Le groupe UDC a déposé deux interventions aux Chambres fédérales contre ce qu’il appelle «la Genferei Maudet».

Les deux élus genevois, le conseiller national Yves Nidegger et la vice-présidente du parti suisse Céline Amaudruz, montent au front à Berne.

Pas question d’accepter la poursuite du projet Papyrus – du nom de code du programme de régularisation des sans-papiers – lancé il y a quelques jours à Genève avec l’accord du Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM). Le groupe UDC va porter le débat devant les Chambres fédérales.

«Un signal désastreux»

Le parti entend bien stopper ce qu’il qualifie d’«expérience fatale». La distribution d’autorisations de séjour «émet un signal désastreux», estime-t-il dans un communiqué. «Cette pratique ne combat certainement pas le travail au noir, mais l’encourage au contraire et lui fait une belle publicité. De plus, alors que les entreprises qui ont besoin de collaborateurs hautement qualifiés se heurtent à des contingents très stricts en matière de pays tiers, le plan Maudet distribuerait des permis de séjour sans aucune limite à des étrangers illégaux de même provenance, mais très peu qualifiés».

Les deux élus genevois à la manoeuvre

L’attaque est vive, avec au front les deux élus genevois, le conseiller national Yves Nidegger et la vice-présidente du parti suisse Céline Amaudruz. Le premier a déposé une initiative parlementaire afin de préciser dans la loi sur les étrangers les critères à respecter pour l’octroi d’autorisation de séjour pour motif humanitaire. L’UDC veut ainsi supprimer toute marge de manœuvre pour les autorités fédérales.

Pratique à suspendre

En attendant que le parlement ne se prononce sur cette modification de loi, la motion de Céline Amaudruz demande au Conseil fédéral de suspendre la pratique genevoise en cours.
Le SEM estime à quelque 76 000 le nombre de sans-papiers, dont 13 000 à Genève.

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