neve genebraA l'approche de l'hiver, la commune indique que le dispositif de déneigement est opérationnel et efficace.

La voirie de la Ville de Genève a annoncé lundi être prête pour faire face aux frimas de l'hiver. (Photo: Keystone/Martial Trezzini)

Réchauffement climatique ou pas, la Ville de Genève annonce mettre des «moyens conséquents» en oeuvre pour pouvoir faire face à d'éventuelles chutes de neige. Lundi, elle a rendu public son dispositif de lutte contre l'envahisseur blanc sur les quelque 220 km de routes et 440 km de trottoirs qui lui sont dévolus.

Ainsi, cet hiver, une centaine de collaborateurs sont mobilisables sept jours sur sept, 24 heures sur 24. A leur service, une flotte d'une quarantaine de véhicules, trente petits et une dizaine de poids lourds destinés à dégager les axes principaux et les voies de bus. En cas de chutes de neige exceptionnelles, les autorités peuvent également compter sur les services d'entreprises privées.

Pour des questions écologiques, les saleuses de la Ville sont équipées de sondes thermiques afin d'optimiser l'épandage. La commune possède par ailleurs un silo d'une contenance de 500 tonnes.

Malgré tout, la voirie compte sur le sens civique des habitants et appelle les concierges à déblayer devant leur porte et les automobilistes à s'équiper en pneus d'hiver.

mpo

minutenews.fr maman est un veritable metier qui represente 98h de travail par semaine 2018 03 18 11 20 36 578417Le parent gardant un enfant ne pourra plus s’en prévaloir pour ne pas exercer d'activité lucrative jusqu’à ses 10 ans.

«C’était très difficile d’expliquer à un client: Monsieur, jusqu’aux 10 ans de votre enfant, on ne peut pas imposer à votre ex-femme de travailler.» Me Bernard Nuzzo salue donc un arrêt du Tribunal fédéral daté du 21 septembre, «qui correspond mieux à la réalité matérielle des gens».

Dorénavant, en cas de séparation, il sera possible d’exiger du parent gardien une activité lucrative dès les 4 ans de l’enfant.

Effet immédiat

Jean Reymond, président du Tribunal civil genevois, indique que cette nouvelle jurisprudence, qu'un second arrêt du 25 septembre confirme, prend effet dès à présent. Il précise que le Tribunal fédéral laisse une marge de manoeuvre aux juges avec des formules telles qu'"en principe". La jurisprudence n'a normalement pas d'effet rétroactif mais «certaines questions restent ouvertes, notamment en lien avec la modification de décisions anciennes».

Selon ses observations, "le schéma familial traditionnel est assez fréquent et beaucoup de femmes interrompent leur activité lucrative à la naissance des enfants lorsque les revenus du mari le permettent. Cette jurisprudence a donc vocation à s'appliquer relativement fréquemment."

Jean Reymond entrevoit aussi une évolution du TF, qui jusqu'à présent avait tendance à favoriser le statu quo dans le partage des tâches après la séparation du couple. Dorénavant, les juges fédéraux invitent la famille à revoir tout son fonctionnement.

Mariés ou pas, même combat

La loi ne change pas, c’est la jurisprudence qui évolue. Avant, elle prévoyait ceci: aucune obligation de travailler jusqu’aux 10 ans du cadet, puis activité à 50% jusqu’à ses 16 ans. Maintenant, ce sera 0% jusqu’à l’entrée à l’école (environ 4 ans), puis 50% jusqu’à l’entrée au secondaire (soit 12 ans), et 80% jusqu’aux 16 ans.

«On sait que dans la plupart des ménages communs, les deux parents travaillent; il n’y a pas de raison qu’il en aille autrement dans les ménages séparés, d’autant moins qu’une telle situation entraîne des coûts plus élevés», explicite le Tribunal fédéral. «Cet arrêt s’applique aussi bien aux parents qui étaient mariés qu’à ceux qui ne l’étaient pas», détaille Me Nuzzo.

