BolivieL'ancien président bolivien a reconnu que la présidente par intérim avait le «droit» de se présenter à la présidentielle.

La présidente par intérim de la Bolivie Jeanine Añez a demandé dimanche à tous ses ministres de démissionner en vue de l'élection présidentielle du 3 mai, sur fond de tensions au sein de son gouvernement concernant sa candidature.

L'ex-chef de l'État bolivien, Evo Morales, a indiqué samedi qu'il respectait la décision de la présidente par intérim, Jeanine Añez, de se lancer dans la course à la présidentielle du 3 mai. «C'est son droit. Cependant, elle avait promis de ne pas être candidate comme l'a fait (le leader régional Luis Fernando) Camacho», a déclaré Evo Morales à des journalistes en Argentine où il vit en exil.

«Il y a plusieurs alliance à droite. Nous respectons cela, c'est un droit démocratique. Et nous espérons vraiment... qu'en tant que (représentante d'un) gouvernement de facto une dictature, elle pourra garantir des élections transparentes et saines», a ajouté l'ex-chef de l'État lors d'une réunion avec des Boliviens vivant en Argentine.

Présidente par intérim depuis le 12 novembre

La candidature de Jeanine Añez a bouleversé les perspectives de la course à la présidence. Avant l'annonce de sa décision, seuls les ex-présidents Carlos Mesa et Jorge Quijano étaient candidats, ainsi que le leader régional Luis Fernando Camacho, une figure clé des protestations antigouvernementales avant la destitution du socialiste Evo Morales.

Ce dernier a démissionné sous la pression des forces armées après sa victoire au premier tour de l'élection présidentielle du 20 octobre, un scrutin entaché d'irrégularités selon l'Organisation des États américains (OEA). Evo Morales était au pouvoir depuis 13 ans.

Jeanine Añez avait accédé à la présidence le 12 novembre en tant que deuxième vice-présidente du Sénat, alors que les titulaires des fonctions supérieures à la sienne prévues par la Constitution pour remplacer le président avaient également démissionné de leur mandat. (afp/nxp)

Le gouvernement appelé à démissionner
La présidente par intérim de Bolivie a demandé dimanche à son gouvernement de démissionner. Elle est candidate à l'élection du 3 mai.

La présidente par intérim de la Bolivie Jeanine Añez a demandé dimanche à tous ses ministres de démissionner en vue de l'élection présidentielle du 3 mai, sur fond de tensions au sein de son gouvernement concernant sa candidature, selon un communiqué de la présidence.

  Jeanine Añez «a décidé de demander la démission de tous les ministres en vue de cette nouvelle étape de la transition démocratique», indique le texte, soulignant qu'il est «normal» que «des ajustements aient lieu au sein de l'exécutif» avant un scrutin.

Contrairement à ce qu'elle avait promis, Jeanine Añez a annoncé vendredi sa candidature à l'élection présidentielle, entrainant la démission dimanche de sa ministre de la Communication Roxana Lizarraga qui l'a accusée «d'avoir perdu de vue ses objectifs».

Le MAS en tête

«Je n'avais pas prévu de participer à cette élection», a assuré vendredi Jeanine Añez, soulignant qu'elle avait finalement décidé de se lancer faute d'unité dans l'opposition au Mouvement vers le socialisme (MAS) de l'ex-président Morales, en tête des sondages. «La dispersion des votes et des candidatures m'ont conduit à prendre cette décision», avait-elle précisé.

Selon un sondage publié dimanche par le quotidien «Pagina Siete», le MAS est en tête des intentions de vote avec 26%, devant le leader régional Luis Fernando Camacho (droite) et l'ancien président centriste Carlos Mesa, tous deux crédités de 17%. Le sondage a été réalisé entre les 9 et 13 janvier, ce qui explique qu'il n'inclue pas le nom du candidat du MAS, l'ancien ministre de l'Économie Luis Arce, qui n'a été désigné qu'après, mais seulement le nom du parti. La présidente par intérim Jeanine Añez recueille 12%.

L'ex-président socialiste a démissionné sous la pression des forces armées après sa victoire au premier tour de l'élection présidentielle du 20 octobre, un scrutin entaché d'irrégularités selon l'Organisation des Etats américains (OEA). Evo Morales était au pouvoir depuis treize ans.

Jeanine Añez a accédé à la présidence le 12 novembre en tant que deuxième vice-présidente du Sénat, alors que les titulaires des fonctions supérieures à la sienne prévues par la Constitution pour remplacer le président avaient également démissionné de leur mandat.

nxp/afp

 

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