imagesNostalgique de la dictature militaire aux remèdes expéditifs, Jair Bolsonaro est sur le point de prendre la tête du Brésil. Même en Suisse, la diaspora l’a plébiscité. Témoignages

A dix jours du second tour de l’élection présidentielle, le Brésil retient son souffle. Le candidat du Parti social-libéral, Jair Bolsonaro, arrivé en tête du premier tour avec 46,1% des voix, affronte en duel le représentant du Parti des travailleurs (PT), Fernando Haddad, héritier de l’ancien président Lula, aujourd’hui en prison pour des affaires de corruption.

La campagne acharnée, minée par les violences et les disparitions, a révélé au grand jour le décalage d’image dont souffre le Brésil. Ce pays émergent qu’on a tendance à croire ouvert et progressiste se révèle gangréné par les inégalités, la criminalité et la corruption.

A ces maux, Jair Bolsonaro, caudillo populiste et nostalgique de la dictature, que certains surnomment le «Trump des tropiques», propose des solutions drastiques qui séduisent. Et notamment à l’étranger, où la diaspora brésilienne a voté encore plus massivement pour le candidat d’extrême droite. En Suisse, il remporte 48% des suffrages, devant Ciro Gomes (16,5%) et Fernando Haddad (11,6%). Qu’est-ce qui pousse les électeurs vers ce bord de l’échiquier politique, alors même que le Brésil est gouverné à droite depuis deux ans, après la destitution controversée de Dilma Rousseff? Un «vote anti-PT», répondent unanimement nos interlocuteurs. Témoignages.

«Génération désillusionnée»

Originaire de l’Etat de Bahia, Luciana Oliveira, 43 ans, est installée à Genève depuis 2005. Issue d’un milieu ouvrier, cette éducatrice spécialisée a donné sa voix à Lula en 2002, dans l’espoir que celui qui, enfant, a connu la faim, «changerait le pays». Aujourd’hui, alors qu’une partie de sa famille restée au Brésil continue à soutenir le PT, elle vote pour Jair Bolsonaro. Comme beaucoup de membres de sa «génération désillusionnée».

La dictature militaire des années 1960-1980 n'a pas laissé de traumatisme chez Luciana Oliveira.

Elle l’a étudiée à l’école, mais ne connaît personne de son entourage qui l’ait subie directement.

Comme tous nos interlocuteurs, elle ne croit pas à un retour possible d’une dictature si Jair Bolsonaro est élu.

A ses yeux, le Brésil vit d’ailleurs déjà sous un «régime de terreur»: «Avec 60 000 homicides par an, le Brésil vit sous la menace non pas des forces de l’ordre, mais des petits criminels, des bandes organisées, des narcotrafiquants.»

La violence constitue à ses yeux la clé de l’élection. «Ma famille n’ose pas sortir après 22h, ni répondre au téléphone en public, les vols à main armée, les braquages sont quotidiens. La police n’est pas respectée ou est corrompue. L’impunité donne le sentiment que l’Etat est absent.»

«Statu quo insupportable»

La ligne sécuritaire très stricte prônée par Jair Bolsonaro, qui veut notamment baisser l’âge pénal et durcir les peines, la séduit – hormis le projet de faciliter l’accès aux armes qu’elle dénonce. «C’est la peur qui pousse les Brésiliens à voter à l’extrême droite», résume-t-elle.

«Donner des aides financières aux familles, ouvrir des lignes de crédit ne sont que des solutions à court terme, valables quand l’économie va bien, estime-t-elle. Or aujourd’hui, les systèmes publics d’éducation et de santé sont en faillite. Le gouvernement préfère financer les gouvernements dictatoriaux de Cuba ou du Venezuela, tandis qu’au Brésil des milliers de malades continuent de mourir par manque de médicaments ou de place dans les hôpitaux.» Comme beaucoup de Brésiliens, elle n’est pas d’accord avec tout le programme de Jair Bolsonaro, mais préfère ses propositions à un «statu quo devenu insupportable».

