Des agents mexicains tentent de communiquer avec des migrants camerounais. Plusieurs milliers d’Africains, essentiellement des Camerounais, des Congolais et des Angolais, ont vu leur rêve américain s’enliser à Tapachula. Keystone

Acculé face aux menaces de Donald Trump d’imposer des frais de douanes aux importations mexicaines, le gouvernement mexicain empêche, par tous les moyens, les migrants d’avancer vers le nord.

Migrants

 Javier attend fébrilement devant la porte grillagée de la Commission mexicaine d’aide aux réfugiés, la Comar comme on l’appelle à Tapachula, à moins de 40 kilomètres de la frontière avec le Guatemala. Voilà quatre heures qu’il patiente, inquiet et fatigué, son fils de 9 ans sur les genoux, dans une interminable file d’attente. «On m’a dit de venir avec tous les documents qui attestent que je suis en danger de mort dans mon pays», explique ce jeune homme de 34 ans, chef d’entreprise au Honduras, désormais demandeur d’asile au Mexique, une pochette en plastique entre les mains. «J’ai le certificat de décès de mon père et celui de mon frère. Ils ont été assassinés pour avoir refusé de donner de l’argent aux maras. Le prochain sur la liste, c’est moi, c’est pour ça que je suis parti pour les Etats-Unis, mais je vois que c’est devenu très difficile, alors je demande l’asile au Mexique ». Javier et son fils incarnent ces migrants dont le rêve américain est subitement venu s’échouer, non plus à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis, mais 4000 kilomètres plus au sud, à la frontière du Mexique avec le Guatemala.

Depuis le mois de juin, le gouvernement de gauche d’Andrés Manuel López Obrador est aux abois: Donald Trump a, une nouvelle fois, usé de la menace douanière – l’imposition de frais de douanes sur les importations mexicaines, pour cette fois-ci contraindre son voisin du sud à réduire les flux migratoires en direction des Etats-Unis. Et pour éviter une taxe de 5% sur ses exportations, qui serait potentiellement cataclysmique pour l’économie mexicaine, hautement dépendante de ses échanges avec les Etats-Unis, le gouvernement mexicain n’a pas hésité à ranger sa fierté nationale pour se plier aux injonctions du tempétueux locataire de la Maison Blanche. Dans l’urgence, 6500 soldats de la nouvelle Garde nationale ont été déployés à la frontière sud du pays. L’objectif: arrêter ces centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants de tous âges, essentiellement honduriens, qui tentent de rejoindre les Etats-Unis.

 Asile contrecarré aux Etats-Unis

Comme Javier, plus de 31000 personnes ont demandé l’asile au Mexique ces 6 derniers mois: c’est 3 fois plus qu’en 2018 à la même période. Les demandes ont même augmenté de 70% entre le mois de janvier et le mois de juin, une tendance qui devrait se poursuivre les prochains mois, suite à la décision, prise le 15 juillet dernier par le président américain, que toute personne «entrant par la frontière sud des Etats-Unis» et qui souhaite demander l’asile le fasse, au préalable, dans un autre pays, transformant ainsi le Mexique et le Guatemala en «pays tiers sûr» de facto. «Si obtenir ce statut au Mexique est la seule possibilité pour les migrants de trouver refuge aux Etats-Unis, ils le feront» observe Salvador Lacruz, coordinateur au Centre des Droits humains Centro Fray Matías de Córdova, à Tapachula.

Mais avant de pouvoir déposer sa demande d’asile à Tapachula, il faut réussir à passer entre les mailles du filet répressif mis en place par le gouvernement mexicain. Et la traque commence à 40 kilomètres au sud de Tapachula, dès les rives du fleuve Suchiate, qui sépare le Mexique du Guatemala. Fini le balai incessant des petits radeaux de fortune, où s’entassaient avant, pêle-mêle, villageois, commerçants et migrants pour se rendre au Mexique. Côté mexicain, une vingtaine de militaires de la Garde nationale mexicaine, postés sous les arbres à l’abri de la chaleur suffocante, contrôle systématiquement les papiers de ceux qui viennent de poser le pied sur le sol mexicain.

