La chancellerie fédérale a reçu la déclaration de retrait de l'initiative du PDC contre la pénalisation du mariage le 4 février.

 Il pourrait s'écouler plusieurs années avant qu'un nouveau projet abolissant la pénalisation du mariage voie le jour.

 Le peuple ne revotera pas sur l'initiative du PDC contre la pénalisation du mariage. Le Conseil fédéral a pris mercredi acte du retrait du texte. Les initiants avaient déjà annoncé en janvier leur intention de le faire au profit d'une nouvelle initiative.

Le nouveau texte visera aussi la fin de la discrimination fiscale du mariage, mais ne contiendra plus la définition de cette institution comme l'union durable d'un homme et d'une femme. Selon le président du PDC Gerhard Pfister, le texte devrait profiter à tous les couples mariés et les personnes vivant sous le régime du partenariat enregistré, donc également aux couples homosexuels.

La chancellerie fédérale a reçu la déclaration de retrait le 4 février. L'initiative du PDC intitulée «Pour le couple et la famille - Non à la pénalisation du mariage» avait été acceptée par 16 cantons et demi, mais rejetée par une courte majorité des votants le 28 février 2016. Le Tribunal fédéral a invalidé le résultat l'année dernière en raison d'une grossière sous-estimation par l'administration fédérale du nombre de couples pénalisés.

Recours annoncé

L'initiative aurait dû être soumise à nouveau au peuple au plus tard le 27 septembre. Son retrait n'est toutefois pas du goût de Human Life International Schweiz. Dans un communiqué, l'organisation chrétienne annonce le dépôt d'un recours auprès du Tribunal fédéral après la publication de la déclaration dans la Feuille fédérale.

S'appuyant sur une expertise de droit d'une avocate zurichoise, elle estime le retrait d'une initiative après une votation inadmissible. Et défend un droit inconditionnel à la répétition d'une votation annulée dans des conditions conformes au droit.

Problème non résolu

En attendant, le problème de la pénalisation fiscale des couples mariés qui occupe le Parlement depuis 1984 n'est pas résolu. Le Conseil fédéral a jusqu'à présent présenté cinq modèles, mais le Parlement n'a jamais réussi à s'entendre.

Il a enterré le dernier projet en décembre 2019. L'impôt fédéral direct aurait d'abord été calculé selon le barème actuel de la taxation commune, puis comme s'il s'agissait de deux concubins. Au final, la facture la moins lourde aurait été appliquée, ce qui devait éliminer une éventuelle pénalisation des couples mariés. Les concubins qui ont des enfants auraient en revanche été davantage taxés.

Il pourrait s'écouler plusieurs années avant qu'un nouveau projet voie le jour. La forte progression de l'impôt fédéral direct désavantage les époux par rapport aux concubins, qui ne sont pas imposés en commun. La différence admissible a été fixée par le Tribunal fédéral à 10% en 1984.

Le PDC veut aussi éliminer les inégalités dans les assurances sociales concernant par exemple les rentes AVS. Les époux retraités ont pour l'instant droit à une rente commune plafonnée à 150% alors que les concubins reçoivent chacun leur rente pleine. Le gouvernement estime toutefois qu'ils sont globalement légèrement avantagés en matière d'assurances sociales par rapport aux concubins.

nxp/ats

 

Lolita, Petra et Ciara: pas moins de trois dépressions hivernales ont touché la Suisse ces dernières semaines. Des experts tentent d'analyser le phénomène.

 Une série de tempêtes violentes a balayé la Suisse en peu de temps ces dernières semaines. Elle a débuté fin janvier avec Lolita et des rafales atteignant les 150 km/h. À l'aéroport de Zurich, on a enregistré des bourrasques à 110 km/h, soit l'une des plus fortes rafales depuis le début des mesures. Quelques jours plus tard, c'est Petra qui a soufflé sur le pays, causant des dégâts s'élevant à près de trois millions de francs.

  Une nouvelle tempête va frapper la Suisse jeudi

Une alerte de degré 3 sur 5 a été émise par Météosuisse pour des vents violents dès jeudi midi et jusque dans la nuit. Il va souffler jusqu'à 100 km/h en plaine. A lire ici.

Enfin, le 10 février, soit à peine une semaine plus tard, c'était au tour de Ciara de frapper la Suisse pour une troisième tempête hivernale en l'espace de deux semaines.

Est-ce que le dérèglement climatique est à l'origine du phénomène? Et va-t-il s'amplifier? Des climatologues tentent de répondre à cette question.

 La toiture de la cathédrale de Francfort a été touchée par une grue de chantier, sans doute non maîtrisée à cause d'une rafale de vent. (10 février 2020)

La tempête Ciara déferle sur la Suisse.

Vents plus violents

Un rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat indique une tendance à la multiplication et à l'intensification des cyclones sur l'Atlantique nord. Les modèles actuels prévoient une extension de la trajectoire des tempêtes de l'Atlantique nord vers l'est, et donc un déplacement des trajectoires des cyclones vers l'Europe.