Même constat chez João Almeida, 25 ans, arrivé en Suisse en 2014 pour ses études. Actuellement en master de HEC à l’Université de Lausanne, ce natif de Recife, dans l’Etat du Pernambouc, d’où est également originaire Lula, votait jusqu’en 2010 pour le PT, comme l’ensemble de sa famille issue de la classe moyenne basse. Il soutient aujourd’hui Jair Bolsonaro, «seul candidat de droite crédible avec une base électorale solide».

Après le régime militaire en 1985, le Brésil n’a jamais connu un gouvernement de droite. Le résultat est catastrophique, explique Joao Almeida

«Insatisfaction générale»

«Après le régime militaire en 1985, le Brésil n’a jamais connu un gouvernement de droite. Le résultat est catastrophique, lâche le jeune étudiant. Le PT a perdu de vue sa mission sociale de base, continue notre interlocuteur. Le Brésil a progressé mais pas suffisamment compte tenu de son potentiel.»

Scandales de corruption, ministères fantoches, criminalité, chômage, récession économique: les raisons de «l’insatisfaction générale de la population» sont à ses yeux multiples.

En cela, il soutient le programme de droite libérale présenté par Jair Bolsonaro. «Il prône la simplification des impôts, la privatisation dans les secteurs où le gouvernement n’a pas besoin d’intervenir. Aujourd’hui, le pays vend du pétrole à toute l’Amérique latine, mais c’est à l’intérieur du pays qu’il est le plus cher, c’est un non-sens.»

João Almeida reconnaît qu’aujourd’hui le peuple brésilien doit choisir entre «deux pôles extrémistes». «En vingt-sept ans de députation, Jair Bolsonaro n’a aucun indice de corruption, c’est presque inédit au Brésil. Bien sûr qu’il joue la carte populiste, il connaît les insatisfactions de la population, son discours patriotique tourné vers davantage de sécurité, la lutte accrue contre le chômage et une baisse du coût de la vie est forcément porteur.»

Faciliter l’accès aux armes

La tolérance zéro contre la criminalité, quitte à faciliter l’accès aux armes? «En Europe, j’y serais opposé, mais au Brésil je suis pour, assume le jeune homme. Les armes, les bandits les ont déjà, les innocents qui se font braquer en plein jour non.»

Né à São Paulo, Elon Araujo vit à Genève depuis bientôt vingt ans. Issu d’un milieu défavorisé, ce père de famille de 48 ans a quitté son pays pour élever ses enfants «loin des difficultés économiques et de la violence». Aujourd’hui bien établi, il travaille dans la vente de cosmétiques et le service de limousines.

La seule et unique fois qu’il a voté pour le PT, c’était en 1989, lors des premières élections démocratiques après le régime militaire. Depuis, ses opinions politiques ont beaucoup évolué.

Défenseur d’un libéralisme économique, Jair Bolsonaro a selon lui de bonnes idées, malgré quelques défauts. «Il a certes eu des propos déplacés, mais je pense qu'au fond n’est ni raciste ni homophobe», affirme Elon Araujo. Lors de la campagne, des déclarations controversées visant les femmes et les homosexuels ont pourtant refait surface.

«Le peuple se venge»

La dictature militaire? C’est sans ambages qu’il adoucit le tableau. «A l’époque, il y avait peu de criminalité, j’ai pu effectuer de bonnes études malgré mes faibles moyens; sur beaucoup de plans, la vie était meilleure, estime-t-il. Le gouvernement était une dictature avant tout pour ceux qui le combattaient.»

Le Brésil d’aujourd’hui ne lui plaît pas. «C’est un pays très socialiste, très syndicalisé, où monter une entreprise relève du casse-tête, déplore-t-il. Globalement très orientée, la presse défend les intérêts des partis de gauche sans se préoccuper des autres. Avec l’augmentation de la violence, le sentiment de patriotisme s’est perdu, les institutions ne sont plus respectées. Il faut que cela change.»

C’est pourquoi Elon Araujo revendique l’alternance. «Depuis le départ des militaires, les conservateurs n’ont jamais été représentés au pouvoir. La droite est devenue un mouton noir», dénonce-t-il, sans évoquer les politiques libérales menées depuis deux ans par le président Michel Temer.

«Face à cette injustice, un sentiment de révolte a commencé à grandir parmi la population. Aujourd’hui, le peuple se venge. On veut changer de voie; même si ça ne marche pas du premier coup, on se doit d’essayer.»

