couple mixteLe canton du bout du lac est celui qui unit le plus de Suisses et d’étrangers.

Parmi les 2249 couples mariés l’an passé, 1075 étaient mixtes, soit 48% d’entre eux. Les conjoints franco-suisses ont été 246 à se passer la bague au doigt en 2016. Les unions entre Suisses et Kosovars, Portugais, Italiens ou Espagnols constituent les autres principaux mariages mixtes.

Selon l’Office cantonal de la statistique (Ocstat), cela s’explique par «la grande diversité de population présente à Genève, dont 40% est d’origine étrangère». Le Tessin et Bâle-Ville complètent le podium. Dans le canton de Vaud, 42% des unions célébrées en 2015 étaient mixtes. Les mariages blancs ne sont pas pris en compte par l’Ocstat.

lfe

antonioAntonio Hodgers, conseiller d'Etat Vert chargé du département de l'aménagement, du logement et de l'énergie.

L'Etat veut simplifier la vie des postulants, qui doivent jusqu'à présent déposer des dossiers auprès de plusieurs institutions.

Dès janvier, les personnes désireuses d'obtenir un logement social se verront faciliter la tâche.

Elles n'auront à constituer qu'un seul dossier, qu'elles déposeront auprès d'une seule instance. Le conseiller d'Etat Antonio Hodgers l'a annoncé jeudi dans «Le Courrier». Jusqu'alors, les documents devaient être transmis à l'Office cantonal du logement et aux fondations immobilières de droit public (Emma Kammacher, Camille Martin, Jean Dutoit, Emile Dupont, René et Kate Block).

L'élu Vert entend par ailleurs revoir les critères d'attribution, faisant primer l'urgence de la situation par rapport au temps passé sur la liste d'attente.

Aider les précaires à se stabiliser»

Pour Antonio Hodgers, il convient de donner clairement la priorité à ceux qui en ont le plus besoin.

Le conseiller d’Etat Antonio Hodgers veut revoir la procédure d’attribution des appartements bon marché. Pourra-t-il en construire davantage?

La part du logement social stagne à Genève depuis plusieurs années, alors que la précarité augmente. A une année des élections cantonales, Antonio Hodgers, conseiller d’Etat chargé de l’aménagement et du logement, affirme qu’il veut donner un coup d’accélérateur. Il entend simplifier l’attribution de ces appartements et en construire davantage dans les futurs projets. En aura-t-il les moyens, alors que la droite immobilière rêve de le voir trébucher?

Quels sont les changements prévus par votre département en matière de logement social?

Antonio Hodgers: Nous venons de prendre deux décisions administratives qui ne sont pas anodines pour toutes les personnes qui souhaitent obtenir un logement d’utilité publique. Nous allons tout d’abord créer un guichet unique pour traiter leurs demandes. Aujourd’hui, les candidats doivent s’adresser à l’Office du logement et aux Fondations immobilières de droit public [qui gèrent le parc de logements sociaux de l’Etat]. Dès janvier, il n’y aura plus qu’un seul interlocuteur, à savoir le secrétariat de ces fondations.

Nous avons également revu les critères d’attribution de ces appartements afin de les rendre plus objectifs. Alors que chaque fondation disposait jusqu’ici de ses propres règles, nous avons créé une directive qui prend en compte le degré d’urgence de la situation du demandeur et qui sera appliquée pour toutes les requêtes (lire ci-dessous).

Quels problèmes entendez-vous régler ainsi?

Nous allons premièrement simplifier la vie des requérants de logement social qui seront moins perdus dans la jungle administrative. Ils n’auront plus qu’un seul dossier à déposer, auprès d’une seule instance. L’application de critères d’attribution uniques va ensuite permettre de mieux répondre à leurs besoins. Certains appartements ont parfois pu être loués à des personnes car elles figuraient depuis longtemps sur la liste d’attente, même si leur situation n’était pas aussi urgente que d’autres demandeurs. La nouvelle directive donnera clairement la priorité à ceux qui en ont le plus besoin. Nous voulons aider les populations les plus précaires à pouvoir se stabiliser.