 Frontière guatémaltèque resserrée

«Avant, ce n’était pas comme ça, tout le monde passait librement, maintenant, c’est fini» se désole Margarita, une guatémaltèque entourée de ses petits-enfants, venue au Mexique pour y faire ses courses, mais déboutée par la Garde Nationale. Au-dessus d’elle, le pont frontalier qu’avaient fièrement emprunté les caravanes de migrants l’année dernière, reste désert. Sur les routes du Chiapas, les barrages policiers et les contrôles d’identité sont partout. «Nous avons été arrêtés à deux reprises par l’armée» explique Natalia, entourée de ses garçons de 11, 8 et 3 ans. «Au premier contrôle, nous avons donné 1500 pesos aux militaires, au deuxième, 2500 pesos, pour qu’ils nous laissent partir» explique cette guatémaltèque, assise sous le préau de l’auberge du Père César Augusto Cañaveral, l’un des deux établissements qui accueillent les migrants à Tapachula. Conçu pour 120 personnes, l’hôtel de fortune héberge actuellement plus de 300 personnes, dont une centaine d’enfants en bas-âge.

«On est face à une politique anti-migratoire de plus en plus violente et militarisée», se désole le Père Cañaveral. « La seule chose que je peux faire, c’est de leur dire de sortir le moins possible pour éviter les arrestations». Celles-ci ont explosé depuis l’ultimatum de Donald Trump: au mois de juin, l’Institut National de Migration (INM) a arrêté plus de 29 000 personnes en situation irrégulière, soit 1000 personnes par jour en moyenne, et en a expulsé près de 22 000, essentiellement des centraméricains. C’est du jamais vu depuis 2006. «La situation s’est vraiment détériorée ces dernières semaines» confirme Salvador Lacruz. « La pression de la part de l’Administration Trump est devenue tellement forte que le gouvernement mexicain n’a pas d’autre choix que d’intensifier sa politique répressive à l’encontre des migrants ».

 Les Africains coincés

A Tapachula, les migrants arrêtés sont entassés dans le centre de rétention Siglo XXI. A quelques mètres de l’entrée de cette forteresse de béton, Yannick a le regard vide et fatigué. «Il y avait tellement de monde là-dedans que ma fille y est tombée malade», raconte cet Angolais âgé de 33 ans, son enfant de 3 ans somnolant dans ses bras. «Ils viennent de nous relâcher car ils ne vont pas nous renvoyer en Afrique» ajoute-il. «Heureusement, car à l’intérieur on dormait par terre». «Les conditions dans ce centre sont indignes», dénonce Claudia León Aug, coordinatrice du Service jésuite des réfugiés pour l’Amérique latine, qui a visité à plusieurs reprises le centre de rétention. «La nourriture est souvent avariée, les enfants tombent malades, les bébés n’ont droit qu’à une seule couche par jour, et on a même recensé des cas de tortures et d’agressions».

Comme Yannick, plusieurs milliers d’Africains, essentiellement des Camerounais, des Congolais et des Angolais, ont vu leur rêve américain s’enliser à Tapachula. «Si les centraméricains sont pourchassés par les autorités pour les expulser, les migrants que l’on appelle «extracontinentaux», sont dans une situation juridique plus floue» explique Salvador Lacruz. Faute de présence consulaire et d’accords bilatéraux, les autorités ne peuvent pas les renvoyer dans leurs pays, mais les empêchent de se rendre au nord. Tapachula est devenu un cul-de-sac au goût amer pour ces hommes et ces femmes qui ont souvent dépensé toutes leurs économies pour voyager en avion jusqu’en Equateur ou au Brésil avant d’entreprendre une épopée, à pied ou en bus, à travers les forêts et les montagnes de l’Amérique du sud et de l’isthme centraméricain. Les compagnies de bus de tout le pays, sommées de participer à l’effort national, demandent désormais systématiquement une pièce d’identité en règle avant de grimper dans l’autocar.

