L’Association internationale du transport aérien (IATA) a l’intention de délocaliser une soixantaine de collaborateurs vers son bureau en Espagne. L’organisme emploie près de 450 personnes à Genève.

Contactée par la RTS, l’IATA a confirmé l’existence d’un projet de restructuration, annoncé jeudi soir par le site internet du Temps. Les salariés de l’organisme basé à Cointrin, près du terminal de l’aéroport de Genève, ont été informés mercredi de cette décision.

Selon l’IATA, ce transfert n’est pas lié au franc fort, mais à un changement organisationnel concernant ses systèmes de règlement financier. Une nouvelle structure a été créée notamment à Madrid. Des employés basés aux Etats-Unis, en Jordanie et à Genève seront transférés vers ce nouveau centre.

Vers une réduction des salaires?

D’après Le Temps, l’association aurait invité les salariés concernés à revoir leur salaire selon les standards espagnols, à savoir une rémunération 40% plus basse que leur salaire en Suisse. L’IATA affirme avoir proposé une enveloppe “concurrentielle sur le marché” à ses collaborateurs. Elle dit ne pas chercher à réduire ses coûts, ni le nombre total d’employés à travers le monde.

Cette restructuration n’est pas la première à toucher la Genève internationale ces derniers mois. En septembre, le canton avait par exemple appris le départ vers Budapest de 16 collaborateurs de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.

L’IATA délocalise une partie de ses effectifs genevois

L’Association internationale du transport aérien, dont les locaux à Genève Aéroport concentrent environ 450 employés, cherche à transférer 60 d’entre eux vers Madrid et Montréal. Une première vague de départs est envisagée cette année, suivie d’une deuxième en 2018

L’Association internationale du transport aérien (IATA, en anglais) a l’intention de déplacer une partie de ses effectifs de Genève vers Madrid et Montréal, a appris «Le Temps». Les employés travaillant dans le Centre Swissair, lequel jouxte le terminal de Genève Aéroport, ont été prévenus ce mercredi de cette délocalisation. Une consultation interne a été lancée. Au total, 60 salariés sont visés. La restructuration, qui répond à la mise en place d’un nouveau centre mondial sur les systèmes de règlement financier et ne découle par d’un programme de réduction des coûts, doit se passer en deux temps: une première vague de départs ces prochains mois, puis une autre l’année suivante.

Cette décision intervient alors que Genève Aéroport et le canton ont racheté, fin 2016, pour 72 millions de francs, une partie majoritaire du bâtiment sombre dans lequel se situe l’IATA.

Une réalité nuancée

Interpellée sur ses intentions, suite à cette acquisition de Cointrin en novembre dernier, l’IATA avait assuré au Temps «avoir rencontré les autorités genevoises et aéroportuaires, pour leur confirmer [son] intention de rester à Genève». Une présence, certes, mais réduite. Selon nos informations, les collaborateurs visés par ce déménagement auraient été invités notamment à accepter un salaire espagnol ou canadien jusqu’à 40% inférieur à celui qu’ils touchent en Suisse.

L’IATA, dont la direction générale a été reprise en septembre dernier par Alexandre de Juniac, ex-patron d’Air France-KLM, est le principal organisme commercial du secteur aéronautique. L’entité privée, à ne pas confondre avec l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), une organisation dépendante des Nations unies et chargée d’établir des normes internationales pour le transport aérien, maintient historiquement une forte présence à Genève. Ses bureaux exécutifs abritent près du tiers de ses effectifs mondiaux, soit plus de 200 employés, dédiés notamment à la sécurité des passagers.

Tmun / https://www.letemps.ch