En effet, depuis 2017, le parent payeur, en plus de contribuer à l’entretien de l’enfant, paie pour l’adulte gardien afin de garantir la prise en charge du bambin. «Là, on estime que la mère, puisque c’est souvent elle qui a la garde, peut assumer une part, expose Me Nuzzo. Cette jurisprudence, qui permettra d’alléger la charge du parent débiteur, était attendue.»


 Jérôme Faas -

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sans papierL'Uni a lancé une vaste étude sur les bénéficiaires de l'opération de régularisation des clandestins. Les premiers résultats sont connus.

Sans permis, «on vit toujours dans la crainte; même la sonnerie de la porte fait peur, à cause de la police». Ainsi témoignait une clandestine brésilienne, il y a 18 mois, alors que le Canton présentait son opération Papyrus. Fin 2017, l'Université de Genève a lancé Parchemin: une étude pour déterminer les effets de la régularisation sur les sans-papiers. Avant d’en connaître les résultats, dans quatre ans (cf. encadré), les chercheurs ont fait un état des lieux sur l'état de santé actuel des clandestins: il met en lumière leur détresse psychique.

Un travail de longue haleine

Lancée fin 2017, l'étude "Parchemin" de l'Université de Genève produira ses résultats définitifs d'ici quatre ans, avec une première publication scientifique prévue le printemps prochain. Elle porte sur 464 individus: les deux tiers sont des personnes dont le statut est en cours de régularisation, l'autre tier inclut des clandestins qui ne répondent pour l'instant pas aux critères d'éligibilité à Papyrus.

Les recherches sont menée dans trois domaines (santé, économie et sciences sociales). De quoi ensuite croiser les données pour se faire au final une idée précise des effets de la régularisation des sans-papier sur ceux qui en auront bénéficié. Dirigée par le docteur en médecine Yves Jackson, la professeure de sociologie Claudine Burton Jeangros et le professeur en économie Giovanni Ferro-Luzzi, cette vaste recherche est financée avant tout par des fonds publics.

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Davantage de dépressions

«Ils sont plus nombreux à souffrir de maladies chroniques par rapport à la population résidente en Suisse et ils sont particulièrement atteints dans leur santé mentale, décrypte le docteur Yves Jackson, co-responsable de l'enquête. Leur situation les place dans un stress permanent. Ces gens s'exposent davantage à la dépression et à l'anxiété.» Parmi les sans-papiers, ceux qui ne répondent pas aux critères d'éligibilité de Papyrus sont davantage atteints.

Les recherches déjà effectuées montrent aussi qu'au même âge et avec le même niveau socio-économique, les individus en situation irrégulière jugent leur état de santé moins bon que les autres habitants du pays. Un constat par trop subjectif? Il faut pourtant en tenir compte, insiste le Dr. Jackson: «L'auto-évaluation est un excellent indicateur de risques de maladie à long terme.

Les gens qui pensent qu'ils vont tomber malade sont plus susceptibles de le devenir que ceux qui s'estiment en bonne santé».

Descente aux enfers

Enfin, les sans-papiers, dont les revenus sont limités, renoncent souvent aux soins médicaux et à l'achat de médicaments. En 2010 à Genève, la proportion de résidents dans cette situation était de 14%. L'an passé, elle était de 22% parmi les personnes en cours de régularisation, et de 38% parmi celles restées dans la clandestinité.

Depuis 15 ans qu'il travaille au contact de cette population, le responsable du syndicat Sit pour Papyrus n'est pas surpris de ces résultats: «Les exemples sont légion, assure Thierry Horner. Un clandestin tombe malade ou se blesse et ne se soigne pas car son accès aux soins est très limité. Il travaille alors de moins en moins, puis se retrouve sans ressource et tombe en dépression. C'est la descente aux enfers».


