Dans les années 40, pendant la deuxième guerre mondiale, un journaliste allemand s’interroge sur l’utilité de l’écriture.

Forcé de s'exiler aux États-Unis, frustré par l'avancée du nazisme, il s'interroge sur l'impact réel des centaines d'articles qu'il avait écrits pour mettre en garde contre le danger nazi. L'impression était que les mots étaient tombés dans le vide.

En ces temps de politiciens gangsters, du retour d'un populisme fondé sur l'ignorance, le racisme, les préjugés, montrant sans honte et presque avec fierté le dogmatisme le plus absolu et le plus primaire, un sectarisme médiéval, la question est de savoir ce qui s'est passé sur la planète pour faire un tel saut en arrière. Et pour répondre à cette question, l'activité journalistique est de plus en plus importante et par conséquent de plus en plus attaquée, atteignant des extrêmes, comme au Mexique, où l'assassinat de journalistes est presque journalier.

Le journalisme révèle la nécessité latente de trouver des solutions au monde moderne, principalement aux déséquilibres causés par un système cruel et inhumain qui ne favorise qu'une minorité et causant des dommages irréversibles à l'environnement comme aux personnes. Un système qui a séquestré la démocratie libérale et bourgeoise pour défendre seulement et uniquement leurs intérêts au détriment de la majorité de la population.

Face à l'échec de la démocratie représentative, la société crée des mythes sauveurs fondés sur des mensonges et des manipulations qui défendent des intérêts particuliers et jamais ceux de la population.

Un énorme syndrome de Stockholm envahit la planète où les gens, par peur et face à l'incertitude, votent pour ceux qui les manipulent et les contrôlent à travers un profond lavage de cerveau. L'idéologie basée sur une croissance sans fin, sur une planète dont ses ressources sont limitées n’est, non seulement criminelle, mais révèle également l’incapacité de réfléchir et l'absence totale d’intelligence face à l'obsession du profit et des avantages à court terme. Eux-mêmes détruisent les sources de revenus qui leur donnent une telle richesse éphémère.

Inévitablement, la seule issue pour la politique des gangsters, c’est la guerre. Nous avons comme exemple les dernières guerres causées par le manque d'énergie fossile. Les prochaines seront celles de l’eau, de l’espace et de l’oxygène pour respirer sur une planète couverte par la pollution.

 Social-libéralisme

L'idéal social du libéralisme économique est représenté dans la phrase suivante : Travaille, tais-toi et consomme. C'est tout ce que l'on attend des citoyens d'une nation gouvernée par des élites économiques ; continuer à consommer pour enrichir le 1% des propriétaires du capital qui affichent des fortunes indécentes par rapport à la situation de l'immense majorité de la population mondiale. Déjà même le mot de libéralisme social renferme sa propre contradiction, car le libéralisme ne peut et ne sera jamais, social.  Les partis libéraux défendent l'économie, les multinationales, la concentration du pouvoir et de la richesse, et dans ce contexte le social, il n'existe pas et s’il existe, il l'est au niveau des miettes que les libéraux donnent aux sociétés pour éviter les grandes explosions qui pourraient mettre le système en danger, comme les Gilets Jaunes en France.

 L’urgence écologique

Cyniquement, à cause de la pression populaire, les libéraux et les capitalistes prétendent aujourd'hui s'intéresser aux problèmes écologiques et ce, à des fins électorales, compte tenu de la croissance importante des partis écologiques principalement en Europe. Alors que les libéraux capitalistes sont précisément responsables du la plupart des problèmes environnementaux existants, ce sont ceux qui les sabotent et imposent leur veto à toute initiative visant à transformer le capitalisme sauvage et à empêcher la destruction de la planète. Représentant maximum en ce moment du mouvement antiécologique et négationniste, Donald Trump, qui, au nom de son slogan, l’Amérique en premier, place les intérêts économiques du pays au-dessus de tout, se retire des traités internationaux et se bat pour rouvrir les mines de charbon. Il justifie l'exploitation des combustibles fossiles et la préparation d'une nouvelle guerre dans le Golfe Persique afin de maintenir le contrôle du pétrole. Donald Trump écarte toute possibilité de prendre au sérieux les évidences climatiques et invente des théories les plus fantastiques pour justifier une telle attitude.

Dans la deuxième partie de cet article, nous essaierons de voir en détail les gangsters qui nous gouvernent et qui mènent le monde à la catastrophe. Mais l’espoir naît, grandit et se développe dans les forces populaires, comme au Soudan ou en Algérie, car lorsque le peuple se révèle, il n’y a aucune force pour l’arrêter, il n’y a pas de force pour résister, comme nous le voyons à Hong Kong, ou le réveil du peuple brésilien après le traumatisme provoqué par l'élection de Jair Bolsonaro, qui, après les nouvelles révélations de l'Intercept, a prouvé la farce de la condamnation de l'ancien président Luis Ignacio Lula da Silva et du complot visant à l'éliminer de l'élection présidentielle de 2018. L'ancien juge tout puissant et actuel ministre de la Justice de Bolsonaro, Sergio Moro, s'est révélé être un criminel, un manipulateur, au service des intérêts des États-Unis. Traître à son pays, à son continent, s'alliant au pire ennemi de l'Amérique latine, ouvrant la voie au terrorisme economiique américain et soumettant le peuple brésilien à la misère, à l'insécurité et à un gouvernement mafieux et incompétent .

Alfonso Vásquez Unternharer

Traduit de l’espagnol par Lourdes Barros-Beltran

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