chi ge alPlus de la moitié des aliments analysés n'indiquaient pas s'ils contenaient les 14 ingrédients prévus par la législation.

Les chimistes cantonaux dénoncent les lacunes dans les informations sur les allergènes dans les aliments. Plus de 55% des denrées non emballées analysées l'an dernier n'étaient pas conformes aux exigences légales.

Dans 18% des établissements contrôlés, aucune information sur les allergènes n'était disponible. Cela découle d'un manque de responsabilité et de conscience, a indiqué jeudi l'association des chimistes cantonaux. Elle qualifie aussi cette situation «d'inacceptable».

L'obligation d'indiquer les ingrédients susceptibles de provoquer des allergies ou d'autres réactions indésirables s'applique aussi bien aux denrées alimentaires emballées que non emballées. La législation alimentaire prévoit la mention de 14 ingrédients. Il s'agit entre autres des céréales contenant du gluten, des crustacés, des arachides, du soja, des fruits à coque, du lait et du céleri.

Trois millions de personnes

Les denrées alimentaires emballées doivent fournir ces indications sur l'étiquette. Pour les produits non emballés, vendus dans des restaurants, des boulangeries ou des cantines, cette information doit figurer sur la carte des mets.

Dans certains cas, elle peut être fournie oralement par le personnel. Mais les entreprises doivent s'assurer que leur personnel dispose des bonnes informations pour avertir la clientèle.

Les établissements pointés du doigt ont dû se mettre en règle. Mais les chimistes cantonaux continueront d'examiner la situation.

En Suisse, près de trois millions de personnes souffrent d'allergies et d'intolérances. Il s'agit principalement d'enfants et d'adolescents. Au quotidien, ils dépendent donc de l'information fournie sur les aliments qu'ils consomment.

nxp/ats

genebra voy virtGrâce à la numérisation de la maquette Magnin et à un dispositif technologique de réalité virtuelle les visiteurs seront immergés dans la Genève de 1846.


C'est à un véritable voyage dans le temps que la Maison Tavel invite ses visiteurs entre mi-avril et mi-juillet. Au programme, une immersion virtuelle et totale dans Genève en 1846. L'occasion de vivre la révolution Fazyste au plus près.

Pour ce faire, rien n'a été ménagé grâce à la collaboration entre la Ville et la Fondation Artanim. Le visiteur plongera dans l'histoire genevoise grâce à une batterie de matériel technologique: lunettes de réalité virtuelle, casque, capteurs et ordinateur embarqué sur le dos. Pour rendre l'immersion encore plus impressionnante, la salle sera équipée de ventilateurs, vibreurs, diffuseurs d'odeurs et autres dispositifs vibrants. «C'est époustouflant de réalisme. A tel point qu'à la fin, on n'a plus envie d'enlever le masque», s'enthousiasme David Matthey, médiateur culturel du Musée d'art et d'histoire.
On s'y croit vraiment

Chaque visiteur, par groupe de quatre, aura son avatar numérique. L'aventure débute au sommet du Salève, avec l'invitation à monter dans une diligence, direction la cité de Calvin. «On a recrée un engin motorisé qui reproduit les secousses du trajet», détaille Caecilia Charbonnier. La cofondatrie d'Artanim qualifie l'expérience de la Maison Tavel de «fiction historiquement juste». «On s'y croit vraiment», complète David Matthey qui a testé le dispositif.

Le groupe arrive à Genève la veille de la révolution emmenée par James Fazy qui verra la ville entrer dans la modernité tant sur le plan politique qu'urbanistique. Tout au long de l'expérience, les participants peuvent entrer en interaction avec les passants et leurs compagnons de voyage. Une partie du parcours se déroule de nuit, avant que les remous sociaux ne forcent les visiteurs du futur à repartir précipitamment par montgolfière le matin venu.

Pour monter ce projet, la Ville de Genève a collaboré avec la Fondation Artanim qui a travaillé sur les images numérisées du relief Magnin (ndlr: maquette en 3D de Genève en 1850). «Nous y avons ajouté les décors, les passants ou encore les intérieurs», souligne Caecilia Charbonnier. Le projet a pu se concrétiser notamment grâce à la volonté du Département de la culture de mettre ce travail en open data.

Pas un gadget

Attention toutefois à ne pas confondre cette expérience de réalité virtuelle avec un jeu. «Il n'y a pas de points à gagner, image David Matthey. Il s'agit d'une expérience de réalité virtuelle construite par des spécialistes de la période.» Le médiateur insiste sur le lien entre le relief Magnin et l'expérience. «Ne pas les présenter sur le même site n'aurait pas eu de sens. Nous avons également enrichi l'aspect virtuel de documents d'époque, comme des images d'illustration. La réalité virtuelle n'est pas un gadget, elle peut être pertinente dans le cadre d'un musée, c'est une manière de donner à voir, à comprendre l'histoire avec des moyens contemporains.»

