Adam est un petit garçon de huit ans, orphelin de père, il vivait avec sa maman dans une cabane près d’une forêt, un jour alors qu’il n’y avait plus rien à manger, sa maman lui donne un panier et lui dit : « Vas mon fils ramasser des glands que je réduirai en farine », Adam s’en alla.

Arrivé dans la forêt il croisa un vieillard grand de taille, maigre, avec une longue barbe blanche vêtu d’un vieux burnous tout troué.

« Bonjour grand père », le vieillard le dévisagea « que viens-tu faire dans cette forêt ? »

« Maman et moi n’avons plus rien à manger, je suis venu ramasser des glands pour que maman en fasse de la galette », le vieillard lui dit « Si tu veux, je vais te montrer un endroit où tu trouveras de gros glands ». Il le prit par la main et ils marchèrent longtemps et arrivés devant une grotte, ils pénétrèrent. Adam pris de panique cria : « Pourquoi m’as-tu emmené dans ce trou ? Ce n’est pas dans ce noir que je vais trouver des glands ».

« Chut ! Ne pose pas de questions, tu sauras tout plus tard ». Adam tremblait de peur entendit une voix, « N’es pas peur, n’es pas peur », il se retourna et vit deux sortes d’étoiles scintillaient et au fur et à mesure qu’elles grossissaient comme des boules, une lumière jaillit éclairant la grotte, c’était les yeux d’une couleuvre qui s’adressa à lui, « C’est la providence qui t’as guidée jusqu’à moi pour me délivrer et pour t’aider, sortons tous de cet endroit ».

La couleuvre rompait, rompait, rompait à travers les arbres et les feuillages de la forêt suivie du vieillard et d’Adam. En arrivant devant un vieux château inhabité, elle s’arrêta et s’adressa à Adam : « Rentre dans ce château, traverse le jardin au bout duquel se trouve une porte en bois, tu la pousses et tu tomberas juste dans une grande salle, au milieu se dresse une table basse en marbre, sur laquelle est posé un vase en jade, mets ta main dedans et prends la fiole qui s’y trouve et surtout tache de ne pas la faire tomber, à ton retour tu connaitras l’importance de son contenu ». Adam s’exécuta et revint avec la fiole auprès du vieillard et de la couleuvre qui lui demanda « Débouche la fiole, asperge le vieillard et moi du liquide qu’elle contient ».

Aussitôt la couleuvre prit la forme d’une jeune fille d’une beauté éblouissante et le vieillard devint lui aussi un très beau jeune homme. Adam ne comprenant rien, s’écria «Mais que ce passe-t-il ? Expliquez-moi »

« Je vais te raconter notre histoire, j’étais prince et avec mon épouse nous étions très heureux, jusqu’au jour où une méchante sorcière qui rodait autour de mon château, très jalouse de notre bonheur nous jeta un sort et transforma mon épouse en couleuvre et moi en vieillard et elle avait juré que nous le resterons jusqu’à ce qu’un petit garçon vienne nous délivrer et elle disparut, et c’est toi le petit garçon ».

« Et le secret de fiole alors ? » la jeune femme lui dit « C’était ma douce nourrice que dieu aie son âme, qui était une fée, qui me la remise avant sa mort en me disant : tu n’en feras usage que si un esprit maléfique venait à te frapper. Voilà maintenant tu sais tous ».

« Et où vais-je trouver le gros glands ? ». Le jeune homme sourit, mit sa main dans la poche et en retira en gros gland en or, il le donna à Adam « Avec ce gland, tu vivras avec ta maman dans le bonheur et vous n’aurez plus faim ».

Adam remercia le couple princier, le salua et rentra chez lui. Arrivé dans la cabane il trouva sa mère très inquiète, « Ou étais-tu passé ? » « Maman ca y est, plus de misère, nous n’aurons plus faim »

« Comment ça ? »

« Regarde ce que le prince m’a donné » en montant le gros gland d’or.

« Ou as-tu rencontré ce prince honorable ? »

« Assieds-toi et écoute moi »

Adam lui raconta l’aventure qu’il a vécue avec la couleuvre et le vieillard. Elle le serra dans ces bras ;

Sur sa joue coula une larme de joie ;

« Oh mon fils, j’ai toujours gardé la foi et des fois de peur j’ai tremblé pour toi »

« Toi qui es le baume de mon cœur ;

Je ne suis pas sortie mendier par pudeur ;

Et maintenant grâce à dieu notre seigneur ;

Nous allons vivre dans le bonheur »

 

 Par : OULDALI FATIHA

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