Drone Stade de Geneve 759x500 Le toit de l'enceinte sportive va se recouvrir de 5000 m2 de panneaux. Le projet est participatif: il propose aux Genevois d'acquérir des m2.

Les panneaux seront installés sur la partie non vitrée du toit du stade. Ils recouvriront 5000 m2.

Le stade de Genève s'apprête à devenir la troisième centrale solaire du canton. Cet été, son toit sera recouvert de 5000 m2 de panneaux photovoltaïques. L'installation produira dès septembre 1,1 GWh d'électricité, soit l'équivalent de la consommation annuelle de 367 ménages. La particularité du projet tient dans son aspect participatif. Dès ce mercredi, les Genevois peuvent acheter des parts, autrement dit des kWh annuels.

Le stade consommera 30% de l'électricité produite. Les 70% restant sont commercialisés. Via l'opération «Mon m2 solaire», tout un chacun peut acquérir une ou plusieurs des 5400 parts à 330 francs. Chacune représente 100 kWh d'électricité par an (soit approximativement la consommation d'un ménage durant dix jours), pendant vingt ans. Ces kWh sont ensuite déduits de la facture du particulier-coopérateur.

Le projet est porté par les Services industriels de Genève (SIG), la Fondation du Stade de Genève et la Ville de Lancy. «On a testé le financement participatif sur le toit de la salle omnisports du Petit-Lancy, explique Christian Brunier, le directeur des SIG. On s'est dit que la population genevoise composée en majorité de locataires, donc ne pouvant pas installer de panneaux sur leur toit, aurait peut-être envie de contribuer au développement de l'énergie solaire en achetant un ou deux mètres carrés.»

L'intuition était excellente. «Il y a eu plus demandes que de parts», rapporte Frédéric Renevey, le maire de Lancy. Les 750 parts à 350 francs ont été écoulées en dix jours, la majorité des acheteurs en acquérant entre une et dix. Cette centrale, mise en service en décembre 2018, produit 0,2 GWh, l'équivalent de la consommation annuelle de 70 ménages. Les déçus de ce projet sont d'ailleurs prioritaires pour celui du stade.

«Notre ambition est de tripler notre production d'énergie solaire d'ici 2025, annonce Christian Brunier. Là, ce programme permettra d'assurer 5% de la consommation d'électricité d'origine solaire à Genève. Nous allons investir un maximum dans les grandes centrales, et encourager le financement privé», dont la voie participative. Les parts sont accessibles dès ce jour sur le site internet des SIG.


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getente 10 Plusieurs associations ont monté un village de tentes éphémères pour alerter les autorités sur le manque de places annuelles.

Mardi au petit matin, quelques dizaines de personnes actives dans la défense des sans-abri ont monté 200 tentes sur la plaine de Plainpalais.

L’opération, menée par des associations telles que l'Armée du Salut, Bateau Genève, Caritas, le Centre de la Roseraie, le Centre social protestant, Espace solidaire Pâquis, le CARE et Première ligne, visait à alerter la population sur le manque de places d’accueil pour les personnes précaires durant l’été et pointer un besoin calculé à 400 au minimum. «Nous voulons rendre visible l'invisible. Selon les années et la situation internationale, il peut y avoir jusqu'à mille personnes qui n'ont pas de toit, a insisté Alain Bolle, directeur du Centre social protestant de Genève. »

«Les abris d’hiver ont fermé leurs portes le 31 mars. Cela fait 150 lits de moins et autant de personnes à la rue», a calculé Valérie Spagna, directrice de l’accueil de nuit à l’Armée du Salut. Les participants exigent des autorités qu’elles proposent un accueil estival en surface et non plus en abris PC, solution jugée insatisfaisante. «Pour sortir ces personnes de leur grande précarité, il faut leur proposer un toit, sinon toute leur énergie est tournée vers la recherche d'un lit et de nourriture au jour le jour. Des préoccupations qui ne leur permettent pas de s'engager dans la recherche d'emploi, par exemple», a-t-elle souligné.

Pour le directeur de Caritas Genève Dominique Froidevaux ce qui est souhaité c'est «la première marche. A partir du moment où la personne bénéficie d'une toit, la réinsertion peut parfois aller très vite.»

Le financement est également pointé du doigt. «Aujourd’hui, la Ville porte tout le poids de la gestion de l’urgence. Les autres collectivités se refilent la patate chaude, a détaillé Alain Bolle, directeur du CSP. Le canton et les autres communes doivent désormais faire leur part pour augmenter les ressources. il faut une vraie volonté politique pour faire avancer les choses» Il y a chez les politiques «une grande angoisse de l'appel d'air que nous contestons», estiment les associations.

Interpellé, le Département de la cohésion sociale (DCS) a regretté «de ne pas avoir été informé de cette action médiatique par les associations partenaires. Faire cavalier seul sur une thématique aussi importante va à l'encontre de l'esprit de partenariat mis en œuvre depuis plusieurs années par le Conseil d'Etat, notamment dans le suivi du "Rapport pauvreté" et son groupe de travail spécifique sur le logement et l'hébergement d'urgence».

Le Département de la cohésion sociale a indiqué «défendre le principe d'un dispositif réunissant le Canton, la Ville, les communes et les associations.

