L'explosion s'était produite à la suite d'une fuite de gaz provoquée par le décrochage d'un tuyau du camion transportant 10'000 litres de combustible. (Photo: AFP)

Le bilan de l'explosion le 23 janvier à Lima d'un camion transportant du gaz est monté à 30 morts, a annoncé le ministère péruvien de la Santé. Un précédent bilan la semaine dernière faisait état de 23 morts. Une cinquantaine de personnes avaient été grièvement brûlées lors de l'accident.

«Nous allons nous rendre dans tous les hôpitaux où se trouvent les blessés», a déclaré jeudi le ministre de la Défense, Walter Martos, qui coordonne l'aide aux victimes de la déflagration. Plus d'une dizaine de blessés sont encore hospitalisés à Lima.

L'explosion s'était produite à la suite d'une fuite de gaz provoquée par le décrochage d'un tuyau du camion transportant 10'000 litres de combustible, passé sur un dos d'âne. Le feu s'était propagé très rapidement et avait détruit 15 habitations.

Le conducteur du camion, Luis Guzman, 74 ans, avait été annoncé dans un premier temps comme décédé dans l'accident. Mais il a finalement survécu à l'accident et a été inculpé pour homicide involontaire.

nxp/ats

 

 (La Paz) L’ancien président bolivien Evo Morales, en exil en Argentine après sa démission en novembre, a officialisé lundi sa candidature au Sénat en mai, à défaut de pouvoir briguer une quatrième fois la présidence du pays.

D’après les informations publiées sur le site du tribunal suprême électoral, M. Morales figure en tête de liste du Mouvement vers le socialisme (MAS) — comprenant huit candidats au Sénat (quatre titulaires et quatre suppléants) — pour la région de Cochabamba, dans le sud du pays.

Il avait déjà fait part de son intérêt pour un siège de sénateur lors des élections législatives du 3 mai. Mais il ne pouvait en revanche pas être candidat au scrutin présidentiel prévu le même jour.

Jeanine Añez, présidente par intérim de la Bolivie, a en effet promulgué le 24 novembre une loi convoquant de nouvelles élections présidentielle et législatives qui interdit à toute personne ayant exercé deux mandats électifs de suite de se présenter à un troisième. Ce qui a fermé la porte à une nouvelle candidature d’Evo Morales, 60 ans, qui a déjà exercé trois mandats.

 Evo Morales s’était proclamé vainqueur du scrutin du 20 octobre, mais l’opposition avait crié à la fraude. Après plusieurs semaines de manifestations et son lâchage par la police et par l’armée, le président a annoncé sa démission le 10 novembre et les élections ont été annulées.

Poursuivi dans son pays pour « sédition et terrorisme », il a fui vers le Mexique, avant de trouver refuge en Argentine.

Il avait indiqué un peu plus tôt lundi que son avocat et ancien ministre de l’Intérieur Wilfredo Chavez était allé se « mettre en sécurité » à l’ambassade d’Argentine à La Paz.

« Il nous a informé que la dictature souhaitait l’arrêter et perquisitionner ses bureaux », avait tweeté M. Morales. M. Chavez avait précisé que le gouvernement voulait le placer en détention pour l’empêcher de formaliser une candidature d’Evo Morales.

Les partis et alliances avaient jusqu’à lundi pour enregistrer leurs candidatures aux élections présidentielle et législatives (36 sénateurs, 120 députés) prévues le 3 mai. Un éventuel second tour est fixé au 14 juin.

Campagne lancée

« Huit alliances et organisations se sont inscrites pour la compétition » présidentielle, a indiqué Salvador Romero, porte-parole du tribunal électoral, lors d’une conférence de presse à la clôture des inscriptions qui a donné le coup d’envoi de la campagne.

Le tribunal électoral doit désormais examiner si les candidatures remplissent les conditions légales.

« Une étape décisive du processus électoral et de la consolidation de la paix commence en Bolivie » avec le lancement de la campagne, a salué Jean Arnault, envoyé spécial de l’ONU pour la Bolivie, dans un communiqué.

C’est l’ancien ministre de l’Économie et dauphin d’Evo Morales, Luis Arce, qui a été désigné par le MAS pour tenter de reprendre le pouvoir au gouvernement par intérim de droite.