Sylvia Revello

https://www.letemps.ch/

climat geneveCe dimanche se déroulait à Genève la 27e édition de la Marche de l'Espoir. Organisé par Terre des Hommes Suisse, l'événement promet d'aider les enfants péruviens.

La 27e Marche de l'Espoir organisée par Terre des Hommes Suisse a rassemblé près de 12'000 personnes dimanche à Genève. Plus de 4600 enfants et jeunes participants sponsorisés par leur entourage ont effectué des kilomètres de solidarité, ont annoncé les organisateurs.

Les promesses de dons atteignent entre 350'000 et 400'000 francs. L'argent récolté permettra de lutter contre la traite et la prostitution d'enfants en Amazonie péruvienne, de préserver l'environnement dans des zones d'extraction d'or et de promouvoir des alternatives économiques pour les familles.

Le parcours des jeunes marcheurs longeait les quais de la rive droite. Chaque participant a des parrains et des marraines qui leur promettent un montant pour chaque kilomètre achevé.

La boucle fait 6 kilomètres de long. La Marche de l'Espoir est aussi une grande fête et un moment d'échange et d'enrichissement, avec de la musique, des danses folkloriques et des plats du monde entier. Pour être en cohérence avec ses valeurs, Terre des Hommes a depuis cette année renoncé au lâcher de ballons.


nxp/ats

fete de geneveSi les locaux apprécient de pouvoir profiter cette année d’une rade libérée des animations, forains et hôteliers déplorent déjà d’une baisse de fréquentation touristique

Sous le soleil de plomb, les quais désengorgés. Aucune tablée bruyante ni stand de cocktails à l’horizon. Après des mois d’incertitudes et deux éditions lourdement déficitaires, la Rade accueille cette année une version minimaliste des Fêtes de Genève, sobrement rebaptisées «animations estivales». Soupirs de soulagement chez les habitants des Pâquis et des Eaux-Vives qui ont tant pesté contre cette «foire pour touristes», ses nuisances sonores et ses rives obstruées; grincements de dents chez les hôteliers et les forains, soucieux de faire le plein au cœur de l’été.

Les touristes en quête de divertissement se feraient plus rares, ils se sentent lésés.

Il faut dire que la nouvelle formule a radicalement changé la donne. Quelques manèges resserrés sur la rive droite, le bar et espace détente L’Escale sur la rive gauche. Au centre, la grande roue, héritée des anciennes festivités, trône au milieu du «village suisse». Sauvé in extremis du naufrage au cours duquel Genève Tourisme a perdu le mandat d’organisation, le traditionnel feu d’artifice illuminera le ciel .

Petite déception

Au pied du carrousel d’Alain Bergdorf, les lumières crépitent, mais l’ambiance est maussade. «On a l’impression d’être dans une ville morte, la chaleur intense décourage les rares clients», lâche, amer, le président de l’Union des forains de Genève en soulignant qu’aucune publicité officielle n’a été faite. Le chiffre d’affaires, «la moitié moins que l’année dernière à la même période», s’en ressent. Au total cette année, une quarantaine de forains seulement ont pris leurs quartiers sur le quai Wilson après avoir âprement négocié avec la ville. Ils étaient le double l’an dernier.

file71dkan41cjmoo5ex1ev.jpgLe quai Wilson à Genève. Guillaume Megevand

En cette fin d’après-midi, les nacelles des manèges tournent à moitié vides. Les touristes moyen-orientaux et asiatiques déambulent, barbe à papa à la main. Habituée des lieux depuis une dizaine d’années, la famille Al Thani, originaire du Qatar, confie sa petite déception: «C’était plus impressionnant avant, on pouvait se promener tout le long du lac et manger dehors le soir.

Heureusement qu’il y a tout de même de quoi occuper les enfants.» L’employé du ticket corner du coin se montre plus sévère: «Beaucoup de grandes familles du Golfe arrivées en juillet sont déjà reparties, voyant qu’il n’y avait pas les animations habituelles. Quelle perte pour Genève!»

