Potagers urbains 3Du plomb et de la dioxine ont été découverts dans une quarantaine de jardins à Carouge. Les risques sont faibles, selon les autorités sanitaires.

La terre des potagers urbains du quartier de la Tambourine, à Carouge (GE), abrite des carottes, des salades mais aussi des produits nettement moins bons pour la santé. Des forages en vue d'un projet immobilier ont permis de déceler du plomb et de la dioxine. Le taux de pollution est bas, et le danger est faible selon le médecin cantonal. Mais par précaution, la mairie a suspendu toute activité dans ces jardins, révèle la «Tribune de Genève».

Sur place, l'espace de jeux réservé aux enfants a également été isolé du sol contaminé.

Lorsque les lieux ont été créés, il y a 5 ans, les tests n'avaient rien révélés. Selon les autorités carougeoises, les examens effectués cet automne n'étaient pas les mêmes, et aucune analyse ne permet de détecter toutes les matières présentes. L'origine des produits à la Tambourine reste pour l'heure inconnue. Un assainissement des sols ne semble pas nécessaire mais des investigations plus poussées sont prévues. Dans l'attente des résultats, les propriétaires des potagers ont été invités à ne pas consommer leurs légumes.

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poursuitesDe nombreux Helvètes ont déjà fait l'objet de poursuites. Les Romands et les bas revenus sont les plus touchés.

Près de la moitié (46%) des sondés ayant connu une procédure de poursuite gagne moins de 4000 francs brut par mois.

Faire l'objet d'une poursuite en Suisse est une chose plus commune que l'on croit, selon une étude de Comparis. Le comparateur en ligne affirme qu'une personne sur quatre a déjà été confrontée à une telle procédure. Les bas revenus et les Romands seraient les plus touchés par ce phénomène.
Les résultats de l'enquête démontrent que 23,5% des participants au sondage se sont déjà retrouvés aux poursuites et qu'une personne sur sept (14,1%) doit composer avec une entrée négative au registre des poursuites. Les femmes feraient preuve de davantage de discipline que les hommes. «Les Suisses prennent le paiement de leurs factures à la légère», sermonne Comparis dans un communiqué diffusé jeudi.

Romands mauvais élèves

Les Romands font figure de mauvais élèves. Près de 30% des sondés établis en Suisse occidentale ont fait l'objet d'une poursuite et 22,2% ont avoué une entrée négative au registre. Les Tessinois seraient plus disciplinés, avec respectivement 23% et 12,1%. La Suisse alémanique s'impose comme la région la plus vertueuse en termes d'habitudes de paiement, avec un taux de 21,5% de poursuites et de 11,5% d'entrées négatives.

Au-delà de la région linguistique, le niveau de revenus semble particulièrement lié aux difficultés de paiement. Près de la moitié (46%) des sondés ayant connu une procédure de poursuite gagne jusqu'à 4000 francs brut par mois. La proportion chute à 24,6% pour la catégorie 4000-8000 francs et à 17,3% pour les plus de 8000 francs. La tendance est plus ou moins identique pour les entrées négatives au registre des poursuites.

Régularité

Contrairement aux idées reçues, les plus jeunes ne sont pas forcément des mauvais payeurs en puissance. Les catégories d'âge 36-55 ans et 56-74 sont les plus concernées. Selon l'étude, une majorité de Suisses (55,7%) règle ses factures une fois par mois. L'autre tendance consiste à payer directement à la réception, ce qui concerne 25% des participants à l'enquête. Les personnes qui attendent le premier rappel pour effacer leur ardoise ne représentent qu'une petite minorité (2,1%).

Le recours au recouvrement direct ou aux ordres permanents pour les factures récurrentes gagne en popularité. Quelque 55% des sondés auraient adopté cette pratique. Le Romands, à 44,5%, sont les moins enthousiastes vis-à-vis des payements automatisés.

Comparis fournit également des données sur le type de facture qui est le plus souvent repoussé. Les forfaits mobile/internet, les impôts et les primes maladie figurent en haut de classement, dans l'ordre.

En revanche, les factures des services industriels communaux, les décomptes de cartes de crédit et le loyer sont réglés en priorité par les personnes interrogées. L'étude a été menée en octobre sur un échantillon de 1047 personnes issues de toutes les régions de Suisse.


nxp/ats

lamalLe Conseil d'Etat a présenté ce mercredi son contre-projet à l'initiative de la gauche visant à plafonner les primes des caisses maladie.

Des subsides plus généreux versés à un nombre de bénéficiaires beaucoup plus important qu'actuellement. Voici résumé le principe du contre-projet du Conseil d'Etat à l'initiative socialiste pour le plafonnement des primes d'assurance-maladie à 10% du revenu. L'objectif de ce texte est de «mieux soutenir la classe moyenne inférieure», a expliqué Antonio Hodgers, le président du gouvernement. Ce dernier souhaite faire à son endroit «un effort conséquent», a détaillé Thierry Apothéloz, conseiller d'Etat chargé de la Cohésion sociale, rappelant que «les primes maladie constituent plus de 70% de la dette des Genevois».

