C’est sous l’initiative de l’Armée de Salut de Genève, que plus de 400 personnes se sont réunis ce dimanche 7 décembre dans la salle des Asters de cette ville pour partager un repas amical. Le but de cet événement était, selon Monsieur Jean-Marc Simonet, directeur du Centre Espoir de la cité de Calvin, de « leur offrir un moment de convivialité et de partage ». A la fin de la soirée les participants sont tous partis avec un petit cadeau de Noël.

Par Martin Montiel

Des tables joliment décorées ; du thé, du café, des biscuits, des sandwichs mais surtout de de la chaleur humaine, laquelle s’est fait ressentir par un accueil sympathique, un sourire amical et un échange désintéressé. Des personnes de tous âges et tous horizons, sont venues se rencontrer pour communiquer autour de la fête de Noël.

Et qui dit Noël, dit parole de Dieu ou « parole d’espoir ». Mais ici, lorsque nous parlons du Tout Puissant, nous nous référons à une force universelle et impartiale où des gens de diverses confessions ont pu partager plus qu’un verre, c’est-à-dire de moments de joie, au son de la clarinette, des trompettes ou du trombone, le tout joué harmonieusement par un groupe d’artistes venus spécialement pour égayer la fête.

Cependant, ce type d’activité « n’est pas une nouveauté car l’Armée du Salut de Genève le réalise chaque année », confie Monsieur Jean-Marc Simonet, l’un de membres de l’équipe qui s’occupe de l’organisation de l’événement.

Monsieur Simonet, a ajouté que le but de cette fête était « d’offrir un moment de convivialité autour de la fête de Noël ». Le coût de l’organisation qui s’élève à près de vingt mille francs suisses, est le résultat des efforts des membres de l’Armée du Salut, qui effectuent des actions dans les rues de la ville de Genève afin de récolter des fonds. Cet effort est également soutenu par la fondation Hans Wilsdorf active dans le domaine de la culture, de l’éducation et du social, ainsi que dans d’autres plus spécifiques comme celui de la protection de la nature et des animaux.

Il est important de signaler que l’Armée du Salut offre son aide à toutes personnes, (étrangères ou non) qui vivent en conditions de précarité. Beaucoup d’entre elles se trouvant en situation irrégulière, l’organisation leur apporte du soutien, avec des informations ou autres, afin qu’elles puissent vivre de manière plus stable facilitant ainsi leur intégration.

Reconnaitre la valeur des êtres humains

IMG 3672 D’après Monsieur Simonin, « ces personnes ont besoin d’être reconnues comme telles, car elles contribuent à la vie économique du pays et malgré leurs efforts beaucoup d’entre elles continuent à vivre dans des conditions très précaires».

« Chacune de ces personnes sont des êtres humains qui ont de la valeur et mon engagement passe par la volonté de les leur reconnaitre ».

Pour sa part, Monsieur Alec Reymond, avocat et membre du barreau de Genève, venu en qualité d’invité, a prononcé un discours dans lequel il a signalé l’importance de la communication et du contact directe entre les individus dans un moment où les réseaux sociaux semblent prendre le dessus.

Il a déclaré que « les personnes qui ont des milliers d’amis sur un réseau social n’en ont probablement pas du tout, car ces amis restent dans le monde virtuel ». Et, il n’a pas tort lorsqu’il a signalé que « la médiatisation de la vie privée devient un phénomène courant » et ceci dans la vie de tout un chacun qui laisse de côté des aspects essentiels comme le contact humain.

Monsieur Reymond a exhorté l’importance d’utiliser ces réseaux pour diffuser des bonnes nouvelles ou pour mettre en valeur les bonnes actions qui de milliers d’individus réalisent dans le monde.

D’autre part, l’homme de lois, estime qu’il serait intéressant que les médias traditionnels consacrent un peu plus de temps aux bonnes nouvelles, car bien qu’ils aient besoin de vendre leur travail, ce qui actuellement se fait par le biais de la diffusion des faits qui attirent l’attention du grand public, il serait souhaitable de dédier du temps pour appeler à la solidarité.

En même temps, il explique que pouvoir rassembler des gens qui sont dans la solitude ou dans le besoin signifie de leur donner l’occasion de pouvoir partager, et en même temps « c’est aussi donner une opportunité à la paix et la liberté ».

A notre question de comment concilier des actions sociales, comme cette soirée de partage et des lois qui parlent de limiter ou de réduire la quantité d’étrangers en Suisse, Monsieur Reymond est d’avis qu’il serait judicieux de tenir compte de l’élément humain, à chaque étape de la création d’une loi. Ceci concerne particulièrement les politiciens pour qu’ils fassent une réflexion politique qui permette d’obtenir des résultats plus en accord avec ces êtres humains pour qui ces lois ont été et continuent à être créées.