Par ailleurs, l’absence de critères objectifs peut faire courir le risque de l’arbitraire dans l’attribution des appartements.

Combien de personnes sont concernées?

Nous avons malheureusement constaté une nette augmentation du nombre de requérants de ces logements. Nous avons aujourd’hui plus de 8000 dossiers en liste d’attente. Environ deux tiers de ces ménages gagnent moins de 60 000 francs par année. Nous parlons donc de la population la plus modeste du canton. Il y a une vraie attente et nous n’arrivons pas à y répondre. Ces chiffres démontrent une réalité occultée par la droite, au parlement, qui clame que l’ont en fait trop pour le logement social à Genève. Nous sommes pourtant encore loin du compte.

La loi indique que le parc de logements genevois devrait être composé de 20% de logements d’utilité publique. Nous sommes aujourd’hui à environ 10%, comme lors de votre arrivée au Conseil d’Etat...

Nous sommes parvenus à stopper l’hémorragie. En 1990, le logement social représentait 23% du parc immobilier. Une part qui n’a cessé de diminuer jusqu’en 2013, où il n’y en avait plus que 9,5%. Cette perte était notamment due au système des appartements HLM, dont le prix est contrôlé pendant 20 ans et qui entrent ensuite dans le marché ordinaire. Durant mon mandat, nous avons enregistré une légère hausse à 10%. La politique que je veux mettre en place consiste à pérenniser davantage les logements sociaux qui sortent de terre. Le Conseil d’Etat réaffirme sa volonté de parvenir à cet objectif des 20%.

La marge de manœuvre de l’Etat est-elle suffisante?

Partiellement. Nous disposons de deux outils principaux pour augmenter la part des logements d’utilité publique. Chaque année, nous investissons 35 millions de francs, à travers la Fondation pour la promotion du logement bon marché et de l’habitat coopératif, pour l’achat de terrains afin que les institutions de droit public puissent construire. Les acquisitions foncières ont augmenté ces dernières années. Nous disposons aujourd’hui de nombreuses parcelles, notamment dans les grands projets immobiliers. Le potentiel est énorme et en passe de se concrétiser. Le second outil est lié à la proportion de logements sociaux imposée par la loi dans les nouveaux quartiers. Ce ratio doit être revu afin d’augmenter la part d’appartements avec des prix plafonnés durablement.

C’est pourquoi le Conseil d’Etat propose qu’ils représentent un tiers des futurs projets.

Cette loi est actuellement en travaux devant le Grand Conseil. La droite n’est pas convaincue...

Ma proposition n’est pourtant pas révolutionnaire. Si l’Etat subventionne la création de logements sociaux, alors ces derniers doivent le rester de façon pérenne. La loi actuelle donne une marge de manœuvre aux promoteurs, qui choisissent toujours de construire des appartements qui sortent le plus rapidement du contrôle des prix. Résultat: nous n’atteindrons l’objectif des 20% que d’ici à 2080. Avec mon projet de loi, nous pourrions y parvenir bien plus tôt. Je rappelle que les milieux immobiliers ont signé l’accord sur le logement en 2006 qui introduisait cet objectif.

Vous êtes en froid avec la Chambre genevoise immobilière qui dispose de nombreux relais au parlement. Allez-vous trouver une majorité?

Ce froid est issu d’une posture agressive des milieux immobiliers et du groupe PLR à l’égard de la politique de mon département. La situation s’est progressivement dégradée depuis le début de la législature. Je regrette que la Chambre genevoise immobilière n’ait pas été, jusqu’ à présent, capable d’accepter des compromis, notamment sur ce dossier du ratio de logements sociaux. Elle a pourtant des engagements à tenir. Ce conflit n’est toutefois pas irréversible. En politique, il faut aussi savoir se réconcilier. Au Grand Conseil, je pense que je peux obtenir une majorité sans le PLR, mais je regretterais de ne pas convaincre ce parti.

Prendre l'urgence en compte

Les critères d’attribution des logements sociaux ont été formalisés dans une directive qui sera appliquée pour toutes les requêtes auprès des fondations immobilières de droit public. Ils visent à mieux hiérarchiser les besoins des demandeurs, avec un système de points. Cinq catégories d’urgences ont été créées, désignant les dossiers prioritaires.

