Covid-19 

Le Conseil fédéral a décidé vendredi d’interdire, au moins jusqu’au 15 mars, tout événement public ou privé réunissant plus de 1000 personnes. Une mesure qui implique notamment l’annulation du salon de l’Auto à Genève. La messe historique qui devait avoir lieu samedi à la cathédrale Saint-Pierre de Genève est reportée à une date ultérieure. Notre suivi en direct

Les principales informations

Le Conseil fédéral interdit toutes les manifestations de plus de 1000 personnes. Le salon de l’automobile (Geneva International Motor Show) n’ouvrira pas ses portes le 5 mars, a appris Le Temps, peu de temps avant l’annonce du gouvernement.

De Payerne à Genève, les annulations d’évènements se multiplient dans le pays.

■ Le point sur les évènements annulés

Peu de temps après l’annonce du Conseil fédéral d’interdire les manifestations publiques et privées de plus de 1000 personnes, les annulations d’évènement se poursuivent dans le pays. Tous les matchs de Super et Challenge League prévus ce week-end sont reportés. En plus du salon de l’Auto, une série d’événements emblématique ont également été annulés.

La messe historique qui devait avoir lieu samedi à la cathédrale Saint-Pierre-de-Genève est reportée, fait savoir l’Eglise catholique romaine de Genève sur son site internet. L’événement devait réunir des catholiques dans le lieu de culte protestant pour la première fois depuis 500 ans.

Le spectacle de l’humoriste suisse Marina Rollman, prévu ce vendredi soir au Théâtre du Léman n’aura pas lieu. Les discothèques de plus de 1000 personnes doivent fermer, ainsi que toutes les salles de spectacle. Le gouvernement bâlois annonce aussi l'annulation du Carnaval.  

 ■ Les universités genevoises prennent «les mesures nécessaires»

A Genève aussi, les mesures du Conseil fédéral sont suivies avec attention. Concernée par les restrictions, l’Université de Genève annonce qu’elle «prendra les mesures nécessaires» en fonction de l’évolution de la situation. «Les événements qui ne correspondent pas aux missions de l’Université à savoir l’enseignement, la recherche et le service à la cité sont annulés», détaille le porte-parole Marco Cattaneo. Exemple: la soirée de printemps de l’UNIGE qui devait réunir 2000 à 2500 personnes fin mars dans le hall d’Uni Mail.

«Tous les événements plus restreints qui répondent à notre mission sont maintenus.» Les auditoires de cours, dont la capacité maximale est de 600 personnes (celui d’Uni Dufour), ne sont donc pas concernés par les interdictions. Dans le cadre du travail d’information à ses quelque 25 000 collaborateurs et étudiants, l’Université a également renforcé le réassort de savon et d’essuie-main dans les toilettes. «Si on dit à notre communauté de se laver les mains, il faut qu’elle soit en état de le faire», souligne Marco Cattaneo. Déjà relayées par e-mail et par le biais d’affiches, les instructions sanitaires seront diffusées au début de chaque cours dès la semaine prochaine. Sylvia Revello

 ■ Mesures restrictives en Suisse: les questions à se poser

Après l’interdiction inédite des manifestations des plus de 1000 personnes en Suisse, les questions se multiplient:

Qu’en est-il des écoles et autres établissements de formation?

Les transports publics et gares, lieu de passage réunissant de nombreux voyageurs, prennent-ils des mesures particulières?

Comment les manifestations et salles à la limite de cette taille critique vont-elles réagir?

Qui va payer les annulations?

Nous tenterons de répondre à ces questions dans les prochaines heures.

 ■ A Genève, l’ONU se prépare aux restrictions

Pour l’heure, difficile de dire quel sera l’impact sur les Nations unies de la décision du Conseil fédéral d’interdire des rassemblements de plus de 1000 personnes jusqu’au 15 mars. Vendredi, la porte-parole de l’ONU Genève, Alessandra Velucci, l’a relevé: «Nous allons suivre les mesures proposées par le gouvernement suisse.» Se référant à la décision de Berne, Christian Lindmeier, porte-parole de l’OMS, souligne toutefois que chaque pays a le droit de procéder à sa propre évaluation et que l’Organisation mondiale de la santé est prête à fournir des conseils.

Au niveau du Conseil des droits de l’homme qui se réunit au Palais des Nations jusqu’au 20 mars, la nouvelle était encore trop fraîche vendredi matin. Selon Rolando Gomez, porte-parole du CDH, il est clair qu’au total le Conseil des droits de l’homme réunit davantage que 1000 personnes. Des précisions sur un éventuel plan d’action pourraient tomber durant la journée. A ce stade, l’ONU Genève mène une campagne d’information active sur le Covid-19 par le biais d’écrans au sein même du Palais et de papillons distribués sur les mesures simples à prendre. Stéphane Bussard

■ La ligne info genevoise dédiée à COVID-19 a été activée

Ce vendredi 28 février 2020 à midi, l’Etat de Genève met en service une ligne info gratuite pour répondre aux questions des Genevoises et des Genevois sur la maladie COVID-19. Cette hotline permet d’informer la population et de l’orienter, le cas échéant, vers les institutions de santé du canton. 0800 909 400

 ■ La bourse suisse préoccupée

Les marchés sont inquiets. A 11h00 vendredi, le SMI, l’indice principal de la bourse suisse, avait perdu 3,76%. La veille, il avait clôturé à -3,08% et évolue dans la même direction que les autres principales places financières dans le monde.

