Genève: Sur le front du Covid, la situation s’améliore «nettement»

Genève: Sur le front du Covid, la situation s’améliore «nettement»

La médecin cantonale Aglaé Tardin et la pharmacienne cantonale Nathalie Vernaz-Hegi.

Les autorités sanitaires cantonales se réjouissent de la baisse des cas et d’une hausse des vaccinations.

Pas de triomphalisme, loin de là, mais un horizon un peu plus dégagé: la situation épidémiologique «s’améliore nettement», a déclaré vendredi la médecin cantonale Aglaé Tardin. Si le variant Delta continue de se propager, le nombre de cas diminue. Alors que le canton dénombrait la semaine dernière jusqu’à 150 contaminations par jour, ce chiffre est descendu à une centaine.

La taux d’incidence chute

Le taux d’incidence (soit le nombre de nouveaux malades par rapport à la taille de la population étudiée) a connu ces derniers jours «une chute brutale; c’est rassurant», a souligné la spécialiste. Les 20-49 ans constituent la tranche d’âge la plus touchée par le Covid, actuellement. Les hospitalisations concernent dans leur immense majorité des personnes non vaccinées. La médecin cantonale a rappelé que la double injection ne protégeait pas à 100%, mais qu’elle décuplait la protection face au virus.

Boom confirmé des vaccinations

La pharmacienne cantonale, Nathalie Vernaz-Hegi, a de son côté indiqué que les vaccinations étaient en hausse. Plus de 12’000 doses ont été administrées la semaine passée, «un chiffre que l’on n’avait pas enregistré depuis longtemps», tandis que les inscriptions progressent «nettement». Si des clusters subsistent dans les établissement médico-sociaux (EMS), ils sont moins nombreux que le mois passé. Les écoles restent également touchées, mais aucune classe genevoise n’est actuellement fermée ou en quarantaine.

Unités mobiles dès lundi

Les autorités sanitaires ont souligné que les centres de vaccination n’étaient pas saturés. Elles ont par ailleurs rappelé que dès lundi prochain, des unités mobiles permettront de délivrer quotidiennement jusqu’à 600 doses gratuites de sérum, notamment aux étudiants. De manière générale, la pertinence d’une 3e injection n’est pour l’heure pas d’actualité, selon les deux spécialistes, sauf pour des cas tout à fait exceptionnels, tels que des malades immunosupprimés.

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Coronavirus à Genève: Tourisme d’achat: ni test, ni pass exigé au retour en Suisse

Berne a indiqué que les frontaliers et les personnes en provenance de zones frontalières pourront continuer à entrer en Suisse sans tracasseries.

Les habitants de la zone frontalière pourront continuer à aller et venir entre la France et la Suisse sans pass sanitaire ni formulaire.

Le Conseil fédéral a tenu compte, comme il l’a expliqué ce vendredi, «des échanges économiques, sociaux et culturels étroits qui caractérisent les régions frontalières». Alors que dès lundi, toutes les personnes entrant en Suisse devront présenter un pass sanitaire (être testées, vaccinées ou guéries) et remplir un formulaire, ces exigences ne s’appliqueront pas aux zones frontalières, donc notamment au tourisme d’achat.

Concrètement, le Conseil fédéral a indiqué que les travailleurs frontaliers seront exemptés de ces obligations, tout comme «les personnes en provenance de zones frontalières» (dont la définition figure dans l’encadré). Autrement dit, pas besoin de montrer patte blanche après être allé faire ses courses à Saint-Julien ou avoir visité sa famille à Annemasse. Idem pour les résidents de ces localités, qui pourront venir à Genève quand et comme bon leur semble.

A la question de savoir quels territoires recouvrent les zones frontalières, le conseiller fédéral Alain Berset a répondu ceci: «Il ne s’agit pas d’une bande avec des kilomètres juste après la douane. Ce sont des régions frontalières, des zones assez vastes. Nous avons d’ailleurs repris les mêmes que celles qui étaient exemptes de quarantaine par le passé.» Leur liste figure dans l’encadré ci-dessous.