L'expérience dure quelque 15 à 20 minutes, sans compter la préparation. L'entrée se fait par groupes de quatre et est au prix de 10 fr. sur réservation. Une fois le temps d'exposition terminé, le dispositif voyagera en Europe.

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par Maria Pineiro

https://www.20min.ch

 

votation geneveLes Genevois devront se prononcer sur onze objets ce printemps, dont beaucoup d'une très grande importance.

Un dimanche de votations extrêmement chargé se profile pour les Genevois le 19 mai prochain. Outre les deux objets fédéraux, les citoyens devront se prononcer sur pas moins de neuf objets cantonaux.

Le record n'est toutefois pas battu, même si on s'en approche. A quatre reprises déjà, depuis 1996 et la création du site internet sur les votations, treize objets ont été au menu du scrutin dominical, a-t-on appris auprès de la chancellerie du canton de Genève.

En plus du nombre d'objets, c'est l'importance de certaines questions qui fait de ce 19 mai une échéance politique de premier plan.
Fiscalité des entreprises

Les Genevois, sous réserve de l'aboutissement des référendums qui ont été lancés, devront notamment se prononcer sur la réforme cantonale de l'imposition des entreprises (RFFA) et la recapitalisation de la Caisse de prévoyance de l'Etat de Genève (CPEG).

Assurance-maladie

Ils décideront aussi du sort des initiatives «pour une politique culturelle cohérente à Genève», «pour des primes d'assurances-maladie plafonnées à 10% du revenu du ménage» et du contre-projet à cette dernière initiative. Ils voteront aussi sur les heures d'ouverture des magasins.


ats

 

greveclimat ge2 gal3 936x546La «grève du climat» a rencontré un fort écho vendredi dans tout le pays. A Lausanne, 8000 jeunes se sont mobilisés. A Genève, entre 4000 et 5000.

La mobilisation a été très forte pour la "grève du climat", comme ici à Lausanne où plus de 8000 jeunes ont défilé.

Climat

Les jeunes ont fait grève vendredi pour le climat à travers le pays. A Lausanne, plus de 8000 étudiants, lycéens, universitaires, apprentis et jeunes collégiens se sont réunis dès 10h30.

«Mesdames et messieurs, chers politiciens et médias, il est temps de traiter la crise telle qu’elle est véritablement aujourd’hui. Nous faisons face à une menace planétaire et nous ne pouvons plus nous permettre de l’ignorer.» Le ton est grave. Cette grève est sérieuse. Et c’est d’ailleurs ainsi que les jeunes veulent qu’on la considère. «Il faut que les adultes voient que nous nous sentons concernés», explique une jeune étudiante. «Nous la faisons pendant les heures de cours pour montrer que le climat est une priorité», abonde Mila Frey, du gymnase de Nyon.

greveclimat ge jpds 1 936x546Urgence climatique

Le discours exprime le ras-le-bol face à l’inaction du gouvernement. Les revendications sont claires: déclarer l’état d’urgence climatique et sortir des énergies fossiles d’ici à 2030. Et si ces points ne sont pas respectés, il faudra dès lors changer de système, expliquent les grévistes. Parmi les orateurs, Ylenia Dalla Palma et Zakaria Dridi, deux représentants cantonaux du collectif de la grève. Ils ont participé à l’écriture du discours avec cinq autres camarades. Un travail collectif et rapide puisque cette grève s’est organisée en seulement un mois. «C’était compliqué, mais on a réussi à le terminer mercredi soir.»

Dans la foule, certains ont des propositions encore plus ciblées: «Il faut introduire une taxe sur les billets d’avion», «sortir de l’énergie nucléaire car si cela explose, on va tous mourir », «décroître la consommation de viande, de chauffage, d’eau», «mieux trier dans les gymnases» et «tracer les produits servis dans les cantines». On sent que le sujet est large.

greveclima vdD’aucuns ne pensent pas que cela puisse se faire sans changement de système. «C’est impossible. Il n’y aura pas de justice climatique sans justice sociale car les ressources sont très mal réparties sur cette terre», explique Hugo Musard, fraîchement diplômé de l’EPFL. Mais avant tout, «ça serait bien que les politiciens arrêtent d’être au service de l’économie et qu’ils écoutent les scientifiques pour prendre le problème au sérieux», analyse Coraline Weber, du Gymnase du Bugnon.

