La question est d'importance en ces temps chahutés par le changement climatique. De plus, le listing des catastrophes prévisibles s'allonge au fur et à mesure des absences de réponses rapides ou efficaces de nos gouvernants.

Quelques mesurettes par ci par là, trois petits tours et des ritournelles apaisantes. Mais chacun est capable d'apprécier maintenant ce changement climatique et mettre la pression sur leurs édiles.

 Or les perturbateurs endocriniens nous transforment en imbéciles, l'impasse thérapeutique des antibiotiques en futurs zombis, la robotique en spectateurs passifs du travail et le dégel du permafrost en potentiels millions de victimes. Là, c'est encore invisible, on en parle moins et nos responsables politiques ne s'en préoccupent guère.

 Il est naturellement évident que ceux qui sont responsables de ce désastre annoncé, soit qu'ils le perpétuent, soit qu'ils le cautionnaient, soit qu'ils en assument l'héritage, ne veulent ou ne peuvent (mon indulgence naturelle) remettre en cause fondamentalement le système qui nous a mené là où nous en sommes.

 Ils sont les gardiens de ce système capitaliste qu'ils ont laissé dériver vers l'immonde caricature de lui-même qu'il est devenu. Tout au plus veulent-ils le réformer à la marge, cacher sous le tapis quelques grandes misères sociales mais le réformer en profondeur, jamais.

 Tous nos élus actuels de par le monde ont été élevés à son biberon, ont été façonnés à ses mantras, ont été formatés pour le laisser prospérer jusqu'à la nausée. L'offre et la demande et entre les deux d'immenses cargos comme autant de fossoyeurs de notre terre. Au niveau de ces dragons cracheurs d'une fumée mortelle, ce n'est même plus de la pollution mais les neuf cercles de l'Enfer de Dante !

 En conséquence nos dirigeants essaient juste de transformer à la marge notre style de vie. Et le tout en nous faisant comprendre que si rien ne change ce sera de notre faute. Nous, les peuples serions rétifs à la grande cause décrétée. La preuve, nous refusons quelques petites taxes par ci par là, sensées améliorer notre bien-être.

 Non, nous refusons ces taxes qui ne sont qu'une prime à l'incompétence de ceux qui nous gouvernèrent et à ceux nous gouvernent aujourd'hui. Nous n'avons pas à payer pour ces malfaisants, ces incapables, qui ont ruiné notre planète et hypothéquer son devenir. Qu'ils s'excusent déjà devant les enfants du monde !

 Et pourtant, nous ne produisons que le stricte minimum en énergies carbonées mais le calcul se fait par moyenne. Moyenne tirée vers le haut et même le très haut par ce qui nous est inaccessible, sauf pour payer notre quote part qui n'est pas représentative de notre réel bilan.

 Nous, nous trions et poubellisons en de multiples récipients et pleuvent les taxes. Nous, nous trions, ce que d'autres recyclent en y gagnant de l'argent. Nous, nous trions et gare à l'erreur, pleuvent les amendes salées.

 Le changement de mode de vie, c'est le même pour nous, les peuples, payer !

Jean-Yves Le Garrec

 

A suivre

 

 

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