«Une mer Méditerranée»

«J’ai dépensé 2000 pesos (95 euros) pour mon billet de bus de Tapachula à Tijuana, mais une fois arrivé à la gare routière, on ne m’a pas laissé monter dans le bus», se désole Elvis, un Camerounais de 34 ans, qui rêve de se rendre au Canada. Le jeune homme sort de sa poche un papier tamponné par les autorités mexicaines, le fameux laissez-passer que délivrait auparavant l’Institut national de migration aux migrants extracontinentaux pour qu’ils traversent le Mexique en 20 jours afin de gagner la frontière avec les Etats-Unis. «Regardez, ils ont modifié le texte, maintenant il est écrit que je ne peux pas sortir de Tapachula», soupire le jeune homme, avant de se rasseoir sur le banc de la petite cour de son hôtel décati dans la périphérie de Tapachula.

Comme des milliers de Haïtiens, les migrants africains errent dans les rues de la ville faute de pouvoir avancer vers le nord. «Qu’est-ce que je vais faire ici?», se lamente Elvis. «On m’a parlé de passeurs, mais ils coûtent cher, et je n’ai plus d’argent».

«Cette politique répressive pousse les migrants à emprunter des routes beaucoup plus dangereuses et contrôlées par les réseaux de trafics d’êtres humains», dénonce Claudia León Aug. «Au Mexique, la gestion migratoire a toujours été envisagée sous le prisme de la sécurité nationale, il n’y a jamais eu d’approche globale. Mais maintenant, c’est encore pire, nous craignons des morts et des disparitions, le Mexique pourrait très bien se transformer en une mer Méditerranée dans les prochains mois».

International Solidarité Emilie Barraza

 https://lecourrier.ch/

 

Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat publie, jeudi, un rapport sans précédent sur l'état des sols de la planète et la façon dont leur exploitation par les humains les affecte et bouleverse le climat.

Ce qu'il faut retenir du dernier rapport du Giec sur les sols de la planète

Du 2 au 8 août, à Genève, des délégations des 195 Etats membres du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) se sont réunies pour approuver ligne par ligne le résumé aux décideurs, concentré en 65 pages, du large état de la science réalisé par plus d’une soixantaine de scientifiques du monde entier sur le changement climatique et les sols. Leurs conclusions sont aussi inquiétantes qu’encourageantes. «C’est le premier rapport du Giec qui s’intéresse à l’ensemble de terres émergées et qui présente l’ensemble des données chiffrées sur la pression que nous exerçons sur nos terres, soit directes, via des activités comme l’exploitation forestière ou l’agriculture, soit indirectes par le biais du changement climatique», explique Nathalie de Noblet-Ducoudré, bioclimatologue au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement et co-auteure du chapitre 2. En voici un résumé en quatre points :

Un quart des terres sont dégradées par les humains

Un des premiers et plus frappant constat de cette évaluation mondiale est la proportion des terres atteintes par la main humaine. Ainsi trois quarts des sols émergés non englacés subissent notre exploitation, un quart est considéré comme dégradé (perte de productivité, touchés par l’érosion). Il ne reste donc que moins d’un quart des terres planétaires libres de l’influence directe humaine.

«Depuis 1961, l’usage des fertilisants dans le monde a été multiplié par neuf, la quantité de bois utilisée accrue de 50% et l’usage en eau doublé, ajoute Nathalie de Noblet-Ducoudré. A ma connaissance, il n’existe pas encore de sols dégradés irréversiblement. Le risque le plus important concerne les zones côtières soumises à l’érosion et à la montée du niveau des mers. Cela peut provoquer des pertes sèches de terres.»

Les terres se réchauffent deux fois plus vite que la moyenne mondiale

La lutte contre le réchauffement climatique se concentre souvent sur deux objectifs : limiter la hausse des températures à 1,5°C ou à 2°C, des limites qui, selon le Giec, permettrait d’éviter des conséquences catastrophiques pour une partie de l’humanité. Où en est-on de cette ambition ? En moyenne, la planète s’est réchauffée de 0,87°C. Donnée obtenue en comparant la période 1850-1900 à 2006-2015. On pourrait même avoir dépassé les +1°C, avec le dernier mois de juillet qui a été 1,2°C plus chaud que la moyenne historique. Mais, ce que souligne surtout ce dernier rapport du Giec est que les terres se réchauffent deux fois plus vite que le globe. Sur la période de référence, les continents ont vu leur température de surface croître de 1,53°C en moyenne. Les 1,5°C stipulés dans l’accord de Paris sont donc déjà dépassés dans ce que ressentent les humains et les écosystèmes terrestres.