Très vite, la foule compacte entassée sur le Petit-Chêne bouge. Le début du cortège, plus bas, se dirige vers l’avenue de Ruchonnet avec une banderole «Reconquérons notre futur». Sifflements, cris, slogans s’enchaînent. «On est plus chaud, plus chaud, plus chaud que le climat», «Oui, Oui, Oui, à l’écologie, Non, Non, Non à la pollution», scandent les milliers de jeunes.

greveclimat ge2 gal6 936x546Plus loin, sur le pont Chauderon, les jeunes s’arrêtent. Ils s’assoient les uns après les autres, laissant apparaître au loin la masse de leur camarade arrivant derrière eux. Le défilé reprend en direction de la place Bel-Air. Les slogans aussi. Les manifestants descendent ensuite vers la place de l’Europe et bifurquent en direction de la place Centrale, pour atteindre la place de la Palud et enfin celle de la Riponne. Cris, sifflement, slogans reprennent par vague. «Et un et deux et trois degrés, c’est un crime contre l’humanité». Les multinationales en prennent aussi pour leur grade: «BP, Nestlé, HSBC, ennemis de l’humanité».

Réaction officielle

«On était 10 000 aujourd’hui, c’est incroyable», lance une manifestante au micro, avant de conclure la manifestation par un discours. «Le changement est individuel, mais n’a que très peu d’impact sans législation, martèle-t-elle. La loi doit promouvoir l’écologie et sauvegarder la biodiversité.» Et de poursuivre: «Agissez et agissons ensemble pour concevoir un futur convenable, c’est la jeunesse qui vous le demande.» Pour conclure avec fermeté: «Nous ne cesserons pas de nous battre avant d’avoir été écoutés.» La manifestation s’est terminée vers 12h30. Mais la place de la Riponne a pu être occupée jusqu’à 16h.

La réaction de la ministre de l’Education ne s’est pas fait attendre. Cesla Amarelle souhaiterait rencontrer une délégation des grévistes, explique-t-elle dans un message communiqué sur le site du canton. Ceci afin d’envisager ensemble ce qu’il est possible «d’améliorer dans la formation, dans le système, dans les contenus, avec à l’esprit l’empreinte écologique globale des cursus d’apprentissage dans notre canton.»

Elle regrette toutefois que les jeunes aient choisi de faire passer leur message en faisant grève pendant les heures d’enseignement.

Selver Kabacalman 

Grosse mobilisation à Genève aussi

greveclimat ge2 gal1 936x546A Genève, la grève climatique a aussi remporté un franc succès. Dès 13h30, le parc des Bastions se remplit d’une foule colorée, joyeuse, parfois grimée et bruyante. Partout, les jeunes débordent d’enthousiasme. Des profs soutiennent. Quelques vieux briscards de la cause climatique, présents, en ont la larme à l’œil.

Le cortège s’ébranle depuis la place de Neuve. Au pas de charge, comme si les jeunes avaient un trop-plein d’énergie à évacuer. Et en accordéon, certains tronçons se faisant au pas de course. Le tout rythmé par des slogans –«On est plus chaud que le climat», revenant plus souvent qu’à son tour. «Nique pas ta mer» a aussi un certain succès sur les pancartes

Direction place des Nations, via le pont de la Machine, les quais et l’avenue de France. Au quai des Bergues, ils sont quelque 4000 à défiler. Les organisateurs en revendiquent plutôt 5000, arguant que de nombreux manifestants indisciplinés se sont faufilés par les petites rues, vu que cela bouchonnait sur le pont.

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Ambiance bon enfant

Le tout dans la bonne humeur. «Pas de problèmes?», avons-nous demandé à un gendarme. «On ne pouvait pas rêver mieux». L’occasion aussi de glaner des infos en provenance des collèges. A Sismondi, par exemple, la liste de présences voulue par le DIP pour des raisons d’assurance a été dérobée et brûlée.

Après une minute de silence pour le climat au pont Mont-Blanc, direction place des Nations, sous les caméras des agences de presse internationales accréditées à l’ONU. Un jeune prend la parole. Il lit une lettre ouverte à la communauté internationale, la déclarant «coupable de non-assistance à planète en danger», et la sommant de sortir des blocages actuels. «Continuez ainsi, et nous ferons sans vous». En fin d’après-midi, le cortège se dissout au son d’un sound system mobile, non sans avoir pris date pour le samedi 2 février avec un appel à une nouvelle manifestation générale, programmée dans huit villes, dont Lausanne, Genève, Fribourg et Neuchâtel en Suisse romande.

PHILIPPE BACH
https://lecourrier.ch

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