- Une quarantaine d'activistes du mouvement social écologiste ont bloqué l'accès au parking de Rive, samedi.

Il était midi passé de quelques minutes, lorsqu'une vingtaine dcc Les participants à l'action, dont le nombre a peu à peu augmenté jusqu'à compter une quarantaine de personnes, empêchaient les voitures d'accéder au parking, tout en laissant sortir les véhicules.

Un petit bouchon s'est rapidement formé sur l'artère perpendiculaire, occasionnant des tensions entre clients du marché et militants. Une patrouille de police est arrivée une vingtaine de minutes après le début de l'action, ce qui a permis de calmer les esprits et de fluidifier la circulation.

Entre temps, les membres d'Extinction Rebellion avaient monté des tables afin de proposer aux passants des crêpes ou de la soupe. Mais seuls quelques passants semblent s'être intéressés à la démarche. La plupart continuant de faire ses emplettes sur le marché voisin, sans se préoccuper de l'action de XR. «Il faut se réveiller, a affirmé Madeleine, enchaînée sur le sol. Les gens doivent prendre conscience de l'urgence, de la situation. Beaucoup sont dans le déni. C'est grave.» Devant le barrage, un vieux Monsieur s'énerve: «Vous devriez avoir honte d'embêter les gens.»

Marchands versus centres commerciaux

«Nous voulons sensibiliser à l'utilisation de la voiture. Dénoncer les pratiques qui ont cours, la façon dont sont utilisés les véhicules à moteur, a déclaré le porte-parole de XR. Aujourd'hui, on voit qu'il n'y a souvent qu'une ou deux personnes dans les autos.» Philippe, commerçant voisin, s'agace de cette action. Il dit ne pas être contre le droit de manifester, «mais là, ils ont mal choisi leur cible. Ici, il n'y a que des petits commerces, que des petits producteurs locaux au marché. Ce genre de manifestation devrait avoir lieu devant les grands centres commerciaux, pas ici».

Son point de vu semble être partagé, puisqu' à 12h45, les bloqueurs se débarrassent de leurs chaînes et l'accès au parking est libéré. «Nous avons été interpellés par des marchands, a expliqué un militant. Ils nous ont dit avoir besoin de l'accès pour charger leur matériel. notre but n'est pas de prétériter le travail des petits producteurs.»

 Les activistes laissaient les voitures sortir, mais leur bloquaient le passage si elles souhaitaient y entrer.

 Mais 45 minutes plus tard, les militants ont décidé de cesser leur action devant l'insistance des maraîchers, qui, par ce jour de marché, estimaient que cette démarche leur était contre-productive.

En assemblée générale, les activistes décident de lever le camp et d'aller s'installer au Jardin anglais sous un soleil radieux. Le porte-parole du groupe se dit satisfait de l'action, «un premier blocage sur la voie publique à Genève. Le mouvement monte en puissance. D'autres actions suivront».

par Maria Pineiro

https://www.20min.ch

 

 

 

 

 

 

 

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