Au sommet, on retrouve évidemment les personnes sans-abri, devant celles qui vivent dans un hébergement d’urgence, en foyer ou chez un tiers suite à la perte d’un logement. Viennent ensuite, en troisième position, les personnes qui risquent d’être expulsées ou qui ont reçu une résiliation de bail. La quatrième catégorie inclut plusieurs cas: personnes craignant pour leur sécurité à leur domicile (par exemple des femmes battues), vivant dans un appartement insalubre ou des couples séparés contraints de vivre sous le même toit. Elle comprend également les demandeurs qui assument un loyer trop élevé par rapport à leur revenu ou les familles qui habitent dans un appartement trop exigu. Enfin, la dernière catégorie est formée des personnes qui logent chez un tiers ou en sous-location.

jef

LAURENT BARLIER- https://www.lecourrier.ch/

dreamstime m 29032361 1024x683Les habitudes alimentaires des habitants du canton de Genève ont été passées à la loupe sur une période de vingt ans. La population semble délaisser le gras et le sucré au profit d’options plus saines, poisson et légumes en tête

Pour le repas, vous êtes plutôt steak-frites ou poisson-légumes? A Genève, c’est désormais la seconde option qui semble préférentiellement retenue. Une étude publiée début juin dans la revue American Journal of Clinical Nutrition décortique vingt ans d’habitudes alimentaires des Genevois.

Et remarque le déclin des menus gras ou sucrés au profit des assiettes meilleures pour la santé.

Tels sont les enseignements de l’étude Bus Santé, vaste enquête épidémiologique des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) entamée en 1993 et visant à mieux déterminer l’influence des facteurs environnementaux et génétiques sur le cancer et les maladies cardiovasculaires. Son protocole consiste, dans les grandes lignes, en quelques brefs examens ainsi que des questionnaires de santé auxquels se soumettent environ 1000 Genevois âgés de 35 à 74 ans tirés au sort chaque année. Dans ce volet précis, les 18 763 personnes ayant accepté de participer depuis la première édition ont eu à répondre à un questionnaire sur leurs habitudes alimentaires.

Les questions portaient sur les repas des quatre dernières semaines, demandant en particulier combien de fois ils pensaient avoir mangé tel ou tel aliment.

«Nous ne nous sommes pas intéressés à la quantité mais plutôt à la qualité des aliments, explique Pedro Marques-Vidal, professeur associé à l’Université de Lausanne et principal auteur de la publication. Nous voulions identifier quels aliments étaient le plus souvent associés entre eux afin de voir comment ont évolué les habitudes alimentaires durant ces vingt dernières années.»

L’avantage de cette méthode est qu’elle est moins source d’erreur que celle basée sur la taille des portions, assure ce spécialiste de la nutrition: «On se souvient très bien de ce qu’on a mangé hier, ou dans les jours précédents, beaucoup moins des portions exactes.»

Steaks en berne, légumes en hausse

Certaines associations ont rapidement été identifiées. Trois «patterns», que l’on pourrait traduire par habitudes alimentaires, bien connues des gourmands: le «steak frites» (autrement dit un menu riche et gras), le «chocolat et sucreries», et le «poisson et légumes». Examinant de plus près leur évolution de 1993 à 2013, les chercheurs ont constaté un moindre succès du steak frites et du chocolat-sucreries au profit du poisson-légumes. «Nous constatons une amélioration de la qualité des repas, confirme Pedro Marques-Vidal, une tendance légèrement plus marquée chez les sujets les plus jeunes.» Et aussi chez les femmes, qui mangent visiblement mieux que leurs pendants masculins. La différence est si nette qu’à partir des seuls schémas alimentaires de cette étude, il a été possible de déduire le sexe de la personne dans deux cas sur trois, affirme le chercheur en citant Brillat-Savarin: «Dis-moi ce que tu manges et je te dirai ce que tu es.»

