Il a affirmé avoir "déchargé l'ensemble de sa cargaison sans aucune perte". Quatre autres navires, de différents pays, sont également suspectés.

La société gérante Delta Tankers Ltd du pétrolier grec Bouboulina, l'un des cinq navires suspectés d'avoir causé la marée noire au large du Brésil, a nié samedi être impliquée dans cette pollution. Le navire, qui reliait le Venezuela à la Malaisie, "est arrivé à sa destination sans avoir eu aucun problème pendant son voyage et a déchargé l'ensemble de sa cargaison sans aucune perte", a indiqué un communiqué de la société Delta Tankers qui siège au Phalère, quartier balnéaire d'Athènes. 

Vendredi soir, les autorités brésiliennes ont annoncé que Bouboulina était "le principal suspect" de cette marée noire, qui a souillé plus de 2000 km de côtes du Nord-Est du pays.  

Alors que l'origine de cette marée noire, qui se serait produite fin juillet, restait mystérieuse depuis des semaines, les autorités brésiliennes avaient, en effet, affirmé avoir identifié, grâce à des données satellitaires, ce bateau "qui transportait du brut provenant du terminal pétrolier 'José' au Venezuela et faisait route vers l'Afrique du Sud. 

Quatre autres navires de différents pays impliqués

Le site G1 du groupe de médias brésilien Globo a retracé le trajet du Bouboulina qui est actuellement au large du Cap en Afrique du Sud : après avoir été retenu aux Etats-Unis pendant quatre jours en raison des problèmes techniques, il a été approvisionné au Venezuela avant de continuer vers la Malaisie et retourner vers l'Afrique du Sud. 

Mais selon une enquête effectuée par Delta Tankers, "il n'y a aucune preuve de fuite ou de transfert de navire à navire (STS) ou de retard du Bouboulina lors de son voyage entre le Venezuela et le port malaisien de Melaka". La société gérante s'est dite "prête à livrer des documents de cette étude aux autorités brésiliennes" mais ces dernières "n'ont pas jusqu'ici été en contact avec nous", a-t-elle déploré. 

Les autorités brésiliennes avaient indiqué vendredi qu'une perquisition avait eu lieu au siège d'une compagnie maritime à Rio de Janeiro sans toutefois préciser le nom de la société ayant affrété le navire, d'une capacité de 80 000 tonnes. Interrogé sur ce sujet, Delta Tankers a précisé que cette perquisition a eu lieu dans une agence maritime avec laquelle elle ne coopère pas actuellement. 

Le parquet de Rio de Janeiro a évoqué des dégâts "incommensurables" sur les côtes brésiliennes où de très nombreux volontaires ont enlevé ces dernières semaines plusieurs milliers de tonnes de galettes et de boulettes noires et visqueuses sur des plages jusqu'ici paradisiaques. 

Samedi matin, quelques heures avant la publication du communiqué de Delta Tankers, la police portuaire grecque, qui dépend du ministère de la Marine marchande, a indiqué qu'au total "cinq navires dont un grec étaient considérés suspects pour cette marée noire, selon les recherches effectuées au Brésil". Toutefois, elle n'a précisé ni le nom des navires ni les sociétés propriétaires. 

Une responsable de la police portuaire, ayant requis l'anonymat, a indiqué que "des contrôles scrupuleux seront effectués par les autorités grecques si ces navires accostaient dans un port du pays" sans donner plus d'informations sur le sujet. 

264 localités de neuf Etats brésiliens touchées

Les autorités brésiliennes ont détecté le 29 juillet le déversement de pétrole, à plus de 700 km des côtes de l'Etat nordestin de Paraiba. C'est le 30 août que la matière a commencé à apparaître sur les côtes du pats, progressant ensuite vers le sud, jusque dans l'Etat de Bahia. 

Les autorités ignorent toujours si l'origine de cette marée noire "à caractère inédit" est accidentelle ou criminelle. "Les investigations se poursuivent pour déterminer les circonstances et les facteurs de ce déversement (accidentel ou intentionnel), et pour mesurer le volume de brut répandu" en mer, a indiqué vendredi un communiqué officiel brésilien. 

Au total, 264 localités de neuf Etats brésiliens ont été touchées. De nombreux animaux marins sont morts, en particulier des tortues de mer. Les efforts de nettoyage redoublent à l'approche de la haute saison touristique. Première flotte mondiale en termes de capacité de transport, les armateurs grecs disposent de 23% de la flotte mondiale des tankers. 

https://www.lexpress.fr/

Marée noire au Brésil : « Le pire est à venir », avertit le président Jair Bolsonaro

 Depuis trois mois, des galettes d’hydrocarbures se sont échouées sur plus de 200 plages dans le nord-est du Brésil

« Le pire est à venir », a averti le président brésilien Jair Bolsonaro, dimanche, après  la mystérieuse marée noire qui a déjà souillé depuis trois mois plus de 200 plages dans le nord-est du pays.

« Ce qui est arrivé et a été ramassé jusqu’à présent est une petite quantité de ce qui a été déversé. Le pire est à venir », a déclaré Jair Bolsonaro sur la chaîne de télévision Record

Le pétrolier grec « Bouboulina » pointé du doigt par Jair Bolsonaro

Le président a ajouté que « tous les indices » désignaient le pétrolier grec « Bouboulina », que les autorités brésiliennes avaient déjà accusé vendredi d’être le responsable du désastre écologique après l’analyse de données satellitaires. La société grecque gérante du pétrolier, Delta Tankers, avait démenti.

Il s’agit d’un acte « criminel », a accusé Jair Bolsonaro qui a dit s’attendre à « une catastrophe bien plus grande ».

La marée noire détectée fin juillet

Les autorités brésiliennes avaient détecté le 29 juillet un déversement d’hydrocarbures à plus de 700 kilomètres des côtes de l’Etat de Paraïba. Le pétrole a commencé à apparaître le 30 août sur les côtes du Nordeste, progressant ensuite vers le sud, jusque dans l’Etat de Bahia.

Quelque 2.000 km de côtes ont été touchés, notamment la région d’Abrolhos, près de Bahia, sanctuaire pour les baleines à bosse et pour des formations corallines uniques au monde.

https://www.20minutes.fr/

 

 

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