retrouvés à la poubelle. Des «micro-explications» du pourquoi ces bulletins sont dans la poubelle.

• 13:53
Olivier Jornot réaffirme qu'il veut comprendre le mécanisme qui a abouti à ces dénonciations. Qu'il cherche à les comprendre.

• 13:52
La présentation est terminée. Place aux questions.

• 13:52
Le procureur général affirme qu'il ne lui appartient pas de faire un travail d'audit.

• 13:51
Il estime que les dénonciations ne sont pas claires.

• 13:51
Le procureur indique que les processus, dans ce domaine sensible, ne sont pas toujours appliqués avec la rigueur qu'on peut attendre. L'absence de mécanismes permettant de faire remonter les constatations de problèmes auprès de la hiérarchie. Il voit une ambiance lourde au sein du service.

• 13:50
Olivier Jornot va lever la saisie du matériel de vote. Il sera réintroduit dans le processus de vote afin qu'il puisse être comptabilisé.

• 13:49
Le procureur veut comprendre comment des petits riens sont devenus de grandes fraudes.

• 13:48
L'enquête va se poursuivre, prévient Olivier Jornot.

• 13:48
«Je n'ai ce stade aucun indice que des votations passées soient affectées dans leur résultat par des manoeuvres frauduleuse. Il en est de même pour la votation en cours.»

• 13:47
Il va dire ce qu'il n'a pas dans son dossier. Il n'y a aucun indice qu'une fraude électorale ait été commise. Pas d'indices de corruption également.

• A ce stade, poursuit le procureur général, il peut affirmer un certain nombre de choses.

• Olivier Jornot détaille les méthodes de travail du prévenu.

• Durant son audition, le prévenu a détaillé au procureur général ses méthodes de travail.

• 13:45
A la suite de cette audition, il a été immédiatement libéré avec mesures de contraintes. Interdiction d'entre dans les locaux du service et d'entrer en contact avec des personnes devant être entendues.

• 13:44
Durant neuf heures, vendredi, le suspect a été entendu par Oliver Jornot et confronté à sa dénonciatrice.

• 13:43
Le suspect a été interrogé. Il a nié les accusations de fraude électorale. Il a été auditionné par le procureur vendredi.

• Quelques bulletins de vote déchirés concernant la votation en cours ont été découverts, révèle Olivier Jornot.

• 13:42
L'examen des ces poubelles a permis de trouver du matériel de vote relié à des votations passées. Des cartes de votes de personnes décédées ainsi que des duplicatas ont été découverts, continue olivier Jornot.

• 13:41
Ensuite, explique Olivier Jornot, les enquêteurs ont «fait les poubelles».

• 13:40
Il a également été trouvé du matériel fermé. A savoir 80 enveloppes, poursuit le procureur.

• 13:40
La perquisition a permis de trouver du matériel de vote. Une vingtaine de matériel préparé, c'est-à-dire des enveloppes ouvertes. Il s'agissait de matériel provenant des Suisses de l'étranger.

• 13:39
Le procureur général précise que le suspect et les dénonciatrices sont tous des auxiliaires.

• 13:39
Celle menée au Service des votations, poursuit Olivier Jornot, a concerné le bureau du suspect qui est le même que celui de la dénonciatrice.

• 13:38
Des perquisitions ont eu lieu jeudi dernier. Celle au domicile du suspect n'a pas été concluante.

• 13:37
Le chef du Service des votations a également été entendu, confirme Olivier Jornot.

• 13:37
Il n'y a en fait qu'une dénonciatrice, dit Olivier Jornot. La deuxième se référant toujours à la première.

• 13:36
Le procureur relate également qu'il a ouvert une enquête pour consommation de stupéfiants, car le suspect a été photographié fumant un joint devant une urne.

• 13:35
Dans un premier temps, il retient également la corruption. Il était sous-entendu qu'il aurait pu y avoir contrepartie financière.

• 13:35
Elles décrivent les agissements d'un de leur collègue. Le procureur a dès lors ouvert une procédure pour suspicion de fraude électorale, un délit pénal, précise-t-il.

• 13:34
6 février 2019, la Cour des comptes transmet à la justice deux comptes-rendus d'entretien avec deux collaboratrices du Service des votations.

• 13:33
Le procureur général relève qu'il est exceptionnel que la justice s'exprime en cours d'enquête. C'est la proximité avec les votations de dimanche qui a motivé ce choix.

• 13:32
Olivier Jornot est arrivé. La conférence de presse commence.