La souplesse du Conseil fédéral sur la question frontalière satisfera à l’évidence les autorités genevoises. Ce vendredi matin, la médecin cantonale Aglaé Tardin avait indiqué que «les transmissions se font surtout chez nous, pas en traversant la frontière. Une éventuelle obligation du pass à la frontière n’est pas un enjeu pour nous, ce serait une mesure très coûteuse pour un bénéfice minime».

Ce qu’est la zone frontalière

Selon la définition de l’Office fédéral de la santé publique émise le 11 septembre, «en France et et Italie, la zone frontalière englobe les Régions (entité administrative) limitrophes avec la Suisse. Pour la France, il s’agit des régions Grand-Est, Bourgogne-Franche-Comté et Auvergne-Rhône-Alpes. Pour l’Italie, sont concernées les régions Piémont-Vallée d’Aoste, Lombardie, Trentin-Haut-Adige. En Allemagne et en Autriche, doivent être considérés les départements (ou Länder) limitrophes.

jef/dra/lhu

Voyages: Seuls les vaccinés entreront en Suisse sans encombre

Dès lundi 20 septembre, les personnes non vaccinées ou non guéries devront présenter la preuve d’un test négatif à leur arrivée en Suisse. Les frontaliers sont exemptés.

Pour rentrer dans notre pays sans tracasseries, le certificat Covid rendra la manœuvre plus simple.

Dès ce lundi 20 septembre, quelle que soit leur origine, les personnes entrant en Suisse devront présenter un test négatif avant d’entrer mais pas suivre une quarantaine. Après quatre à sept jours en Suisse, un autre test est prévu. Les deux prélèvements sont payants. Toutes les personnes entrant dans le pays devront remplir un formulaire d’entrée électronique. Les frontaliers, les enfants de moins de 16 ans seront exemptés de la procédure. Les personnes vaccinées ou guéries disposant d’un certificat Covid ou d’une autre preuve valable de vaccination ou de guérison ne seront pas tenues de se faire dépister.

Respect des mesures contrôlé par les cantons

Chaque jour, plus de 2 millions de personnes et 1 million de véhicules franchissent la frontière suisse. Des contrôles basés sur les risques doivent favoriser le respect des nouvelles règles. Les personnes qui ne sont pas en mesure de présenter le résultat d’un test à leur arrivée devront se faire tester immédiatement après. Les cantons sont tenus d’effectuer des contrôles aléatoires pour vérifier si les personnes non vaccinées ou non guéries se sont effectivement soumises à un deuxième test. Qui enfreindra ces règles encourra une amende d’ordre de 200 francs en cas d’entrée sans certificat de test et de 100 francs en cas de formulaire non rempli. Les compagnies aériennes et les entreprises de transport par autobus devront vérifier si les personnes entrant dans le pays ont un formulaire ainsi qu’un certificat Covid ou le résultat d’un test.

Par ailleurs, dès le 20 septembre, toute personne qui a été vaccinée à l’étranger avec un vaccin autorisé par l’Agence européenne des médicaments (EMA) et qui a son domicile en Suisse ou qui entre en Suisse pourra obtenir un certificat Covid suisse.

Tests toujours payant dès le 1er octobre

Lors de la conférence de presse de ce vendredi, le Conseil fédéral n’a pas changé son objectif de faire payer, dès le 1er octobre, les tests antigéniques permettant d’obtenir le certificat Covid valable deux jours ou les tests PCR donnant droit à un certificat Covid pour trois jours. «Nous avons examiné de près la décision de faire payer les tests», précise Alain Berset. Il n’est pas acceptable que le grand public doive supporter les coûts de ces tests. «Je ne me souviens pas des chiffres exacts, mais c’était plusieurs centaines de millions de francs.»

Le PLR a réagi à cela en déclarant dans un communiqué: «qu’il est juste que le Conseil fédéral s’en tienne à sa décision et que les tests Covid pour les personnes asymptomatiques deviennent payants à partir d’octobre.» Le PLR est le seul parti gouvernemental à soutenir cette stratégie.

jbm

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