Mes amies, mes amis, chaque sortie ressemble à la roulette russe. Abstenez-vous ou prenez les dispositions recommandées par les autorités.

 Une chose est sûre, le déconfinement ne rendra pas les cons moins con !

 Je suis certain qu'au fin fond d'un bureau des ministères des finances de chaque pays européen, il  se trouve un fonctionnaire, discret, et qui calcule ce que rapporte la mort prématurée de toutes ces personnes âgées. Toutes ces personnes, souvent malades, issues de milieu modeste représentent un coup financier important, souvent à perte. Or nous vivons au temps de la santé, soit déjà privatisée, soit en voie de l'être. Le malade n'est plus un patient, il est devenu un client.

 Un client qui doit être rentable. S'il peut payer, les portes lui sont grandes ouvertes le temps qu'il faut et certains des meilleurs médecins s'en occupent. Ou il ne peut pas, pris en charge par les services sociaux, alors il restera le strict  minimum, voire moins, car dans ce système, le plus grand nombre d'admis dans un temps le plus court possible, devient rentable justement par la quantité traitée.

 Ce serait la première leçon à tirer de cette épidémie, remettre l'humain au milieu de la santé. Le remettre en tant qu'humain, non comme un client qu'il faut traiter.

La santé ne doit plus être un bien privé,

Elle doit redevenir un bien publique. Payée par les impôts, égale pour tous, la santé n'est pas une marchandise qui s'achète. Elle ne peut induire un système à plusieurs vitesses et si certains se prétendent au dessus du lot, soit, mais se sera au prix maximum dans des établissements non pris en charge par l'Etat. 

 Le citoyen ne peut plus accepter d'être un client qui aura des soins suivant son porte monnaie. L'hôpital n'est pas une entreprise comme les autres, son système économique peut-être rationnel pas soumis à un rendement quelconque décidé par des administratifs obtus et hors sol.

 Il n'y a que les soignants qui savent et leur parole doit-être la seule à être entendue. Mais aussi, il faut revaloriser les salaires des infirmières et infirmiers, des aides soignantes et aides soignants et bien sûr des personnel d'entretien et de nettoyage. Prendre en compte qu'ils sont toutes et tous dévouées.es jusqu'à l'épuisement complet.

 Il faut ne pas oublier cette leçon de vie, de ces gens montant au front, parfois nus, de manière symbolique. Et il y a eu de la casse chez eux, ne jamais l'oublier.

 L'Union européenne évoque un confinement pour les personnes âgées jusqu'à la fin de l'année, dixit Ursula von der Leyen, présidente de la commission européenne. Mais quel âge ? Cela, elle ne le précise pas et pour cause, on s'en doute. L'âge de la retraite étant un sujet très délicat pour de nombreux pays. Cela promet une jolie foire d'empoigne à venir. 

 On sait bien qu'avec ces tartuffes là, ils prendront l'âge médian, haut, bien sûr, de la retraite, et fixeront un âge qui arrangent chacun. Z'en ont rien à foutre des vieux, au contraire, plus ils crèvent plus les comptes sociaux s'équilibrent.

 La Chine ce doux pays, veut incorporer de la bile d'ours dans une préparation contre le coronavirus. En y ajoutant également un peu de poudre de cornes de chèvres. Donc, il y des fermes à ours, où les pauvres bêtes sont enchainées dans des cages, obligées de rester debout, avec un cathéter planté dans la vésicule biliaire, qui pompe, qui pompe, la bile 24/24. Le tout encouragé par les plus hautes instances du PC chinois, comme étant un remède classique de la pharmacopée traditionnelle de ce pays. J'espère qu'un jour, les gouvernements de nos démocraties couperont les ponts avec ces barbares sanguinaires. Y en a marre de cette complicité honteuse avec ce régime dictatorial rouge.

 La patronne de l'Europe est préoccupée, voyez-vous, par la situation politique en Bulgarie. On la penserait préoccupée par le fait que des milliers d'européens meurent chaque jour mais non !

 Et our l'instant personne ne calcule le nombre de personnes âgées qui se laissent mourir uniquement par solitude, qui se laissent glisser, suivant le jargon des établissements spécilisés.

 Prenez une longue vue. Au début du COV 19, nous regardions, confiants, la ligne d'horizon, nous pouvions presque la toucher du doigt. Las, maintenant, on nous demande de regarder par l'autre côté de la lorgnette et là, la perspective n'est plus du tout la même...

 Le déconfinement, comme la plongée sous marine, tu descends relativement rapidement et tu mets des heures à remonter, palier par palier.

 

Jean-Yves Le Garec

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