En Asie, les bourses ont suivi la baisse enregistrée la veille aux Etats-Unis. En attendant l’ouverture du Dow Jones et du Nasdaq, les bourses européennes sont dans le rouge vif vendredi matin, l’Eurostoxx cédant presque 5%. Ram Etwareea

 ■ Le Conseil fédéral interdit les manifestations de plus de 1000 personnes

 Les cantons doivent appliquer ces mesures et sont libres de prendre des mesures supplémentaires. L’interdiction est prévue jusqu’au 15 mars et «pourra être étendue à tout moment en fonction de la situation», a assuré Alain Berset.

Le Conseil fédéral est conscient que l’interdiction des manifestations d’envergure aura de grandes conséquences sur la vie publique et les organisateurs. Mais la mesure a fait ses preuves à l’étranger et correspond aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé, a souligné Alain Berset.

Compétitions sportives, défilés de carnavals ou salons comme celui de l’auto à Genève sont concernés. Il s’agit d’événements où les gens restent en contact longtemps dans un périmètre restreint.

Grandes entreprises – Les entreprises comptant de nombreux employés ne sont pas concernées, car les collaborateurs s’y déplacent librement et peuvent suivre les recommandations d’hygiène, a précisé Alain Berset. Les manifestations de moins de 1000 personnes peuvent être maintenues. Les organisateurs doivent évaluer les risques en collaboration avec l’autorité cantonale compétente.

 ■ A Genève, le salon de l’Auto est annulé

Le couperet est tombé: le salon de l’automobile n’ouvrira pas ses portes le 5 mars, a appris le Temps vendredi matin. A moins d’une semaine du début de la manifestation genevoise, qui devait accueillir plus de 600 000 visiteurs pendant onze jours, les organisateurs ont décidé d’annuler la manifestation. La décision devrait être officialisée aujourd’hui.

Une décision prise après d’intenses tractations depuis le début de la semaine. En cause, la récente flambée de l’épidémie de coronavirus en Europe et la détection de cas d’infection en Suisse, notamment à Genève, tandis que l’OMS faisait part de son inquiétude croissante en début de semaine. Après la forte pression sur les réseaux sociaux et les appels à l’annulation de la part de personnalités publiques, la décision des autorités fédérales d’interdire les manifestations de plus de 1000 personne a scellé le sort du Salon. Rachel Richterich

■ Premier cas confirmé à Bâle-Campagne

Un premier cas d’infection confirmée au coronavirus a été rendu public vendredi matin dans le canton de Bâle-Campagne. Il s’agit d’un homme de 23 ans qui n’est autre que le partenaire de la jeune femme testée positive en ville de Bâle, ont indiqué les autorités de Bâle-Campagne dans un communiqué.

Le Conseil fédéral tiendra ce vendredi à Berne une conférence de presse à 10h15 avec Alain Berset.

■ Certains pays prennent des mesures drastiques

Les mesures drastiques se multiplient dans le monde pour combattre la propagation du nouveau coronavirus, le Japon décidant de fermer ses écoles et l’Arabie saoudite d’arrêter d’accueillir les pèlerins à La Mecque, alors que l’épidémie s’étend désormais bien au-delà de la Chine.

Si la Chine était jusqu’à peu l’unique foyer mondial de coronavirus, le risque s’est démultiplié avec l’émergence de nouveaux pays sources comme la Corée du Sud, l’Iran et l’Italie.

Vendredi, la Corée du Sud a fait état de plus de 250 contaminations supplémentaires, portant le total à plus de 2000 (dont 13 morts). La Chine a publié un bilan de 327 nouveaux cas, le nombre le plus faible dans le pays depuis le 24 janvier, et de 44 morts. Au total, 78.824 cas ont été recensés en Chine continentale depuis le début de l’épidémie.

 ■ Un premier cas en Afrique Subsaharienne

Un premier cas confirmé de contamination a été détecté aux Pays-Bas chez un homme ayant récemment voyagé dans le nord de l’Italie, a annoncé jeudi l’Institut néerlandais pour la Santé publique et l’Environnement (RIVM). Le patient se trouve en isolation dans un hôpital de Tilbourg (sud), a précisé le ministre néerlandais de la Santé Bruno Bruins à la télévision publique NOS.

Le Nigeria a également annoncé un cas de coronavirus. Il s’agit du premier cas en Afrique subsaharienne. Le ministère «a confirmé un cas dans l’Etat de Lagos» sur Twitter. Deux autres cas ont été recensés ces derniers jours en Afrique du Nord, Egypte et Algérie. Aucun décès n’a jusqu’à présent été signalé sur le continent.

 ■ En Suisse, neuf personnes contaminées

L’état de santé des huit patients est jugé bon. Il n’y a pas de signe de propagation de la maladie à coronavirus 2019 (Covid-19) actuellement en Suisse, a rappelé lors d’une conférence de presse Virginie Masserey, cheffe de la section Contrôle de l’infection de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP).

Mais au vu de la hausse du nombre de cas confirmés dans le monde et notamment au nord de l’Italie, il est probable que d’autres cas soient diagnostiqués en Suisse, a averti l’office. «Il faudra apprendre à vivre avec le virus qui ne va pas disparaître du monde», a souligné Daniel Koch, responsable de la division maladies transmissibles de l’OFSP.

http://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=cycl7tK5CdE&feature=emb_logo

 

 

 

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