Dans le contexte actuel, ces résultats ont de quoi surprendre. Même si la Suisse s’en sort un peu mieux, elle n’est pas épargnée par la progression de l’épidémie d’obésité. Le canton de Genève non plus: plus de 40% des Genevois sont en surpoids, et 15% obèses. En tout, une personne sur deux dans le canton est touchée par la problématique. «Il y a plusieurs interprétations possibles. La quantité de nourriture disponible n’a pas autant augmenté en Suisse que chez nos voisins européens, cela pourrait avoir eu un effet», avance Pedro Marques-Vidal. Autrement dit les rayonnages des magasins, aux offres plus limitées qu’en Europe, maintiendraient des produits basiques au détriment d’autres, pas toujours recommandables. Autre possibilité, l’échantillon de Genevois ayant participé à l’étude souffrirait d’un manque de représentativité. Environ 60% des personnes tirées au sort ont accepté de jouer le jeu. «Est-ce que la stigmatisation des obèses les pousse à refuser ce genre d’enquêtes?» s’interroge le médecin. C’est en effet une possibilité.

Deux résultats différents, car deux méthodes non semblables

L’étude publiée cette semaine semble également aller à l’encontre de l’enquête nationale MenuCH. Publiée en mars dernier, celle-ci alertait sur les habitudes alimentaires des Suisses: trop de sucreries, de snacks, d’alcool, pas assez de fruits et légumes... le constat était cinglant. Pedro Marques-Vidal a justement participé à ces travaux, qui sont, selon lui, «difficilement comparables, car MenuCH était une étude quantitative par questionnaire portant sur les tailles des portions ingérées la veille».

Les deux méthodes ont leurs avantages et leurs inconvénients. Alors que l’étude des portions renseigne directement sur l’apport calorique, elle est une importante source d’erreurs. Quant à l’analyse des habitudes alimentaires, elle donne une bonne image des tendances, mais sans plus de précision quant aux quantités ingérées. A l’avenir, ce genre de suivi pourrait s’effectuer grâce à des applications mobiles, qui donnent des informations bien plus précises sur ce que chacun mange réellement.

https://www.letemps.ch

rechte spalte grossL'indemnisation ne pourra aller au-delà de 12 mois dès le 1er août au lieu de 18 mois actuellement.

Les entreprises auront moins de facilité à recourir au chômage partiel dès le 1er août. En raison du développement économique positif, elles ne pourront indemniser leurs collaborateurs touchés que durant 12 mois au lieu de 18 mois.

Le gouvernement a décidé mercredi de lever la prolongation de la durée maximale d'indemnisation en vigueur depuis début 2016. Les collaborateurs continueront en revanche à ne devoir attendre qu'un jour pour bénéficier de l'indemnisation pour la réduction de l'horaire de travail: le Conseil fédéral a reconduit cette mesure jusqu'à fin 2018.

Pour les entreprises, les jours d'attente constituent un facteur de coûts significatif dans la perspective du recours au chômage partiel, justifie-t-il.

La prolongation de la durée maximale d'indemnisation doit pour sa part servir d'un instrument de stabilisation conjoncturelle pour permettre aux entreprises de s'adapter à la nouvelle situation du marché. Ce n'est qu'en cas de chômage persistant et notable que le Conseil fédéral peut prolonger à 18 mois la durée maximale d'indemnisation. Selon lui, cette condition n'est plus remplie.

Reprise en vue

Le développement économique de la Suisse est positif dans la plupart des secteurs et des régions. Selon les prévisions conjoncturelles du groupe d'experts de la Confédération, il faut s'attendre à une reprise, dont le marché du travail pourra également profiter.

D'après ses prévisions économiques les plus récentes, le Secrétariat d'État à l'économie (SECO) s'attend à une croissance du PIB de 1,4 % en 2017 et de 1,9 % en 2018. Le taux de chômage devrait poursuivre sa baisse (3,1 % en mai 2017). Le franc suisse reste toutefois surévalué et constitue un défi de taille pour bon nombre de secteurs et d'entreprises.

Le Conseil fédéral avait décidé en janvier 2015 que le caractère exceptionnel des fluctuations monétaires justifiait le recours à l'indemnité en cas de réduction de l'horaire de travail. Le Département de l'économie estime que c'est toujours le cas. Il suivra de près l'évolution de la situation.

nxp/ats

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