Ce dispositif doit toutefois rencontrer l'adhésion du Conseil d'Etat ainsi que des communes». Un groupe de travail de suivi du rapport pauvreté devrait rendre ses conclusions en juin. Henri Della Casa, porte-parole du département a précisé que «nombre des associations signataires du communiqué de presse bénéficient aujourd'hui de subventions cantonales pour l'accomplissement de leurs activités d'action sociale dans un principe de subsidiarité».

 par Maria Pineiro

/ats -

chi ge alPlus de la moitié des aliments analysés n'indiquaient pas s'ils contenaient les 14 ingrédients prévus par la législation.

Les chimistes cantonaux dénoncent les lacunes dans les informations sur les allergènes dans les aliments. Plus de 55% des denrées non emballées analysées l'an dernier n'étaient pas conformes aux exigences légales.

Dans 18% des établissements contrôlés, aucune information sur les allergènes n'était disponible. Cela découle d'un manque de responsabilité et de conscience, a indiqué jeudi l'association des chimistes cantonaux. Elle qualifie aussi cette situation «d'inacceptable».

L'obligation d'indiquer les ingrédients susceptibles de provoquer des allergies ou d'autres réactions indésirables s'applique aussi bien aux denrées alimentaires emballées que non emballées. La législation alimentaire prévoit la mention de 14 ingrédients. Il s'agit entre autres des céréales contenant du gluten, des crustacés, des arachides, du soja, des fruits à coque, du lait et du céleri.

Trois millions de personnes

Les denrées alimentaires emballées doivent fournir ces indications sur l'étiquette. Pour les produits non emballés, vendus dans des restaurants, des boulangeries ou des cantines, cette information doit figurer sur la carte des mets.

Dans certains cas, elle peut être fournie oralement par le personnel. Mais les entreprises doivent s'assurer que leur personnel dispose des bonnes informations pour avertir la clientèle.

Les établissements pointés du doigt ont dû se mettre en règle. Mais les chimistes cantonaux continueront d'examiner la situation.

En Suisse, près de trois millions de personnes souffrent d'allergies et d'intolérances. Il s'agit principalement d'enfants et d'adolescents. Au quotidien, ils dépendent donc de l'information fournie sur les aliments qu'ils consomment.

nxp/ats

genebra voy virtGrâce à la numérisation de la maquette Magnin et à un dispositif technologique de réalité virtuelle les visiteurs seront immergés dans la Genève de 1846.


C'est à un véritable voyage dans le temps que la Maison Tavel invite ses visiteurs entre mi-avril et mi-juillet. Au programme, une immersion virtuelle et totale dans Genève en 1846. L'occasion de vivre la révolution Fazyste au plus près.

Pour ce faire, rien n'a été ménagé grâce à la collaboration entre la Ville et la Fondation Artanim. Le visiteur plongera dans l'histoire genevoise grâce à une batterie de matériel technologique: lunettes de réalité virtuelle, casque, capteurs et ordinateur embarqué sur le dos. Pour rendre l'immersion encore plus impressionnante, la salle sera équipée de ventilateurs, vibreurs, diffuseurs d'odeurs et autres dispositifs vibrants. «C'est époustouflant de réalisme. A tel point qu'à la fin, on n'a plus envie d'enlever le masque», s'enthousiasme David Matthey, médiateur culturel du Musée d'art et d'histoire.
On s'y croit vraiment

Chaque visiteur, par groupe de quatre, aura son avatar numérique. L'aventure débute au sommet du Salève, avec l'invitation à monter dans une diligence, direction la cité de Calvin. «On a recrée un engin motorisé qui reproduit les secousses du trajet», détaille Caecilia Charbonnier. La cofondatrie d'Artanim qualifie l'expérience de la Maison Tavel de «fiction historiquement juste». «On s'y croit vraiment», complète David Matthey qui a testé le dispositif.

Le groupe arrive à Genève la veille de la révolution emmenée par James Fazy qui verra la ville entrer dans la modernité tant sur le plan politique qu'urbanistique. Tout au long de l'expérience, les participants peuvent entrer en interaction avec les passants et leurs compagnons de voyage. Une partie du parcours se déroule de nuit, avant que les remous sociaux ne forcent les visiteurs du futur à repartir précipitamment par montgolfière le matin venu.

Pour monter ce projet, la Ville de Genève a collaboré avec la Fondation Artanim qui a travaillé sur les images numérisées du relief Magnin (ndlr: maquette en 3D de Genève en 1850). «Nous y avons ajouté les décors, les passants ou encore les intérieurs», souligne Caecilia Charbonnier. Le projet a pu se concrétiser notamment grâce à la volonté du Département de la culture de mettre ce travail en open data.

Pas un gadget

Attention toutefois à ne pas confondre cette expérience de réalité virtuelle avec un jeu. «Il n'y a pas de points à gagner, image David Matthey. Il s'agit d'une expérience de réalité virtuelle construite par des spécialistes de la période.» Le médiateur insiste sur le lien entre le relief Magnin et l'expérience. «Ne pas les présenter sur le même site n'aurait pas eu de sens. Nous avons également enrichi l'aspect virtuel de documents d'époque, comme des images d'illustration. La réalité virtuelle n'est pas un gadget, elle peut être pertinente dans le cadre d'un musée, c'est une manière de donner à voir, à comprendre l'histoire avec des moyens contemporains.»

L'expérience dure quelque 15 à 20 minutes, sans compter la préparation. L'entrée se fait par groupes de quatre et est au prix de 10 fr. sur réservation. Une fois le temps d'exposition terminé, le dispositif voyagera en Europe.

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par Maria Pineiro

https://www.20min.ch

 

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