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Professeure de sociologie à l’Université fédérale de Rio de Janeiro, Graziella Moraes Silva enseigne actuellement au Graduate Institute de Genève

Le Temps: Jair Bolsonaro semble très populaire auprès des Brésiliens de Suisse…

Graziella Moraes: Oui, j’ai pu m’en rendre compte moi-même en allant voter à Genève. Je l’explique en partie par le rôle que jouent les Eglises évangéliques. Ces Eglises ont récemment affiché leur soutien à Bolsonaro. C’est un élément décisif, un «game-changer» si on veut. Au Brésil même, ce sont elles qui viennent en aide aux plus démunis, et qui tiennent la société à travers leurs réseaux. Et ce phénomène est encore plus fort à l’extérieur du pays, à Genève ou ailleurs, où les nouveaux arrivants brésiliens s’inscrivent souvent dans ces réseaux de solidarité.

Ce qui saute surtout aux yeux, c’est le rejet du Parti des Travailleurs (PT). Quelles sont les raisons?

Le fait que (l’ancien président) Lula se soit retrouvé en prison a confirmé chez les gens l’idée que le PT était synonyme de corruption. Le discours de Bolsonaro trouve ici l’une de ses meilleures prises. Après Lula, Dilma Roussef a été élue contre la volonté de la classe politique. Notez que la présidente a complètement changé de discours au cours de son mandat, allant jusqu’à adopter des mesures très libérales. Mais l’image du PT est devenue celle d’un repaire de communistes qui veulent mettre à sac les richesses du pays.

Bolsonaro est-il un populiste, comme on les a vus surgir aussi en Europe ou aux Etats-Unis?

C’est incontestablement un populiste, en ce sens qu’il dit aux électeurs ce qu’ils veulent entendre.

Il y a néanmoins des thèmes sur lesquels il est resté très constant pendant le quart de siècle qu’il a passé au parlement. La violence est l’un de ces thèmes, dont il a fait son fonds de commerce.

De même, son discours opposé aux droits humain et son goût affiché pour la dictature apparaissent aussi constamment. Ce qui a changé, c’est sa conversion soudaine au libéralisme économique. Auparavant, il se montrait plutôt réceptif à la question des droits des travailleurs et des corporations, spécialement, il est vrai, lorsque cela touchait les militaires ou certaines catégories proches de ses intérêts. Mais il y a peu, il a conclu une alliance avec un économiste ultralibéral, Paulo Guedes, qui a fait ses classes à Chicago, à l’image des «Chicago boys» qui entouraient en son temps le dictateur chilien Augusto Pinochet.

Bolsonaro est une sorte de boule à facettes qui séduit des secteurs distincts avec des arguments très différents.

Pourquoi cette alliance?

Elle a immédiatement séduit les élites qui, jusque-là, avaient de la peine à acheter le modèle que leur servait Bolsonaro. Désormais, il fait le plein au sein des plus riches Brésiliens, ceux dont les revenus sont dix fois supérieurs au salaire minimum. De même, sa popularité est très haute parmi les porteurs d’un titre universitaire.

Ce ne sont pourtant pas ces groupes réduits qui vont le porter au pouvoir?

Bolsonaro est une sorte de boule à facettes qui séduit des secteurs distincts avec des arguments très différents. La classe moyenne, dans ce scrutin, veut donner le message qu’elle «souffre» par la dégradation de ses conditions de vie, de la même manière qu’elle peut le faire en Europe. Pour les classes plus basses, cela répond plutôt à un agenda «identitaire». La corruption, les questions de genre, le retour de l’autorité et la lutte contre le «désordre»…

Quels sont les dangers s’il était élu?

J’en vois trois principaux. D’abord, les recettes économiques qu’il veut appliquer, en termes fiscaux notamment, ne feraient qu’accroître les inégalités dans un pays qui est déjà l’un des plus inégaux du monde. Ensuite, cette élection peut avoir un impact énorme en termes d’environnement, avec les grands groupes qui auront les coudées franches, notamment en Amazonie. Enfin, et c’est sans doute le plus grave, la violence policière et les meurtres de jeunes noirs vont s’accroître. Aujourd’hui, déjà, la police est responsable de plus d’un quart des meurtres dans les favelas. Pour cette population, l’élection qui vient est une question de vie ou de mort.

Luis Lema

https://www.letemps.ch

 

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