Le mécanisme retenu par le Conseil d'Etat est double. D'une part, le revenu maximal pour toucher des aides est revu à la hausse. Par conséquent, alors que le système actuel concerne 53'000 personnes, le projet gouvernemental en toucherait 140'000. D'autre part, les subsides sont sensiblement réévalués. Alors qu'ils s'échelonnent de 30 fr. à 90 fr. mensuels pour les adultes aujourd'hui, ils seraient compris entre 40 fr. et 230 fr.

Exemples concrets

Par exemple, actuellement, pour percevoir l'aide maximale de 90 fr., un adulte seul doit présenter un revenu annuel inférieur à 18'000 fr. Si le projet de l'exécutif est adopté, ce subside maximal serait de 230 fr., et il serait versé à tout adulte seul gagnant moins de 35'000 fr. par an.

Autre exemple, aujourd'hui, un couple avec deux enfants et un revenu annuel de 88'000 fr. perçoit 144 fr. de subside mensuel (72 francs par enfant). Avec le projet du Conseil d'Etat, ce même ménage toucherait 398 fr. par mois (109 fr. par enfant, 90 fr. par adulte).

Coût de 186 millions

Selon le Conseil d'Etat, ce projet qui ne fait qu'étendre le système actuel, et qui est donc «simple et connu», coûterait 186 millions de francs par an au Canton. C'est-à-dire beaucoup moins que si l'initiative de la gauche était adoptée, puisque son application est estimée à 450 millions de francs supplémentaires à charge pour l'Etat.

Un compromis politique

Thierry Apothéloz a indiqué que ce contre-projet allait être proposé au Grand Conseil comme mesure d'accompagnement à la réforme de la fiscalité des entreprises (RFFA). Rappelant que la commission fiscale du Grand Conseil avait adopté mardi ce projet visant à imposer le bénéfice des entreprises à un taux unique de 13'99%, Antonio Hodgers a insisté: «Genève tient son compromis fiscal et social.» Autrement dit, un objet ne va pas sans l'autre. C'est à cette condition que les grands partis ont accepté de soutenir les deux objets, pour lesquels, «a priori, il devrait y avoir des majorités larges», prévoit le président de l'exécutif.

Coûts de la santé: les fronts se dessinent

Le prix de référence des médicaments ou le droit de recours prévu pour les assureurs font partie des mesures de baisse des coûts de la santé qui suscitent des divergences.

 Les premières mesures proposées par Alain Berset pour endiguer la hausse des coûts de la santé ont été reçues diversement. Si certaines réunissent un consensus, d'autres ont provoqué des réactions plus contrastées, à l'instar du prix de références des médicaments.

Selon ce système, un prix de référence serait appliqué aux médicaments dont le brevet a expiré.

L'assurance obligatoire ne rembourserait que ce prix et pas au-delà. A l'issue de la procédure de consultation qui s'est achevée vendredi, les assureurs saluent cette mesure.

Selon curafutura, l'une de leurs faîtières, un tel système pourrait permettre d'économiser 400 millions de francs, un montant également articulé par l'autre faîtière santésuisse. Cette dernière rappelle que les génériques sont deux fois plus chers en Suisse qu'à l'étranger.

Cette mesure récolte aussi les faveurs des Verts, des Vert'libéraux et du PLR. Ce dernier avertit toutefois qu'il convient de veiller à ce que cela ne mette pas en péril la sécurité de l'approvisionnement en médicaments et ne génère pas de surcoûts d'ordre bureaucratique.

Du côté de l'industrie et des médecins en revanche, la proposition a été accueillie avec une volée de bois vert. Cela entraînerait des difficultés d'approvisionnement et mettrait en danger la sécurité des patients, note la Fédération des médecins suisses (FMH).

«Les malades de longue durée seraient confrontés à des substitutions de médicaments continuelles, ce qui menace dangereusement la fidélité au traitement thérapeutique», ajoute Intergenerika, la faîtière des fabricants de génériques.

Des médicaments à bas prix nécessaires au quotidien comme les antibiotiques ou des produits plus onéreux (par exemple les anticancéreux) ne seraient plus commercialisables en Suisse, complète l'Association des entreprises pharmaceutiques en Suisse.

Droit de recours

Les avis divergent également à propos du droit de recours prévu pour les assureurs. Selon le projet, ces derniers pourront s'opposer aux décisions des cantons concernant la liste des hôpitaux, des maisons de naissance et des établissements médico-sociaux.

