clima manif geLa quatrième manifestation pour le climat a faibli, samedi, au bout du lac.

 Cette quatrième marche nationale pour le climat, la deuxième à se dérouler un samedi, n'a pas rencontré le succès espéré dans la cité de Calvin. «Il existe un risque d'une certaine lassitude», a reconnu Laurane Conod, l'une des membres du comité d'organisation genevois, interrogée par Keystone-ATS.

Pas question toutefois de baisser les bras, a-t-elle assuré. «Nous ne voulons pas arrêter notre mouvement tant que nos revendications n'ont pas été entendues, tant que nous n'avons pas obtenu des résultats concrets», a affirmé l'étudiante genevoise.

Ce risque d'essoufflement oblige les membres du mouvement à innover et à trouver de nouveaux projets, a expliqué Laurane Conod. «A Genève par exemple, nous voulons demander davantage de pistes cyclables», a-t-elle relevé.

Sit-in devant UBS et Credit Suisse

Pour arriver à leurs fins, les jeunes militants ne souhaitent pas passer par la voie politique habituelle. «Celle-ci s'est montrée inefficace jusqu'à maintenant, même si elle risque d'être inévitable pour certains projets», a estimé Laurane Conod.

Samedi sous le soleil de Genève, le cortège est parti peu avant 15h00 de la Place des Vingt-Deux Cantons, à proximité de la gare de Cornavin. Les manifestants ont traversé le pont du Mont-Blanc avant de se diriger vers les Rues Basses, où ils se sont assis quelques minutes devant les agences d'UBS et de Credit Suisse.

«Les banques et le pétrole, y en a ras le bol!» ou «Les multinationales au tribunal», ont-ils notamment scandé devant les deux banques, protégées par un cordon de policiers. La foule, composée majoritairement de jeunes, s'est ensuite déplacée jusqu'au Parc des Bastions, où elle s'est dispersée dans le calme.

nxp/ats

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Une aide de 100 francs va être proposée par la Municipalité en vue de l'acquisition d'un abonnement annuel junior des transports en commun.

Un «signal fort» pour inciter les 12-24 ans à utiliser les Transports publics genevois (TPG). La Ville de Genève va envoyer courant mai un bon de 100 francs pour l'achat d'un abonnement annuel junior «Tout Genève» aux jeunes qui sont domiciliés sur son territoire. Le sésame coûtant 400 francs, il faudra donc débourser 300 francs pour l'obtenir.

Davantage d'autonomie

Le but est de soulager les parents, mais aussi de montrer que les TPG proposent une manière «efficace, pratique et durable» de se déplacer au quotidien. C'est aussi un pas vers plus d'autonomie pour les jeunes, relève la Municipalité: «Ils peuvent commencer à se déplacer seuls pour des trajets habituels et petit à petit étendre leurs connaissances géographiques et évoluer vers plus d’indépendance.» Les autorités rappellent aussi qu'outre le tram et le bus, l'abonnement permet également d'emprunter les mouettes ou de prendre le train à l'intérieur du territoire couvert par Unireso. L'offre sera complétée en fin d'année avec le lancement du Léman Express.

Le courrier de la Ville sera adressé nominativement aux personnes concernées. Les futurs jeunes acquéreurs devront se rendre avec leur bon en poche dans un point de vente TPG ou CFF munis de leur carte d'identité pour obtenir leur abonnement à prix réduit.

Plébiscité au Municipal

Pour rappel, sur proposition du PDC, cette aide financière avait été acceptée à l'unanimité par le Conseil municipal en décembre. La mesure coûtera environ 500'000 francs à la Ville.

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Drone Stade de Geneve 759x500 Le toit de l'enceinte sportive va se recouvrir de 5000 m2 de panneaux. Le projet est participatif: il propose aux Genevois d'acquérir des m2.

Les panneaux seront installés sur la partie non vitrée du toit du stade. Ils recouvriront 5000 m2.

Le stade de Genève s'apprête à devenir la troisième centrale solaire du canton. Cet été, son toit sera recouvert de 5000 m2 de panneaux photovoltaïques. L'installation produira dès septembre 1,1 GWh d'électricité, soit l'équivalent de la consommation annuelle de 367 ménages. La particularité du projet tient dans son aspect participatif. Dès ce mercredi, les Genevois peuvent acheter des parts, autrement dit des kWh annuels.

Le stade consommera 30% de l'électricité produite. Les 70% restant sont commercialisés. Via l'opération «Mon m2 solaire», tout un chacun peut acquérir une ou plusieurs des 5400 parts à 330 francs. Chacune représente 100 kWh d'électricité par an (soit approximativement la consommation d'un ménage durant dix jours), pendant vingt ans. Ces kWh sont ensuite déduits de la facture du particulier-coopérateur.

