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Hommage au joaillier Gilbert Albert : au Musée d’art et d’histoire et à L’éCHOPPE DES ARTS à CAROUGE, jusqu’au 15 novembre 2020

Hommage au joaillier Gilbert Albert : au Musée d’art et d’histoire et à L’éCHOPPE DES ARTS à CAROUGE, jusqu’au 15 novembre 2020

Le Musée d’art et d’histoire de Genève rend hommage au joaillier Gilbert Albert.

Il présente pour la première fois la collection personnelle du créateur genevois.

Près de cent bijoux inspirés de la nature sont à voir jusqu’au 15 novembre.

L’exposition présente pour la première fois la collection de bijoux confiée au Musée d’art et d’histoire par la Fondation Gilbert Albert en 2016.

Elle était prévue pour marquer les 90 ans du joaillier et ses 70 ans de carrière.

Gilbert Albert étant décédé en septembre dernier à l’âge de 89 ans, elle s’est transformée en hommage.

Les vitrines offrent une vision à 360 degrés de ces pièces uniques, réalisées entre 1970 et 2000 et que Gilbert Albert a sorties de son catalogue de vente pour sa collection personnelle.

Sont d’abord évoqués les quarante “écritures” développées par le joaillier. Carré d’or, or limé, algues, gerbes d’or, argent froissé ou encore perlé or constituent autant de signes distinctifs de son style.

Matières non nobles

Héritier des courants nés autour de 1900 et précurseur du bijou d’auteur contemporain par l’emploi de nouveaux matériaux, le style du joaillier genevois Gilbert Albert (1930-2019) s’ancre dans la Nature.

Les vitrines suivantes thématisent les matériaux et formes. Perles, cailloux, météorites, coraux, coquillages, scarabées:

émerveillé par la nature, le créateur, qui a reçu à dix reprises un Diamonds International Award, a mêlé matières non nobles et matériaux précieux dans ses colliers, pendentifs, broches, bracelets et autres parures.

En contrepoint, le Musée d’art et d’histoire présente une trentaine de bijoux sélectionnés dans ses collections. Signées de créateurs antérieurs et postérieurs cultivant la même veine, dont le maître de bijouterie genevois André-Charles Lambert (1892-1985), elles offrent des éclairages stylistiques et d’influences permettant d’ancrer le travail de Gilbert Albert dans l’histoire du bijou contemporain.

Au fond de la salle du musée, un espace évoque l’univers plus intime de l’artisan à la créativité débordante, ses lieux familiers, comme sa boutique de la rue de la Corraterie ou la reconstitution d’un cabinet de curiosité. Grand succès commercial dans les années 1980, la fameuse bague à billes interchangeables y figure aussi. Un court film évoque encore le parcours du créateur, raconté par ses amis.

Un peu d’histoire

Dans le monde entier

Né à Genève en 1930, Gilbert Albert a étudié la joaillerie au bout du lac. Il a d’abord travaillé chez Patek Philippe, où il a dessiné la chaîne du recteur de l’Université de Genève en 1958, pour les 400 ans de l’alma mateur. Il se tourne ensuite vers la joaillerie et se fait connaître par son goût pour les matériaux naturels insolites, comme les scarabées et les météorites, et ses compositions baroques.

En 1973, Gilbert Albert ouvre une boutique à la rue de la Corraterie, à Genève, et dix ans plus tard, un magasin à la prestigieuse Bahnhofstrasse, à Zurich, avant d’autres boutiques à Moscou et Dubaï. Ses montres asymétriques et ses bagues à billes interchangeables ont contribué à sa popularité.

Gilbert Albert a exposé ses oeuvres dans le monde entier. Il a été le premier joaillier vivant depuis 1917, après Fabergé, à être invité à présenter ses créations au Kremlin, à Moscou. Outre des bijoux, il a créé la masse du Sautier de la République en 1999 et la Croix de Pentecôte pour les 450 ans de la Réforme à Genève.

Gilbert Albert a reçu à dix reprises un Diamonds International Award, l’Oscar de la joaillerie mondiale. Il a aussi été le premier joaillier vivant depuis 1917, après Fabergé, à être invité à présenter ses créations au Kremlin, à Moscou.

En 2010, à 80 ans, le créateur cède son entreprise au groupe de l’homme d’affaires iranien Majid Pishyar.

La société fait faillite, et la justice s’en mêle.

Des bijoux du joaillier se trouvent régulièrement mis en vente aux enchères. La plus importante vente a eu lieu en novembre 2018, avec 427 lots. Quasiment toutes les pièces ont trouvé preneur pour des prix allant de 200 à 62’000 francs.

Gilbert Albert

Joaillier de la nature

10 juillet 2020 – 15 novembre 2020

De 11h à 18h, fermé le lundi

Musée d’art et d’histoire

Rue Charles-Galland 2

1206 Genève

et

à L’èchoppe des Arts

Cabinet de Curiosités Gilbert Albert

Galerie Véronique Albert

9, Place du Temple

1227 Carouge

https://www.veroniquealbert.com/

https://www.facebook.com/mahgeneve/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Gilbert_Albert

http://institutions.ville-geneve.ch/fileadmin/user_upload/mah/documents/Expositions/2020/A5_GA_web.pdf

http://institutions.ville-geneve.ch/fr/mah/expositions-evenements/expositions/gilbert-albert/

https://www.lenouvelliste.ch/articles/suisse/deces-du-bijoutier-joaillier-genevois-gilbert-albert-870763

https://www.swissinfo.ch/fre/hommage-au-joaillier-gilbert-albert-au-mus%C3%A9e-d-art-et-d-histoire/45892672

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