Les assureurs se réjouissent de cette nouvelle prérogative. Cela incite les cantons à tenir davantage compte de l'exigence d'économicité dans leurs décisions de planification, note santésuisse.

Pour le PLR, il est cohérent d'accorder un tel droit aux assureurs puisqu'ils assument une part importante des coûts dans le domaine stationnaire. Les Vert'libéraux soutiennent également la mesure bien que, selon eux, elle ne contribue pas en soi à faire baisser les coûts.

A l'inverse, les directeurs cantonaux de la santé rejettent «catégoriquement» cette disposition. Selon eux, cette dernière ne contribuerait pas à baisser les coûts, mais aurait un effet de hausse. Ils dénoncent aussi le risque que ferait peser l'effet suspensif des recours sur l'efficacité de la planification hospitalière.

Cela créerait de l'insécurité juridique concernant la liste des hôpitaux, ajoutent les Verts tandis que la FMH pointe un déplacement des forces en faveur des assureurs.

Contrôle des factures

La proposition d'envoyer systématiquement une copie de la facture aux patients après chaque traitement a été plutôt bien accueillie, avec quelques bémols toutefois. Le PLR l'approuve ainsi à condition que l'envoi se fasse sous forme électronique, sauf demande contraire du patient, et que les factures soient simplifiées et rendues facilement lisibles pour le patient.

La nécessité de rendre les factures compréhensibles par les patients est aussi mise en avant par les Vert'libéraux. En raison de la complexité des factures, les directeurs cantonaux proposent de remplacer l'envoi systématique par un droit aux renseignements. Les patients pourraient obtenir sur demande des informations auprès des fournisseurs de soins sur les prestations fournies et leurs coûts.

 Jérôme Faas -

nxp/ats

soins au domicileSelon une enquête de Comparis, 80% de la population ignore que l'allocation ne dépend ni du revenu, ni de la fortune.

En suisse, certains patients et leurs proches passent à côté d'une aide pouvant aller jusqu'à 22'560 francs par année. C'est ce que révèle vendredi Comparis. Selon une enquête du comparateur de prix sur internet en collaboration avec l'Université de Lucerne, les Suisses ne sont souvent pas conscients de leurs droits en matière de soins à domicile. Ainsi, 80% de la population ignore que l'allocation pour impotent ne dépend ni du revenu, ni de la fortune.

Il faut savoir, observe le comparateur, que seul le besoin d'aide est déterminant pour obtenir l'allocation pour impotent. La large ignorance des Suisses sur ce point fait que personnes dépendantes passent souvent à côté de prestations. Il en va de même pour le droit aux prestations complémentaires et à l'aide sociale: «Dans la jungle des aides financières du système de santé et du système social, les allocations maximales vont avant tout aux personnes les mieux avisées ou les mieux conseillées. Il serait préférable que l'aide bénéficie surtout à ceux qui en ont effectivement besoin», estime Felix Schneuwly, expert assurance maladie chez Comparis, cité dans le communiqué.

Marché très fragmenté

Les soins à domicile concernent près de 350'000 personnes en Suisse. Souvent, elles sont dépassées face à la variété de l'offre, précise le communiqué. Comparis lance à leur intention un nouveau comparatif des divers organismes d'aide et de soins à domicile (ASD/Spitex). Le marché des soins ambulatoires, fortement fragmenté, compte plusieurs centaines d'organismes publics et privés.

Un bon rapport qualité/prix constitue un critère essentiel dans le choix d'un organisme d'ASD. En moyenne nationale, une heure de soins à domicile, toutes contributions de l'Etat comprises, revient deux fois plus cher auprès d'un organisme public qu'auprès d'un organisme privé.

Des variations selon le canton et le prestataire

Cela dit, les organismes ASD publics sont également chargés d'un mandat de service public et d'une mission de formation. Un fait dont seulement 52% des personnes interrogées ont connaissance, relève l'enquête. En outre, seul un tiers sait que la contribution à charge des patients pour les frais de soins varie selon le canton et le prestataire. Quant à la participation maximale des patients aux prestations de soins (15,95 francs par jour), 14% seulement des sondés en ont déjà entendu parler.

Dans la plupart des cas, les prestataires privés n'ont pas les mêmes avantages en matière de financement résiduel: pour les soins de longues durée, ils sont tributaires des contributions de l'assurance maladie, qui restent inférieures aux coûts, et de la participation correspondante des patients (20% maximum). Raison pour laquelle il faut tenir compte de la combinaison de prestations dans son ensemble. En outre, 23% des sondés ignorent que l'assurance de base contribue aux frais des soins à domicile s'ils sont dispensés sur ordonnance médicale. Toutefois, l'aide ménagère n'est pas couverte par l'assurance de base, un point qu'ignorent 60% des sondés.

 

nxp/ats

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