Face à lui, une droite émiettée faute d’avoir pu à ce stade se mettre d’accord pour faire front commun afin d’empêcher un retour de la gauche au pouvoir.

Cinq candidats et plusieurs responsables de la droite et du centre, dont Jeanine Añez et les ex-présidents Carlos Mesa et Jorge Quiroga, ont tenté samedi de trouver un terrain d’entente lors d’une réunion à La Paz. Mais six heures de palabres ne sont pas venues à bout de leurs divergences.

Les participants ont prévu de se retrouver le 3 avril, exactement un mois avant les élections, pour faire le point sur la situation et tenter à nouveau de se mettre d’accord.

Romulo Calvo, président du puissant Comité civique pro-Santa Cruz (CCPSC) qui avait organisé cette réunion, a indiqué lors d’une conférence de presse que les cinq candidats s’étaient engagés à « assurer que la tyrannie (d’Evo Morales) ne revienne pas gouverner la Bolivie ».

Pour l’heure, c’est Luis Arce qui caracole en tête des sondages.

Une enquête d’opinion de l’institut Mercados y Muestras réalisée la semaine dernière a attribué 26 % des intentions de vote à Luis Arce, suivi par l’ex-président centriste Carlos Mesa et par le dirigeant régional de droite Luis Fernando Camacho (17 %), fer de lance du mouvement de protestation qui a provoqué la chute d’Evo Morales.

La présidente par intérim, dont la candidature a été vivement critiquée lors de la réunion de samedi, recueille 12 %.

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  (Caracas) L’oncle de l’opposant Juan Guaidó a été arrêté mardi à leur arrivée au Venezuela, car il portait un explosif à sa descente de l’avion, a affirmé mercredi Diosdado Cabello, un haut dirigeant fidèle au président Nicolas Maduro.

Juan Marquez « portait des lampes de poche tactiques » qui dissimulaient « dans le compartiment à piles des substances chimiques de nature explosive, vraisemblablement un explosif synthétique C4 », a dit M. Cabello, président de l’Assemblée constituante au Venezuela, considéré comme le N.2 du régime.

L’oncle de Juan Guaidó transportait également des explosifs dans des « capsules de recharge de parfum », un « gilet pare-balles » et une clé USB dissimulée dans la télécommande d’un véhicule avec de prétendus « plans d’attaque », a ajouté M. Cabello sur la télévision étatique.

M. Marquez a voyagé sur le vol commercial Lisbonne-Caracas, de la compagnie portugaise TAP, en compagnie de son neveu, de retour d’une tournée internationale aux États-Unis et en Europe.

Juan Guaidó, reconnu comme le président par intérim du Venezuela par près de soixante pays, avait dénoncé la « disparition » de son oncle maternel, tenant le chef de l’État socialiste Nicolas Maduro pour responsable de « tout ce qui lui arriverait ».

Juan Marquez a été détenu au siège de la Direction du contre-espionnage militaire à Caracas. Le service de presse de M. Guaidó a annoncé qu’il aurait été transféré devant un tribunal de La Guaira, une ville côtière où se trouve l’aéroport international de Maiquetia.

Le dirigeant a par ailleurs assuré que l’ambassadeur du Portugal à Caracas, Carlos Sousa Amaro, avait essayé d’intercéder en faveur de Juan Marquez, mais il a écarté toute libération et accusé le diplomate d’ingérence dans des « affaires intérieures ».

Il a aussi accusé la compagnie TAP d’avoir violé les « normes internationales », en « permettant d’emporter des explosifs » et en occultant l’identité de Juan Guaidó dans la liste des passagers.

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Le chef de l'opposition vénézuélienne est rentré au pays après avoir effectué une tournée internationale de 23 jours.

 Le chef de file de l'opposition vénézuélienne, Juan Guaido, est rentré mardi à Caracas après sa tournée internationale et a appelé à poursuivre la mobilisation contre le pouvoir de Nicolas Maduro.

L'opposant est arrivé à l'aéroport international de Maiquetia, qui dessert Caracas, qu'il a ensuite quitté au milieu des invectives et échauffourées entre ses supporters, dont plusieurs députés, et des partisans du président vénézuélien Nicolas Maduro.

