Signature du traité instituant la CECA (Communauté Européenne du Charbon et de l'Acier) dans le Salon de l'Horloge (Quai d'Orsay) où Robert Schuman, ministre français des Affaires étrangères, tient le traité.

Juste changer de mode vie ou changer de paradigme sociétal ?

 Mais comment en sommes-nous arrivés au bord du précipice ?

 Depuis Lénine et sa parabole sur les capitalistes qui achèteraient la corde pour les pendre, les capitalistes ont fait du chemin. Et s'ils ont effectivement acheté cette fameuse corde c'est pour mieux nous y pendre, à nous, les citoyens.

 Dans le capitalisme, hélas, le pire ne peut côtoyer que le moins pire. Les grands industriels allemands qui portèrent Hitler au pouvoir et firent travailler jusqu'à la mort les déportés, fut le pire depuis l'abolition de l'esclavage dans les grandes plantations américaines. Notons au passage que ces grands groupes existent toujours, de Hugo Boss qui fournissait les uniformes des SS à Volkswagen ou plus emblématique encore, Bayer, producteur et vendeur du Zyklon B. Idem des grandes fortunes du Sud des USA qui jamais ne réparèrent quoi que ce soit ni dédommagèrent qui que ce soit.

 Pour être juste, il faut reconnaitre que Lénine utilisa aussi cette fameuse corde pour pendre son propre peuple. Et souvent je me pose cette question si la paix pour les uns n'est pas que la prospérité pour les autres. Notamment sur le vieux continent ravagé par des guerres à répétition.

 La paix devenue une longue pause pub entre deux guerres.

 De manière symbolique, l'Europe a sa création, s'appela Communauté Européenne du Charbon et de l'Acier. Il n'était point question de supprimer les frontières. Et maintenant l'Europe, c'est la libre circulation des capitaux, celle des biens, celle des services et enfin celle des gens. Donc, sur cette pierre angulaire de la construction européenne, trois principes financiers issus du libéralisme, un seul principe humain issu du social, maigre ratio !

 Je sais bien que nos gouvernants nous bassinent les oreilles avec ce fumeux argument qu'avec l'Europe nous vivons en paix depuis 75 ans. Ce qui pour certains peuples n'est déjà pas tout à fait vrai. Mais admettons. Pourtant je ne crois pas à une construction européenne strictement politique à mettre au crédit de quelques grandes figures.

 Je crois plus que les milieux économiques, les grandes familles industrielles bref le grand capital et sa compère la finance bancarisée ou non, ont dit aux politiques, stop, vous ne devez plus enrôler et envoyer au casse-pipe, notre mains d'oeuvre, jeune et vigoureuse.  Il est venu le temps de faire des affaires et si guerre ou suprématie, il y a, elle sera économique. Les milieux économiques avaient raté le coche avec le fascisme, ils la jouèrent démocratie libérale et libre échange. Du pire au moins pire, donc !

 Et ce fut le début des trente glorieuses.

 Et la consécration de la révolution industrielle.

 Révolution industrielle qui portait déjà en son sein, la plus grande entourloupe depuis la fin des années 1800.

 Cette entourloupe fut que la société humaine populaire donna de bonne foi son âme à des politiques qui ont accepté démocratiquement, donc, que des enfants, femmes, hommes, vieillards, meurent au travail pour quelques uns de leurs semblables avec l'enfumage que c'était pour le bien de la collectivité. Les mineurs furent les plus emblématiques de ce sacrifice humain des uns pour les autres.

 Qui donc décida que les entrailles charbonneuses de la terre appartenaient à quelques familles ?

 Or depuis ce précédent, tout est devenu possible. La nature qui offre généreusement ce qu'elle a, fut transformé en un bien privé, monnayable ! Et le dépôt de brevet se transforma en une arnaque monstrueuse.

 A suivre ...

 Jean-Yves Le Garrec

 

 

 

 

 

Submit to FacebookSubmit to Google PlusSubmit to TwitterSubmit to LinkedIn