Les villes sont encore plus touchées. «Le réchauffement mondial et l’urbanisation peuvent exacerber l’augmentation des températures dans les villes et alentour, par l’effet des îlots de chaleur, notamment durant les canicules, précise le rapport. Les températures nocturnes sont plus affectées par cet effet que celle du jour.» L’agrandissement continu des villes peut aussi renforcer les pluies extrêmes localement ou dans le sens des vents.

La reforestation durable serait une solution miracle

Actuellement, les terres rendent un grand service à l’humanité en pompant environ 29% des émissions à gaz à effet de serre anthropiques. Les forêts jouent un rôle essentiel dans ce phénomène. D’après le rapport, la reforestation et la gestion durable des forêts seraient donc des solutions aux multiples bénéfices pour la planète.

«Le reboisement permet d’absorber plus de dioxyde de carbone, restaure les sols, favorise le développement de la biodiversité, réduit localement les températures grâce au phénomène d’évapotranspiration et diminue l’amplitude des événements extrêmes, énumère Nathalie de Noblet-Ducoudré. Si on va plus loin en misant sur l’agroforesterie [mode d’exploitation associant des arbres et des cultures ou de l’élevage, ndlr], cela bénéficie aussi à la sécurité alimentaire.»

Beaucoup d’émissions peuvent aussi être évitées en arrêtant la destruction des forêts, des tourbières et des mangroves, ce qui représente actuellement 10 à 15 % des émissions totales. Plus les sols seront dégradés, plus leur capacité à stocker du carbone sera affaiblie.

Le réchauffement climatique réduit la productivité agricole

Une des notions présentes tout au long du rapport est que l’agriculture est à la fois une des principales causes du dérèglement du climat et en subit durement les conséquences. Pour ne prendre qu’un exemple : d’ici 2030, une hausse de 20% de la production de riz sera nécessaire pour nourrir la demande croissante en Chine, poussée par l’accroissement de la population et l’amélioration du niveau de vie. Or, chaque degré de réchauffement réduit les rendements de blé de 6%, de riz de 3,2%, de maïs de 7,4% et de soja de 3,1%. Ces cultures fournissent actuellement deux tiers des apports en calories de l’humanité et les revenus de millions d’individus.

L’augmentation de la concentration en dioxyde de carbone dans l’atmosphère provoque aussi une baisse de la concentration en zinc et en fer des céréales et des légumes. Les carences en oligo-éléments sont déjà un problème sanitaire majeur, affectant la vie de près de 2 milliards d’êtres humains. Près de 63 millions en meurent chaque année.

Face à cela, le Giec présente un changement d’alimentation et de modèle agricole comme une solution très efficace, tout en ne soutenant ouvertement aucun régime alimentaire spécifique. «Des régimes équilibrés, comprenant des aliments d’origine végétale, comme les céréales sèches, les légumineuses, les fruits et légumes, les noix et graines, des aliments d’origine animale produits dans des systèmes résilients, durables et à faibles émissions de gaz à effet de serre, représentent des opportunités majeures pour l’adaptation et l’atténuation [du réchauffement] tout en générant des cobénéfices considérables pour la santé humaine.»

Par Aude Massiot

https://www.liberation.fr

 

 

 

 

 

Selon l'OMS, la maladie a atteint le niveau «le plus élevé» jamais enregistré depuis 2006. En Afrique, le nombre de cas a été multiplié par dix.

Les cas de rougeole dans le monde ont quasiment été multipliés par trois depuis janvier par rapport à la même période de l'an dernier, a annoncé mardi l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Ils ont atteint le niveau «le plus élevé» jamais enregistré depuis 2006.

Les chiffres publiés par l'OMS montrent que du 1er janvier au 31 juillet 364'808 cas ont été enregistrés, contre 129'239 l'an dernier à la même période. Les plus grands nombres de cas ont été enregistrés en République démocratique du Congo (RDC), à Madagascar et en Ukraine.

