Dimanche, le second tour des municipales a vu une forte poussée écologiste à Lyon, Marseille, Bordeaux ou encore Strasbourg. L’extrême droite remporte l’élection à Perpignan.

Dans ce second tour organisé trois mois après le premier en raison de la crise du coronavirus, le taux de participation à la fermeture des bureaux de vote, à 20h, devrait s'inscrire entre 40% et 41%, indiquent les estimations.

Le second tour des municipales françaises de dimanche a été marqué par une forte poussée écologiste dans plusieurs grandes villes et la prise de Perpignan par l’extrême droite, selon les premières estimations. Le premier ministre Edouard Philippe a été réélu au Havre.

Lyon, Marseille, Bordeaux ou encore Strasbourg tombent dans l’escarcelle des écologistes, selon les estimations. Dans la capitale des Gaules, Grégory Doucet est arrivé largement en tête avec plus de 50% des voix et plus de 20 points d’avance sur ses adversaires, selon trois instituts de sondage.

A la tête d’une union de la gauche, Michèle Rubirola disposait quant à elle d’une avance de dix points à Marseille. Large avance aussi à Strasbourg pour Jeanne Barseghian face au candidat du parti présidentiel LREM.

Espérance

A Bordeaux, les estimations donnaient une avance de deux points au Vert Pierre Hurmic face au maire sortant Nicolas sortant (LR), soutenu par LREM. Poitiers (centre) et Besançon (est), deux villes moyennes basculent aussi en vert, alors que le candidat écologiste Emmaunel Denis revendiquait la victoire à Tours.

«Une vague verte se lève en France», a assuré la porte-parole d’Europe Ecologie-Les Verts Eva Sas sur France 2. L’eurodéputé Yannick Jadot a salué la victoire d’une «espérance autour d’un beau projet».

Longtemps au coude à coude avec son rival écologiste, l’historique maire socialiste de Lille Martine Aubry est finalement parvenue à être réélue pour un quatrième mandat, a annoncé son entourage.

Louis Aliot à Perpignan

Le Rassemblement national (RN) a de son côté a remporté l’élection à Perpignan. Louis Aliot, l’ex-compagnon de Marine le Pen, s’est imposé avec 53,1 à 54% des voix. Avec ses 120’000 habitants, Perpignan deviendrait la deuxième grande ville à passer sous pavillon RN, après Toulon entre 1995 et 2001.

Les dirigeants du parti se sont immédiatement félicités d’avoir fait «voler en éclats le front républicain», selon le mot du vice-président Jordan Bardella. «Le front républicain est mort, vive la démocratie», a-t-il ajouté sur TF1.

Marine Le Pen s’est de son côté félicité d’une «vraie grande victoire» du RN. «Ce n’est pas seulement d’ailleurs une victoire symbolique, c’est un vrai déclic, parce que nous allons aussi pouvoir démontrer que nous sommes capables de gérer de grandes collectivités», a-t-elle dit.

L’extrême droite s’est aussi imposé à Bruay-la-Buissière (nord), commune de 22’000 habitants de l’ex-bassin minier, et à Moissac (sud-ouest), où l’ancien attaché parlementaire de Marion Maréchal, Romain Lopez, s’est imposé avec 62,4%.

Le parti présidentiel LREM n’est en position de force dans aucune grande ville. Mais le Premier ministre Edouard Philippe, qui n’avait pas endossé l’étiquette LREM, a facilement remporté l’élection dans la ville portuaire du Havre avec 59% des voix. Il a salué un résultat «net» et un «acte de confiance».

Se refaire une santé

Très affaiblis au plan national, le PS et Les Républicains (LR, droite) comptaient sur ces élections pour se refaire une santé localement. Le PS devait être en capacité de conserver une bonne partie de ses bastions.

La maire de Paris Anne Hidalgo a été réélue avec près de 50% des voix, contre environ 33% pour la candidate de droite Rachida Dati et 13,7% pour l’ancienne ministre de la santé Agnès Buzyn (LREM), selon les estimations. Le PS remporte aussi Nancy.

Les Républicains ont quant à eux confirmé leur implantation en remportant dès le premier tour bon nombre des villes de plus de 9000 habitants qu’ils contrôlaient.

Dans ce second tour organisé trois mois après le premier en raison de la crise du coronavirus, le taux de participation à la fermeture des bureaux de vote, à 20h00, devrait s’inscrire entre 40% et 41%, indiquent les estimations, contre 62,1% en 2014.

Le 15 mars déjà, moins d’un électeur sur deux – 44,3%, contre 63,5% en 2014 – s’était déplacé pour voter au 1er tour. Très vite après les premiers résultats, le président Emmanuel Macron s’est dit «préoccupé par le faible taux de participation».

 ATS

 

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