L'ancien président bolivien devrait passer une semaine sur l'île avant de retourner en Argentine, où il vit en exil.

 L'ex-président bolivien Evo Morales, en exil en Argentine depuis le mois de décembre, est arrivé lundi à Cuba pour un déplacement pour raisons médicales, ont annoncé les autorités cubaines.

«Bienvenue à Cuba au frère ex-président de l'État plurinational de Bolivie, Evo Morales Ayma», a tweeté le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez, précisant qu'il a été reçu par son vice-ministre Rogelio Sierra. Le ministère, citant le bureau de presse de l'ex-chef d'État en Argentine, a indiqué qu'«il s'agit d'un voyage non prévu, pour des raisons de santé, et son retour est prévu ce week-end».

Cuba et la Bolivie ont été de proches alliés pendant de nombreuses années, mais la présidente par intérim Jeanine Añez a annoncé le 24 janvier la suspension des relations diplomatiques entre les deux pays, après des semaines de tensions. La presse argentine avait annoncé plus tôt dans la journée le départ discret, lundi à l'aube, d'Evo Morales vers Cuba pour des raisons médicales.

Le chef de l'État argentin de centre gauche Alberto Fernandez, qui lui a accordé la qualité de réfugié, a de son côté expliqué avoir été informé de ce déplacement. «Il me semble qu'il suit un traitement (médical) et qu'il devait voyager. Il m'a appelé il y à quelques jours. En tant que réfugié, on ne peut pas l'empêcher d'aller à Cuba. Il a des droits dont il peut jouir», a-t-il déclaré lundi au micro de Radio Continental.

Poursuivi dans son pays pour «sédition et terrorisme»

Evo Morales, 60 ans, s'était proclamé vainqueur du scrutin du 20 octobre, mais l'opposition avait crié à la fraude. Après plusieurs semaines de manifestations et son lâchage par l'armée, le président avait annoncé sa démission le 10 novembre, avant de fuir vers le Mexique, puis de trouver refuge en Argentine. Il s'était déjà rendu quelques jours à Cuba entre son départ de Bolivie et son arrivée en Argentine.

La présidentielle se tiendra le 3 mai en Bolivie. Le candidat du MAS, le parti de l'ex-président Evo Morales, sera l'économiste Luis Arce.

Depuis, il est poursuivi dans son pays pour «sédition et terrorisme». Les autorités boliviennes ont affirmé à plusieurs reprises qu'il serait arrêté s'il retournait en Bolivie. Les élections du 3 mai visent à élire le président, le vice-président ainsi que 36 sénateurs et 120 députés. En cas de second tour, le scrutin aura lieu le 14 juin. L'ancien président bolivien a officialisé le 5 février sa candidature au Sénat auprès du Tribunal suprême électoral (TSE), à défaut de pouvoir briguer une quatrième fois la présidence de son pays.

afp/nxp

 

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