Le projet est porté par les Services industriels de Genève (SIG), la Fondation du Stade de Genève et la Ville de Lancy. «On a testé le financement participatif sur le toit de la salle omnisports du Petit-Lancy, explique Christian Brunier, le directeur des SIG. On s'est dit que la population genevoise composée en majorité de locataires, donc ne pouvant pas installer de panneaux sur leur toit, aurait peut-être envie de contribuer au développement de l'énergie solaire en achetant un ou deux mètres carrés.»

L'intuition était excellente. «Il y a eu plus demandes que de parts», rapporte Frédéric Renevey, le maire de Lancy. Les 750 parts à 350 francs ont été écoulées en dix jours, la majorité des acheteurs en acquérant entre une et dix. Cette centrale, mise en service en décembre 2018, produit 0,2 GWh, l'équivalent de la consommation annuelle de 70 ménages. Les déçus de ce projet sont d'ailleurs prioritaires pour celui du stade.

«Notre ambition est de tripler notre production d'énergie solaire d'ici 2025, annonce Christian Brunier. Là, ce programme permettra d'assurer 5% de la consommation d'électricité d'origine solaire à Genève. Nous allons investir un maximum dans les grandes centrales, et encourager le financement privé», dont la voie participative. Les parts sont accessibles dès ce jour sur le site internet des SIG.


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getente 10 Plusieurs associations ont monté un village de tentes éphémères pour alerter les autorités sur le manque de places annuelles.

Mardi au petit matin, quelques dizaines de personnes actives dans la défense des sans-abri ont monté 200 tentes sur la plaine de Plainpalais.

L’opération, menée par des associations telles que l'Armée du Salut, Bateau Genève, Caritas, le Centre de la Roseraie, le Centre social protestant, Espace solidaire Pâquis, le CARE et Première ligne, visait à alerter la population sur le manque de places d’accueil pour les personnes précaires durant l’été et pointer un besoin calculé à 400 au minimum. «Nous voulons rendre visible l'invisible. Selon les années et la situation internationale, il peut y avoir jusqu'à mille personnes qui n'ont pas de toit, a insisté Alain Bolle, directeur du Centre social protestant de Genève. »

«Les abris d’hiver ont fermé leurs portes le 31 mars. Cela fait 150 lits de moins et autant de personnes à la rue», a calculé Valérie Spagna, directrice de l’accueil de nuit à l’Armée du Salut. Les participants exigent des autorités qu’elles proposent un accueil estival en surface et non plus en abris PC, solution jugée insatisfaisante. «Pour sortir ces personnes de leur grande précarité, il faut leur proposer un toit, sinon toute leur énergie est tournée vers la recherche d'un lit et de nourriture au jour le jour. Des préoccupations qui ne leur permettent pas de s'engager dans la recherche d'emploi, par exemple», a-t-elle souligné.

Pour le directeur de Caritas Genève Dominique Froidevaux ce qui est souhaité c'est «la première marche. A partir du moment où la personne bénéficie d'une toit, la réinsertion peut parfois aller très vite.»

Le financement est également pointé du doigt. «Aujourd’hui, la Ville porte tout le poids de la gestion de l’urgence. Les autres collectivités se refilent la patate chaude, a détaillé Alain Bolle, directeur du CSP. Le canton et les autres communes doivent désormais faire leur part pour augmenter les ressources. il faut une vraie volonté politique pour faire avancer les choses» Il y a chez les politiques «une grande angoisse de l'appel d'air que nous contestons», estiment les associations.

Interpellé, le Département de la cohésion sociale (DCS) a regretté «de ne pas avoir été informé de cette action médiatique par les associations partenaires. Faire cavalier seul sur une thématique aussi importante va à l'encontre de l'esprit de partenariat mis en œuvre depuis plusieurs années par le Conseil d'Etat, notamment dans le suivi du "Rapport pauvreté" et son groupe de travail spécifique sur le logement et l'hébergement d'urgence».

Le Département de la cohésion sociale a indiqué «défendre le principe d'un dispositif réunissant le Canton, la Ville, les communes et les associations.

Ce dispositif doit toutefois rencontrer l'adhésion du Conseil d'Etat ainsi que des communes». Un groupe de travail de suivi du rapport pauvreté devrait rendre ses conclusions en juin. Henri Della Casa, porte-parole du département a précisé que «nombre des associations signataires du communiqué de presse bénéficient aujourd'hui de subventions cantonales pour l'accomplissement de leurs activités d'action sociale dans un principe de subsidiarité».

 par Maria Pineiro

/ats -

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