Les chercheurs partent du principe qu'une atmosphère plus chaude créera de meilleures conditions pour la formation des cyclones et que les tempêtes en deviendront donc plus fortes. «La plupart des études et des modèles s'accordent à dire qu'une augmentation du nombre de cyclones violents entraînera une augmentation de la fréquence des vents violents en général», écrit par exemple le climatologue Joaquim Pinto dans son livre «Climate Change and Germany». L'Institut central autrichien de météorologie indique également que la fréquence des jours de tempête pourrait augmenter de 19 à 33 %, selon les simulations.

Pas de consensus

Pourtant, nombre d'études ne montrent pas d'augmentation du nombre et de la force des tempêtes hivernales. Professeur au Centre Oeschger pour la recherche climatique de l'Université de Berne, Christoph Raible affirme lui aussi que les modèles climatiques prévoient une augmentation future des zones de basse pression en Europe centrale. «Cependant, pour l'instant, rien ne permet de penser que le changement climatique passé joue un rôle dans les tempêtes des latitudes moyennes.»

Le professeur considère la série actuelle de tempêtes comme un phénomène normal. «Avec les conditions météorologiques actuelles, il y a une plus grande probabilité d'une série de tempêtes», dit-il. Les tempêtes hivernales ne sont pas le fruit du hasard. «Si la première tempête est forte, il y a une grande probabilité que d'autres tempêtes plus fortes suivent.» C'est le genre de temps auquel on peut s'attendre en hiver, dit-il.

Heini Wernli, professeur de météorologie à l'EPFZ, partage ce scepticisme: «Les simulations disponibles du climat futur ne permettent pas d'affirmer clairement que les tempêtes hivernales seront plus fréquentes à l'avenir. Il est très difficile de modéliser la situation et de déterminer si nous y seront davantage confrontés à l'avenir.»

bz/pam/lom

 

 

Le concours, qui vise la création de petits espaces de verdure en milieu urbain, est doté de 30'000 francs. Les dossiers peuvent être rendus jusqu'au 31 mai.

 L'édition 2020 du concours Nature en ville s'ouvre aux candidatures de l'ensemble du Grand Genève. L'objectif est de promouvoir la création de petits espaces de verdure et de biodiversité dans le milieu urbain. Lancé en 2014 par l'Etat de Genève, le concours est doté de 30'000 francs.

Potagers urbains, toitures végétalisées, haies indigènes ou prairies fleuries, 19 sites genevois ont été récompensés durant ces cinq dernières années. Pour la première fois, le concours s'ouvre à l'ensemble du territoire du Grand Genève, les enjeux ne s'arrêtant pas aux frontières, a fait savoir mardi le Conseil d'Etat genevois.

L'édition 2020 distinguera aussi, de façon honorifique, des projets déjà constitués, notamment par des collectivités publiques. Seuls les projets qui n'existent que sur le papier, ou dans l'imagination des riverains, bénéficieront d'un coup de pouce financier de la part du canton de Genève.

Les dossiers de candidature peuvent être transmis, cette année, jusqu'au 31 mai. Le palmarès sera dévoilé en automne.

lfe

 

Mesdames, Messieurs,
Chères et chers Ami-e-s,

Le 16 janvier dernier, la Ville de Genève lançait une action remarquée: la féminisation de la moitié des panneaux signalant des passages pour piéton-ne-s sur le territoire municipal. Gadget absurde et dépense inutile pour certain-e-s, mesure indispensable et avant-gardiste pour d’autres, ce projet crée le débat. Et c’était aussi l’effet recherché.

Nous le savons: historiquement, l’espace urbain a été conçu par les hommes, pour les hommes. Aujourd’hui encore, femmes et hommes ne disposent pas du même usage de la ville, les hommes flânant et s'arrêtant volontiers dans les rues, tandis que les femmes sont plus fréquemment en mouvement et se déplacent prioritairement pour des raisons fonctionnelles. Souvent confrontées à du harcèlement sexiste, celles-ci développent des stratégies d’évitement, se retirent de l’espace public et bénéficient d’une accessibilité moindre à certains lieux.

En remplaçant 250 panneaux représentant un monsieur à chapeau pour y faire apparaitre six silhouettes féminines, la municipalité a souhaité délivrer un message symbolique fort: la ville appartient à tous et toutes. Bien sûr, seule, cette action pourrait paraitre anecdotique, superflue. Elle s’inscrit cependant dans un engagement global en matière de promotion de l’égalité femmes-hommes et de déconstruction des stéréotypes de genre, développé avec conviction depuis 13 ans déjà, et plus particulièrement dans le plan d’action municipal «Sexisme et harcèlement dans l'espace public», voté par le Conseil municipal en 2019. La tenue de la 6ème édition de la Semaine de l’égalité, du 28 février au 8 mars prochain, vient rappeler cet engagement de longue date.

Le fort engouement médiatique rencontré par cette action – relayée dans plus de 250 articles et reportages à travers 32 pays – comme le flot de réactions violentes et réactionnaires qu’elle a suscitées, confirment l’importance de cette thématique et confortent la Ville dans sa volonté de travailler sur la question thématique du genre dans l’espace urbain. Nous continuerons donc à agir pour rendre notre ville plus accueillante, accessible et inclusive. Quitte à déplaire à certain-e-s. Mais faire bouger les lignes, questionner l’existant et imaginer la ville durable de demain, c’est aussi le rôle d’une collectivité publique locale.

Sandrine Salerno
Maire de la Ville de Genève

 

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