«Chute vertigineuse»

A deux pas de là, à l’hôtel Kempinski, son directeur, Thierry Lavalley, également président de la Société des hôteliers genevois, s’avoue lui aussi inquiet. «Il n’y a pas de Fêtes, un saupoudrage d’activités estivales tout au plus, comment attirer les touristes dans ces conditions?» déplore le professionnel qui table déjà sur un recul des nuitées durant l’été, ce qui empêchera la branche de franchir le cap des 3 millions atteint en 2017. Sa plus grande crainte? Une «chute vertigineuse» à partir de dimanche, lorsqu’il n’y aura «strictement plus rien».

L’annulation des festivités est selon lui hautement dommageable, particulièrement pour la clientèle du Golfe qui a découvert Genève à travers les Fêtes dans les années 70. Pour rebondir l’an prochain, Thierry Lavalley préconise des partenariats publics-privés sous la gouvernance de la ville. «Genève est en compétition avec une cinquantaine de destinations européennes, le cadre seul ne suffit plus, il faut innover, tirer profit de nos ressources, à commencer par le lac qui est aujourd’hui sous-exploité.»


Pour Lucie Gerber, porte-parole de Genève Tourisme, pas de quoi s’alarmer: "Il faut se méfier des ressentis et impressions toutes personnelles. Les statistiques de fréquentation ne seront disponibles que début octobre". «Le feu d’artifice reste le symbole des Fêtes comme on les a connues les années précédentes. L’essentiel est sauf.» Elle souligne par ailleurs que la Rade reste animée tout l’été grâce aux différents événements organisés par la ville (Ciné Transat, scène Ella Fitzgerald, etc.), plutôt destinés aux Genevois, mais ouverts à tous. Quant à une éventuelle perte d’attractivité de Genève, elle précise: «Il faut se méfier des ressentis et impressions toutes personnelles. Les statistiques de fréquentation ne seront disponibles que début octobre.»

«Année de transition»

Bernard Cazaban, ancien porte-parole de la manifestation pour Genève Tourisme, se montre lui aussi bon joueur. «C’est une année de transition, la population a été avertie et n’est pas déçue, estime-t-il. Les forains amènent un semblant de fête, L’Escale ne compense pas mais a le mérite d’exister.» L’éventuel désamour des touristes? Un mythe à briser. «Les Fêtes de Genève n’ont jamais été un produit d’appel pour les touristes, le premier marché touristique de la ville reste la Suisse alémanique. Quant à la clientèle du Golfe, dont le nombre baisse légèrement depuis quatre ou cinq ans et se répartit entre Montreux et Vevey, elle vient avant tout pour les magasins de luxe, les restaurants, les montagnes proches.»

Au cœur de cet été chamboulé, une chose n’a pas changé: le chantier du feu d’artifice installé quai Gustave-Ador. Quelque 27 artificiers s’y activent pour ajuster les derniers détails du spectacle pyromélodique de samedi, sous la houlette des frères Guinand. Un ballet de 45 minutes, coordonné au centième de seconde, au cours duquel exploseront 4120 bombes de 75 à 250 millimètres.

file71dlgdsl2awr5lmm1ev.jpegNicolas Guinand, l'un des deux responsables du spectacle pyromélodique, en pleine démonstration. Sylvia Revello

Sous les tentes disséminées au bord de l’eau, des mains habiles affûtent chandelles et mono-coups sur des palettes de bois. Nouveauté cette année: des émoticones (smiley et cœur) font leur apparition. Au total, 2,4 tonnes de poudre noire seront nécessaires pour allumer le feu.

Deux rives, deux ambiances

Direction Baby-Plage. L’heure de l’apéro approche, L’Escale se remplit tranquillement. L’ambiance est décontractée, sans prétention. Les uns se prélassent dans des hamacs tandis que d’autres sirotent un verre, perchés sur la structure de bois. «Avec des prix astronomiques et une programmation musicale mainstream, les Fêtes étaient devenues largement impopulaires, estime Romain, Genevois de 30 ans, en pleine partie de pétanque avec un ami. C’est simple, on n’y allait jamais, parce que ça ne ciblait pas nos envies.» A la buvette, le responsable, Laurent Churet, confirme: la clientèle de L’Escale, «en immense majorité des locaux et des expatriés», n’est pas celle des anciennes Fêtes de Genève. En attendant une offre renouvelée et fédératrice, un «entre deux» innovant qui viendra peut-être l'an prochain, chacun choisit sa rive.