«Guaido, fasciste!», ont crié les travailleurs de la compagnie aérienne d'État vénézuélienne Conviasa, sanctionnée le 7 février par les États-Unis, après avoir pénétré dans la zone où des députés et des journalistes attendaient l'opposant. Quelques instants auparavant, il avait été aspergé d'un soda par une employée de Conviasa.

«Ce petit spectacle était prévisible», a réagi Juan Guaido en riant, selon une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux.

Des membres du corps diplomatique attendaient également l'opposant. Juan Guaido est ensuite monté à bord d'un véhicule blanc en direction de la capitale. «Nous sommes à Caracas. J'apporte l'engagement du monde libre, prêt à nous aider à retrouver la démocratie et la liberté (...) Le moment est arrivé», avait écrit l'opposant sur Twitter à l'atterrissage de son avion.

«Aujourd'hui, plus que jamais, l'unité, la confiance et la discipline politique sont nécessaires», a ajouté le chef du Parlement, reconnu comme président par intérim du Venezuela par une cinquantaine de pays, dont les États-Unis.

Juan Guaido a ensuite participé à une réunion publique où il a appelé, devant environ 500 partisans, à de nouvelles manifestations contre le pouvoir. «Nous sommes venus ici pour travailler (...) pour faire tout ce qui est nécessaire pour atteindre l'objectif» de renverser Nicolas Maduro, a-t-il lancé.

L'oncle de Guaido a «disparu»

Les autorités loyales à Nicolas Maduro n'ont pas pris de mesures contre Juan Guaido à son retour au Venezuela. Mais le service de presse de l'opposant a annoncé dans la nuit de mardi à mercredi qu'un de ses proches qui voyageait avec lui, son oncle Juan Marquez, avait «disparu» après avoir été «retenu» par des fonctionnaires de l'aéroport.

Juan Guaido est rentré à Caracas à bord d'un vol de la compagnie portugaise TAP, en provenance de Lisbonne, après avoir bravé pour la deuxième fois une interdiction de sortie du territoire émise par les autorités. Fin février 2019, il s'était rendu en Colombie pour tenter, en vain, de faire entrer de l'aide humanitaire stockée à la frontière avec le Venezuela, avant d'entreprendre une tournée en Amérique latine. Il avait regagné Caracas le 4 mars.

 Juan Guaido a débuté une tournée internationale le 19 janvier. Il s'est à nouveau rendu en Colombie, ainsi que dans plusieurs pays européens, au Canada et aux États-Unis. Il a été reçu à la Maison Blanche par le président américain Donald Trump qui a promis de briser la «tyrannie» du président socialiste vénézuélien Nicolas Maduro.

«Il ne se passera rien»

Les États-Unis, principal allié de l'opposant, ont averti le pouvoir de Nicolas Maduro que Juan Guaido devait pouvoir rentrer en toute sécurité au Venezuela après sa tournée. Dans une brève allusion à son opposant, le chef de l'État vénézuélien a appelé mardi ses partisans à ne pas se laisser «distraire».

«Ne nous laissons pas distraire par des stupidités, des absurdités, par des traîtres au pays, concentrons nos efforts sur la défense du Venezuela», a déclaré le président socialiste lors d'une cérémonie au palais de Miraflores, à laquelle assistaient des employés de Conviasa. Lundi, le numéro 2 du régime, Diosdado Cabello, avait affirmé qu'il «ne se passera(it) rien» lorsque Juan Guaido rentrerait au Venezuela.

«Personne ne sait quand va prendre fin sa promenade touristique. En vérité, cela ne nous touche pas (...) Il ne se passera rien. Il n'est rien et le rien ne peut rien provoquer d'autre que du rien», avait déclaré Diosdado Cabello.

En un an, la popularité du chef de file de l'opposition, qui tente, sans succès, depuis plus d'un an d'évincer Nicolas Maduro, a chuté, passant de 63% à 38,9%, selon le cabinet Datanalisis. Les tentatives récentes de l'opposant de remobiliser les Vénézuéliens pour manifester contre le gouvernement ont été un échec, alors que le pays traverse une profonde crise économique qui a poussé à l'exil 4,5 millions de personnes.

nxp/afp

 

 

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