Une entreprise colombienne a imaginé une solution qui pourrait soulager les hôpitaux et les familles pauvres, mais qui fait froid dans le dos.

 L’idée peut paraître cynique, mais elle part pourtant d’une réelle intention d’aider. Face à l’hécatombe provoquée par le coronavirus, les hôpitaux équatoriens manquent cruellement de lits et les pompes funèbres sont à court de cercueils. Certaines familles de Guayaquil ont dû passer plusieurs jours avec une personne décédée dans leur maison parce qu’elles n’avaient pas les moyens de se payer un cercueil ou qu’elles n’arrivaient simplement pas à s’en procurer un.

Cette situation terrible a donné une idée à une entreprise basée en Colombie, pays voisin de l’Équateur. Installée à Bogota, la société ABC Displays a imaginé une solution pouvant soulager hôpitaux, pompes funèbres et familles pauvres: un lit-cercueil. En collaboration avec une clinique privée, l’entreprise a conçu un lit en carton résistant, bon marché et équipé de barreaux en métal. Il peut se transformer en cercueil en cas de décès du patient, rapporte l’agence AP.

Ces lits peuvent supporter un poids de 150 kilos et coûtent 85 dollars. Rodolfo Gomez, manager de l’entreprise, a l’intention de faire don de dix de ses créations au département d’Amazonas (sud). On ignore si ce matériel sera utilisé. Pour l’heure, l’entrepreneur colombien n’a reçu aucune commande. Un médecin a d’ores et déjà émis des doutes quant à la solidité de ces lits. Il a par ailleurs rappelé qu’une personne décédée devait d’abord être placée dans un sac mortuaire avant d’être installée dans le cercueil en carton, ce afin d’éviter la propagation du virus.

De joc

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