Le Jet d'eau était allumé pendant tout le spectacle

n8rc5ovfual7unqks75tMême si les Fêtes de Genève n'ont pas eu lieu cette année, la rade a été illuminée de mille feux samedi soir.

La Fondation Genève Tourisme a maintenu le traditionnel spectacle pyrotechnique de l'été qui a attiré quelque 400'000 personnes.

Contrairement aux années précédentes, les organisateurs et leurs mécènes ont entièrement financé le spectacle, dont le coût s'est élevé à 800'000 francs. Tout le pourtour de la rade était donc accessible gratuitement. Genevois et visiteurs en ont profité, d'autant plus que le ciel était dégagé et que le mercure affichait des températures agréables.

Le grand feu d'artifice a été confié à la société Sugyp, basée à Grandson (VD). Le spectacle a été synchronisé grâce à plus de 5'000 allumages électroniques, garantissant une coordination au centième de seconde.

La première fusée s'est élevée au-dessus de la rade à 22h00. Le bouquet final s'est terminé 45 minutes plus tard. Plus de 4100 bombes en carton contenant 2,4 tonnes de poudre ont éclaté dans le ciel, les plus grosses étant projetées à environ 200 mètres d'altitude. Les feux étaient ponctués d'émoticônes. Le spectacle pyrotechnique genevois est un des plus importants du genre en Europe.

Emblème de Genève, le Jet d'eau était allumé pendant tout le spectacle et pas qu'à l'occasion du bouquet final. Son éclairage était modifié au fil des tableaux, le faisant passer par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel. Le grand feu était accompagné d'airs de comédies musicales et du TOP 50.


 

 


https://www.letemps.ch/

topelement La buvette de la Pointe de la Jonction et le Musée d'ethnographie collaborent afin de faire connaître la collection musicale de ce dernier.

La collection audio est disponible à la buvette de la Pointe depuis le début de l'été.

Se laisser doucement porter par les flots le long du Rhône, puis se sécher au son de musiques tribales amazoniennes ou traditionnelles italiennes? Depuis le début de l'été, c'est possible à la buvette de la Pointe de la Jonction, grâce à une collaboration avec le Musée d'ethnographie de Genève (MEG).

«Il s'agit d'une première, explique Mauricio Estrada Munoz responsable de l'unité des publics au MEG. Nous possédons une riche collection de 16'000 heures de musique que nous voulons partager. Le but, c'est de sortir nos trésors hors les murs, à la rencontre de publics qui ne fréquentent pas forcément le musée.»

IPad et casque sans fil

Sur place, un iPad se trouve accolé sur le côté droit de la buvette. Pour avoir accès à la musique, il suffit de déposer une pièce d'identité au bar et de prendre un casque sans fil d'une portée de 10m. De quoi s'allonger tranquillement sur un transat et regarder l'eau filer devant soi.

Pour l'heure, aucun bilan précis n'a été tiré, mais les responsables de la buvette sont ravis. «C'est un projet pilote qui a démarré tout doucement, précise Iago Cruz, coordinateur de projets. On peut dire qu'entre une et trois personnes utilisent le dispositif par jour. C'est modeste, mais pour nous cette collaboration permet d'élargir l'offre au service des usagers. D'ailleurs, les gens qui prennent un casque écoutent en moyenne une trentaine de minutes. Le cadre s'y prête particulièrement bien.»

Le projet ne s'arrête pas là, puisque le MEG investira la buvette de la Pointe le 19 août. Au programme, des DJ du label Bongo Joe mixeront les collections musicales du musée. Pour les plus petits ou les curieux, un atelier plastique est prévu. «Chacun pourra fabriquer son propre objet force, un objet de protection», explique Mauricio Estrada Munoz. Le dispositif audio restera quant à lui jusqu'à la fin de la saison. «Nous espérons que l'expérience sera renouvelée», s'enthousiasme déjà Iago Cruz.

par Maria Pineiro –

https://www.20min.ch

 

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