• 13:31
Bienvenue dans ce live consacré à la conférence de presse du Ministère public au sujet de l'enquête pour suspicion de fraude électorale au Services des votations. Le procureur général Oliver Jornot est attendu dans quelques minutes.

• 13:03

Rappel des faits

Jeudi, «20 minutes» révélait que des soupçons de fraude pèsent sur «plusieurs opérations électorales», selon les termes même du Ministère public genevois. Dans la matinée, il a mené une perquisition au Service des votations et saisi du matériel électoral pour le scrutin du 19 mai: des bulletins de vote, certains détruits, d'autres sortis du circuit habituel. Un employé a été interpellé, interrogé puis libéré vendredi.

L'homme est soupçonné d'avoir agi sur des bulletins déjà remplis, envoyés dans le cadre du vote par correspondance. Le Parquet a indiqué qu'il en aurait «détruits ou ajoutés». Le suspect a été dénoncé par deux collègues, qui sen sont ouverts en février à la Cour des comptes. Celle-ci a alors averti la justice. Les lanceurs d'alerte ont réitéré leur propos à la police.La Chancellerie, dont dépend le Service des votations, a indiqué jeudi soir qu'«aucun élément, à notre connaissance, en l'état, ne remet en cause l'intégrité et le bon déroulement du scrutin». Une position que défend également le Conseil d'Etat. La votation du 19 mai, au programme très copieux, lesté de très lourds enjeux, est donc maintenue.

Lundi, à la mi-journée selon nos informations, la commission de contrôle de gestion du Grand Conseil auditionne le président du gouvernement ainsi que la chancelière.

• 13:01
Bonjour à tous,

Merci de nous rejoindre sur ce direct. Le Ministère public prendra la parole dès 13h30. A 16h, ce sera au tour du Conseil d'Etat de tenir une conférence de presse. Nous vous la retransmettrons également en direct.

Mpo

Le PLR veut l'intervention de la Berne fédérale

par David Ramseyer - Le parti sollicite la Chancellerie fédérale pour garantir la régularité du scrutin du 19 mai. Selon l'Exécutif, le PLR «sombre dans l'hystérie».

Alors que «la crédibilité des institutions est en jeu», suite à l'affaire de fraudes présumées au Service cantonal des votations, le PLR genevois s'en remet à Berne. A l'issue d'une réunion de crise de la présidence du parti, ce samedi matin, cette dernière demande l'aide de la Chancellerie fédérale, en vue des votations du 19 mai prochain. Des bulletins pour ce scrutin pourraient avoir été modifiés ou détruits.

«Nous sommes convaincus que les conditions sont actuellement réunies pour que ce vote se déroule de manière régulière, explique le président du PLR Bertrand Reich. Mais cela ne suffit pas. Il faut un regard extérieur et neutre pour valider cette impression, car nous faisons face à une vraie défiance envers les institutions». Le parti considère qu'une intervention de la Chancellerie serait «une sorte d'audit qui pourra ainsi confirmer aux citoyens que leur vote sera pris en compte».

Le PLR imagine que des collaborateurs de l'institution fédérale pourraient observer le bon déroulement du scrutin, analyser les processus en cours et s'assurer que les mesures de sécurité nécessaires ont été prises. «Il appartient maintenant au Conseil d'Etat d'agir», conclut Bertrand Reich.

Contactée, la Chancellerie fédérale précise «qu'une telle mesure, comme celle demandée par le PLR, est possible; mais aucune décision n'est prise». Elle indique aussi être «en contact avec les autorités genevoises», sans en dire davantage.

Intégrité du vote «garantie»

De son côté, le président du Conseil d'Etat, Antonio Hodgers «regrette que le PLR sombre à son tour dans l'hystérie collective». Le magistrat rappelle que l'affaire porte sur un seul homme et que les faits qui lui sont reprochés ne sont pas prouvés. Les institutions genevoises fonctionnent, assure le conseiller d'Etat: «L'intégrité du scrutin du 19 mai est, à ce jour, garantie». Il invite dès lors les partis politiques «à ne pas ajouter à la confusion mais plutôt à inciter les citoyens à s'exprimer dans les urnes».

Concernant d'éventuels dysfonctionnements au sein du Service des votations, Antonio Hodgers tient à rappeler que suite à un audit en 2013, la Cour des comptes a émis neuf recommandations dont huit ont été suivies. Aujourd'hui, le président du gouvernement cantonal estime que cette dernière, tout comme la commission électorale centrale (ndlr: composée d'un représentant par parti), ont validé le fonctionnement du Service des votations.

ats

 

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