2230649 les elections europeennes 2019 en france web tete 060361229438

 

L'écologie ou l'école des bons à rien qui se croient bons en tout.

Clémenceau disait, la guerre est une affaire trop sérieuse pour être confiée à des militaires. Tout ce qui a trait à l'écologie, terme bien galvaudé, ne devrait plus être aux mains de ceux qui se disent écolos, enfin, surtout aux mains des écologistes politiques. Parce qu'ils ont transformé un formidable enjeu en une religion intégriste qui pratique l'anathème à outrance.

D'intransigeance en intransigeance, dans le discours, ils ont fascisé le débat. Or, nos braves écolos politiques, sont souvent moins écolos que le citoyen lambda.

Une des raisons principales étant qu'ils sont purs sujets urbains, des écolos des villes. A ce titre, il ne réfléchissent, enfin, ils pensent le faire, qu'uniquement sur les grands enjeux de notre planète. Ce qui est fort louable mais totalement inaudible.

Une autre raison de ne pas leur faire confiance et qui ne vous a sûrement pas échappé, c'est que... Personne ne le fait. Chaque parti politique a maintenant ses propres écolos maison et fait flèche de tout bois sur ceux qui ne représenteraient que l'écologie. C'est très curieux comme phénomène.

Déjà, quand ils sont du même parti écologique, EELV (Europe Ecologie Les Verts) par exemple, ils ne s'entendent pas entre eux, trop d'ambition pour les uns, d'égos pour les autres, rien ne va. Or, imaginez, quand ils se confrontent entre gens de partis différents. Cela devient une cacophonie. Ils s'écharpent alors sur tout et parlent de tout, sauf des enjeux climatiques ou autre défense de la bio-diversité.

Je faisais remarquer que les grandes figures, plus verte que moi tu meurs, ne parlent que des grands enjeux. Parce qu'ils ne connaissent que ça, s'en repaissent du soir au matin et analysent le moindre rapport pondu au fin fond d'une entité internationale. Si Tartempion, expert auprès de l'ONU, le dit, alors c'est parole d'évangile.

Et puis parler des grands enjeux internationaux (toujours) comme par exemple l'agriculture, permet de donner des leçons de façon générale. Il faudrait faire comme ci et pas comme ça et patata et patati. Mais descendent-ils, nos écolos, au ras du paysan, pour lui expliquer comment il doit cultiver sa terre suivant ce qu'ils ont lu et croient avoir compris. Que nenni !

Ça, ce n'est pas leur boulot, de mettre en pratique ce qu'ils professent à longueur de plateaux télé. Et puis, ils sont débordés. Entre les différentes chaines, le maquillage, le débriefing, le transport vers un autre studio, les conférences, les réunions électorales, nous les comprenons, les pauvres chéris sont crevés.

De plus, une chose est de parler doctement, une autre est d'aller dans un champ boueux, par pluie et froidure, dire à un bon paysan bien tanné, aux mains comme des troncs d'arbre, qui bosse parfois 18 sur 24, 7 sur 7 et depuis toujours, comment il devrait travailler sa terre ! Terre que déjà le grand-père tenait de son arrière grand-père... Ben, il n'est pas fou notre écolo des villes, il ne veut pas rentrer chez lui, le cul truffé de gros sel. Donc, il se contente de pérorer à la télé.

Le citoyen lambda, lui, il a compris cela depuis longtemps. Il se débrouille, il trie ses petits déchets et essaie de mettre du vert dans ses décisions. Il va regarder sur internet, pas pour savoir sur le réchauffement climatique (d'ailleurs on ne dit plus réchauffement mais changement) il est au courant, non, il cherche à savoir comment faire zéro déchet, par exemple.

Parce que ça, les écolos politiques, n'en parlent pas dans leur logorrhée, ils sont au dessus de ces contingences matérielles. Eux, ils parlent d'énergie verte et renouvelable, certes plus cher, mais bon, c'est le prix à payer. Payer par qui, au fait ? Ou bien, cette taxe sur le carbone, ben oui, mes braves concitoyens, va falloir vous y habituer à la payer (encore payer, toujours payer) ou bien, habiter dans les villes où les transports en commun sont fortement développés.

On pourrait presqu'en conclure à les écouter, qu'habiter en campagne, serait devenu une hérésie écologique. On rêve, là.

Et puis, preuve flagrante de cet engagement écolo bidon, les grandes figures historiques en France qui s'en portaient garantes ont disparu. Hop, envolées, les Duflot, Causse et surtout Hulot, le grand prêtre, prince de la leçon mais roi de la reculade devant l'adversité. Il avait pourtant tout entre les mains, la confiance des Français et le pouvoir de faire... Las ! Même Cohn Bendit, précurseur de la lutte écologique qui conduisit une liste verte en son temps, a rejoint son camarade Président Macron. Tellement il trouvait les Verts français nuls à chier.

Bref, comme d'habitude en France, ceux qui font en disent peu et ceux qui disent beaucoup en font encore moins. Et j'attends toujours qu'un de ces fanfarons politico-écologistes vienne dire merci à nous autres petits Français, un merci pour ce que nous faisons, nous, au ras des pâquerettes pour une planète plus vivable et plus durable.

A suivre

Jean-Yves Le Garrec

 

 

 

 

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