- La police a commencé à punir les rassemblements sur les domaines public ou privé, interdits en raison de la pandémie. En parallèle, d'autres délits diminuent.

 Le tour de vis annoncé dernièrement par la police est effectif. Dans la nuit de vendredi à samedi, les forces de l'ordre genevoises ont dressé leurs premières amendes contre ceux qui ne respectaient pas les interdictions de rassemblement de plus de cinq personnes, pour cause de coronavirus. Une quinzaine d'individus ont été punis d'une bûche de 100 francs chacun pour être restés en groupe dans des parcs ou encore des préaux d'école. La police a également sanctionné les participants à une fête donnée chez un particulier. En cas de récidive, le montant de la sanction sera exponentiel.

  Effectifs renforcés sur le terrain

«Il s'agissait en majorité de jeunes, mais pas uniquement», remarque Alexandre Brahier, porte-parole de la police cantonale genevoise. Celle-ci a récemment souligné que si la majorité des gens respectaient les mesures mises en place pour enrayer la pandémie, «la situation n'était cependant pas optimale (...) il y a un manque de civilité actuellement, notamment auprès des plus jeunes».

Après une phase de prévention, la police entend désormais punir. «Avec la fermeture de nombreux postes, nous disposons de davantage de collaborateurs pour occuper le terrain, explique Alexandre Brahier. Nous avons également l'appui des forces de l'ordre municipales. Désormais, des patrouilles (ndlr: composées de quatre agents maximum, afin de respecter les directives de sécurité) voltigent dans le canton pour intervenir lors de rassemblements, mais aussi pour contrôler les magasins et les restaurants censés être fermés.»

Vols et agressions en baisse

Par ailleurs, la police constate que le semi-confinement dû au coronavirus a des répercussions sur la criminalité. Elles sont positives concernant les agressions, les vols et les cambriolages, qui sont en baisse. «C'est encore à vérifier, nuance le porte-parole. Peut-être qu'en raison des restrictions de déplacement dues à la pandémie, les gens n'ont pas encore déposé plainte.» Par ailleurs, les accidents de la route ont diminué.

Par contre, les interventions concernant les conflits conjugaux sont en hausse. «Le confinement provoque du stress, de l'anxiété et donc davantage de tensions», liste Alexandre Brahier. Les différends de voisinage, comme les nuisances sonores, ont également augmenté. «Dans ces deux domaines, il faut noter qu'en raison du semi-confinement, les gens sont davantage chez eux: cela fait donc beaucoup plus de témoins potentiels de nuisances et de conflits», analysent les forces de l'ordre.

par David Ramseyer

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 Amendes à Genève en cas d'attroupements

 La police genevoise va dorénavant sanctionner les personnes qui participent à des rassemblements malgré les mesures de sécurité imposées par le Conseil fédéral face au coronavirus.

Après la prévention, la police genevoise passe à la répression. Les personnes qui participent à des rassemblements s'exposent dorénavant à des amendes. Elles seront sanctionnées pour refus d'obtempérer, fait savoir vendredi le porte-parole de la police genevoise, Alexandre Brahier.

  La police s'était montrée, jusqu'à aujourd'hui, tolérante. Elle expliquait aux gens les raisons de la nécessité de se disperser pour le bien de tous. Mais «nous avons constaté un manque de civilité, notamment chez les plus jeunes», relève Alexandre Brahier. Des attroupements ont été constatés en particulier dans les parcs et les préaux d'école.

La pandémie de coronavirus affecte le travail quotidien de la police. Les agents, lors des interventions, ne peuvent éviter les contacts. Des dispositions ont été prises pour minimiser les risques. Une personne peut être contrainte de porter un masque. Ces questions préoccupent le personnel, note Alexandre Brahier.

nxp/ats

 La police punira ceux qui se regroupent au parc

- Les directives de rester chez soi ne sont pas assez respectées

«Jusqu'ici, on a fait beaucoup de prévention. Maintenant, on va serrer la vis», avertit Alexandre Brahier, porte-parole de la police cantonale genevoise. Pour enrayer la pandémie de coronavirus, les autorités ont demandé à la population de rester chez elle, sauf exceptions (impossibilité de télétravail, faire des courses - pour soi ou pour des personnes qui ne peuvent le faire - ou encore aller à la pharmacie et chez le médecin). Problème: certains semblent ne pas avoir intégré ce message. Des rassemblements dans les parcs et les préaux d'école sont ainsi particulièrement pointés du doigt.

Les forces de l'ordre notent que si «de manière générale, les gens jouent le jeu et respectent les mesures mises en place», un certain nombre de personnes ne le font pas. «Nous remarquons que la situation est loin d'être optimale et qu'il y a un manque de civilité actuellement, notamment auprès des plus jeunes, appuie Alexandre Brahier. Il faut une prise de conscience collective, pour éviter la propagation de la maladie». La police entend désormais punir.

Obligation de fermer

Même message du côté du pouvoir judiciaire. Ce jeudi, il a rappelé que les attroupements étaient désormais interdits, pour des raisons de santé publique. «Il appartient à la police de les disperser, notamment en faisant usage des dispositions pénales ordinaires du droit cantonal, qui permettent d'amender toute personne qui n'obtempère pas à une injonction de la police», relève le Ministère public.

Ce dernier rappelle aussi que les restaurants, les bars et la plupart des magasins ont eu l'obligation de fermer: «Il appartient aux milieux concernés par l'exploitation des établissements et infrastructures ainsi que l'ensemble de la population de respecter scrupuleusement les mesures ordonnées par la Confédération, et de se conformer strictement aux ordres de la police».

David Ramseyer

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