Ce week-end, un tremblement de terre a secoué la Confédération et l’ européenne (UE). Les conséquences de la votation du dimanche 9 Février seront évidentes dans quelques années. Nous voyons déjà les premières réactions de l’ européenne : l’élimination d’Erasmus ou la répression du financement de la collaboration scientifique (Horizon 2020 pour le programme de navigation pour satellites GALILEO, etc.)

Pour comprendre cela, il faut méditer sur plusieurs aspects qui ont créé un climat d’instabilité dans l’UE: l’échec du modèle européen, les conséquences internes de la libre circulation, la propagande populiste de l’UDC, les criminels qui proviennent principalement des pays de l’est et des Balkans, l’irresponsabilité des partis de droite qui ont, jusqu’à maintenant, refusé de mettre en œuvre des mesures pour réduire l’impact de la migration.

L’échec du modèle européen.

L’échec de l’UE a plus d’impact psychologique que prévu. En Suisse, la libre circulation et le modèle néo-libéral ont été néfastes. Le panorama de l’ est déprimant: crise politique, chômage, émigration.

Les pays d’Europe du Sud, subjugués par une crise économique sans précédent. Espagne, Portugal, Italie et Grèce vivent l’émigration de leurs résidents, surtout les jeunes et bien éduqués, qui immigrent vers les anciennes colonies. Angola et le Brésil pour les Portugais, en Amérique latine ou en Allemagne pour les espagnols, ou en Suisse, puisque les principales communautés étrangères en Suisse romande, sont la portugaise et l’espagnole, après la française.

L’exemple anglais n’est pas une incitation à l’esprit communautaire, le Premier ministre Cameron a déjà promis que s’il était réélu, il organiserait un référendum pour déterminer si le Royaume-Uni reste dans l’UE ou non. Selon la Suisse l’UE est un désordre qui n’a pas de solution. Victime d’une croissance trop rapide, elle a intégrée des pays avec un développement économique et culturel diversifié, ce qui a eu pour effet le «tourisme social», mais a également permis l’exode de la criminalité de l’Europe de l’Est et les Balkans à d’autres pays d’Europe centrale.

Cette situation a découragé la plus part des supporters de l’UE du pays, car ils savent que maintenant une adhésion à l’UE serait impossible parce que la plupart des gens voteraient contre. Le système politico-économique suisse est incompatible avec l’effondrement actuel de l’UE, qui est toujours à la recherche d’une identité. La plus grande crainte de l’UE est que dans le cas de réaliser un référendum dans les pays européens sur la libre circulation, le résultat pourrait être identique au résultat helvétique. Cette crainte est la preuve de l’échec de l’UE.

Les conséquences internes.

Les conséquences internes sont principalement ‘dre psychologique et social. D’un côté la droite blâme les socialistes de s’être opposés aux mesures pour réglementer l’immigration; la gauche accuse la droite d’avoir saboté toutes les mesures de contrôle social et d’accompagnement. Le fait est que la droite économique a cherché à profiter, sans aucune honte ni éthique, du système de libre circulation. Et la gauche aurait dû prendre plus au sérieux la crainte croissante de la population et proposer une réflexion objective sur le problème de l’émigration. La réalité est que la Suisse est un petit pays de 8 millions de personnes qui n’appartiennent pas à l’UE, situé au cœur d’une Europe de 500 millions de personnes, avec une insolente prospérité par rapport à l’état de l’économie de la plupart des pays européens et seulement 3% de chômage.

L’UDC face à ses responsabilités.

L’irresponsabilité de l’UDC met en péril la stabilité économique du pays, crée un climat de panique dans les milieux d’affaires, trompe les gens avec de faux arguments, place la Confédération au même niveau que les factions d’extrême droite européennes, ce qui a des conséquences sur l’image de la Suisse à l’étranger, de plus en plus considérée comme un pays riche, égoïste et xénophobe. Cela va créer un climat de confrontation entre une Suisse qui a voté plus par peur que par nécessité, puisque la plupart des cantons agricoles, qui ne connaissent pas la surpopulation des étrangers, ont voté pour l’initiative, tandis que les cantons romands, et des villes comme Zurich contenants d’un grand nombre d’étrangers, avec une croissance économique forte et qui dépendent de la libre circulation, ont voté contre.

Ainsi, les cantons qui ne souffrent pas de problème d’émigration, sauf la Suisse italienne, craignant, ont commis la prospérité du pays, convaincus par les arguments d’un parti populiste.

Ce n’est pas un triomphe de l’UDC. L’ démocratique du centre, parti d’extrême droite, xénophobe et raciste, qui blâme les étrangers pour tous les problèmes de la Confédération, quand celle-ci doit sa prospérité à la main-d’œuvre étrangère, a généralement un 27% des voix au niveau national. Il n’est pas le parti de la majorité ou de l’idéologie du pays. 73% des Suisses sont en désaccord avec les positions extrémistes et simplistes de l’UDC, au point que presque aucun membre de ce parti n’est entre les exécutifs cantonaux, et son leader historique a été expulsé du Conseil fédéral (exécutif) grâce à ses positions extrémistes.

A Genève, l’UDC est pratiquement inexistante. Normal dans un canton qui a plus de 50% d’étrangers.
L’UDC n’a pas remporté cette requête. Ce sont les craintes, les mensonges, la propagande extrémiste et irresponsable de ce parti qui jusqu’à présent ne réalise pas les conséquences désastreuses de ce résultat pour l’avenir du pays.

Alfonso Vásquez Unternahrer.