A Magadascar, «le nombre de cas a cependant considérablement diminué au cours des derniers mois» à la suite des campagnes nationales de vaccination d'urgence contre la rougeole, a relevé l'OMS lors d'un point de presse à Genève.

D'autres flambées majeures sont en cours en Angola, au Cameroun, au Tchad, au Kazakhstan, au Nigeria, aux Philippines, au Soudan du Sud, au Soudan et en Thaïlande. Les Etats-Unis ont eux enregistré leur plus grand nombre de cas de rougeole depuis 25 ans.

Une des maladies les plus contagieuses

La rougeole est l'une des maladies les plus contagieuses au monde et les décès sont le plus souvent dus à des complications. Il n'existe pas de traitement curatif, mais elle peut être prévenue par deux doses d'un vaccin «sûr et très efficace», selon l'OMS.

Les épidémies de rougeole les plus importantes surviennent dans des pays où la couverture vaccinale est faible. Dans les pays occidentaux, les «anti-vax» s'appuient sur une publication de 1998 liant le vaccin contre la rougeole et l'autisme. L'OMS a balayé à plusieurs reprises ces critiques et il a été établi que l'auteur du texte, le Britannique Andrew Wakefield, avait falsifié ses résultats.

La défiance peut aussi avoir des motifs religieux, comme à New York où la maladie a été importée par des voyageurs non vaccinés venus d'Israël.

Sous-évalué

Dans la région européenne, les chiffres ont doublé avec près de 90'000 cas signalés cette année: ce chiffre dépasse largement celui enregistré pour l'ensemble de l'année 2018 (84'462).

Dans les autres régions, l'OMS a enregistré une explosion des cas en Afrique, presque multipliés par dix, une augmentation de 230% dans le Pacifique occidental et de 50% en Méditerranée orientale. L'Asie du Sud-Est et la région des Amériques dans son ensemble ont chacune enregistré une diminution de 15% des cas.

L'OMS estime que toute personne de plus de six mois devrait être protégée contre la rougeole avant de se rendre dans une région où la maladie circule. L'agence spécialisée de l'ONU recommande aux voyageurs de se faire vacciner au moins quinze jours avant le départ.

L'OMS estime que moins d'un cas sur dix est signalé dans le monde, ce qui signifie que 'ampleur de l'épidémie est bien plus importante que les statistiques officielles.

nxp/ats

 

Les bénéficiaires d'aides publiques n'auront pas le droit d'obtenir la nationalité américaine à l'avenir.

 Le gouvernement de Donald Trump a annoncé lundi une nouvelle réglementation qui dénie désormais la nationalité américaine aux immigrants bénéficiant d'aides publiques.

Les immigrants qui seront jugés susceptibles de devenir des «charges pour la société» se verront refuser l'accès au territoire et ceux qui sont déjà aux Etats-Unis se verront refuser la «carte verte», le permis de séjour américain, précise une nouvelle réglementation publiée par la Maison Blanche. S'ils ont déjà une carte verte, ils ne pourront pas obtenir la nationalité américaine.

La nouvelle réglementation, dite des «charges pour la société» vise les immigrants démunis, qui bénéficient à leur arrivée sur le territoire américain, pendant une période limitée, d'allocations logement ou de bons alimentaires.

«Idéaux de responsabilité individuelle»

«Avec la réglementation des charges pour la société, le gouvernement du président Trump défend à nouveau les idéaux d'autonomie et de responsabilité individuelle, en s'assurant que les immigrants sont capables de subvenir à leurs besoins et de réussir ici, en Amérique», a déclaré Ken Cuccinelli, le directeur par intérim des services d'immigration américains.

Cette nouvelle réglementation «protégera les contribuables Américains, préservera notre système d'aides publiques pour les Américains vulnérables et fera respecter la loi», note un communiqué de la Maison Blanche.

La loi américaine sur l'immigration stipule que ceux qui viennent vivre aux Etats-Unis ne peuvent pas devenir une charge pour la société, rappelle la présidence. «Depuis des années, cette exigence claire a été largement ignorée, faisant peser une énorme charge sur les contribuables américains. Aujourd'hui, la loi sur les charges pour la société va enfin être mise en oeuvre».

nxp/afp

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