Faute de prolongation d'équivalence boursière de l'Union européenne, la Suisse a décidé d'agir jeudi.

 

C'est lundi qu'échoit la prolongation de l'équivalence boursière accordée temporairement par l'UE.

La Suisse active comme prévu la mesure visant à protéger l'infrastructure boursière helvétique, en raison de l'absence de prolongation d'équivalence de la part de l'Union européenne (UE). Le Département

fédéral des finances (DFF) a actualisé jeudi la liste dont l'application est prévue dès lundi.

C'est en effet lundi qu'échoit cette prolongation de l'équivalence boursière accordée temporairement par l'UE. Comme Bruxelles ne l'a pas reconduite, les places européennes admettant le négoce de titres

suisses devront dès le mois de juillet obtenir une reconnaissance.

Avec l'actualisation de la liste des juridictions qui soumettent leurs participants au marché à des règles restreignant la négociation, les plates-formes de négociation ayant leur siège dans l'UE se voient ainsi

interdire de proposer ou de permettre la négociation de certains titres de participation de sociétés ayant leur siège en Suisse, indique le DFF jeudi un communiqué. La mise en oeuvre de la mesure sera

accompagnée et surveillée de près par les autorités fédérales.

Décision saluée

En début de semaine, l'opérateur de la place zurichoise s'était dit prêt à l'activation de l'ordonnance arrêtée par le gouvernement. Et de souligner que la balle est toujours dans le camp de la Commission européenne. SIX ajoute avoir d'ores et déjà tissé des liens directs avec tous ses clients afin de ne pas perturber les transactions.

Quant à SwissHoldings, l'association qui réunit les 58 plus grandes entreprises de l'industrie et des services cotées en bourse, elle salue jeudi cette décision du Conseil fédéral de protéger la place helvétique. Pour ses membres et la place financière, l'équivalence boursière est importante, rappelle-t-elle dans un communiqué publié en soirée.

nxp/ats

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