8846965.imageVotations du 24 septembre Deux opposants et deux partisans de la réforme croiseront le fer mardi à Uni Dufour. Alain Berset répondra ensuite aux questions.

La soirée sera marquée par la présence du conseiller fédéral Alain Berset, qui interviendra après le débat.

Quoi de mieux qu’un débat contradictoire pour se forger une opinion sur un dossier aussi complexe que Prévoyance 2020? L’occasion vous en est donnée par la Tribune de Genève demain dès 19 h 30 à Uni Dufour. La soirée sera marquée par la présence du conseiller fédéral Alain Berset, qui interviendra après le débat. Le public aura ensuite la possibilité de poser des questions au ministre fédéral responsable du plan négocié pour assurer le financement du 1er et du 2e pilier.

Les acteurs du débat public sur la réforme de nos retraites seront, pour les partisans du projet, Guillaume Barazzone (conseiller national PDC et conseiller administratif en Ville de Genève) et Liliane Maury-Pasquier (conseillère aux Etats socialiste). Benoît Genecand (conseiller national PLR) et Alessandro Pelizzari (vice-président de la Communauté genevoise d’action syndicale) plaideront, eux, pour le refus. Avec des arguments forcément très différents.

La modération du débat sera l’œuvre de Pierre Ruetschi, rédacteur en chef de la Tribune de Genève, et de Judith Mayencourt, cheffe de la rubrique Suisse.

Accord au «centre» à Berne

Aussi bien à droite qu’à gauche ou dans les milieux syndicaux et les associations patronales, le projet de réforme des retraites divise fortement. C’est que dans le paquet de mesures proposé, chacun peut extraire des éléments qui fâchent ou qui satisfont. Ce n’est guère étonnant, la proposition soumise en votation étant un compromis résultant d’une âpre négociation au parlement fédéral.

A Berne, le consensus a été accepté par le PS, le PDC, les Verts, le Parti bourgeois-démocratique et les Verts libéraux. Il a en revanche fâché l’UDC et le PLR. C’est pourtant à un référendum de gauche que l’on doit sa soumission en votation populaire. La situation est encore plus complexe à Genève où les syndicats sont clairement dans le camp du non, de même que les socialistes, alors que les Verts laissent la liberté de vote. Il est donc difficile pour le commun des mortels de se fier simplement aux mots d’ordre des uns ou des autres.

Les points qui fâchent

A l’origine, l’objectif du Conseil fédéral était d’assurer la santé financière de notre système de retraite jusqu’à l’horizon 2030. La menace s’appelle vieillissement de la population et augmentation de l’espérance de vie, ainsi que baisse des rendements sur les marchés financiers pour les caisses de pension.

Pour y parvenir, il faut des sacrifices. L’élévation de l’âge de la retraite des femmes à 65 ans en fait clairement partie, tout comme la baisse du taux de conversion du 2e pilier de 6,8% à 6%. Cela, c’est ce qui fâche une partie de la gauche et des syndicats.

Au PLR et à l’UDC, ce sont plutôt les compensations qui provoquent la colère. Et particulièrement les 70 francs supplémentaires pour les rentes mensuelles individuelles de l’AVS. Le débat sera chaud demain.

https://www.tdg.ch

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