Les politiciens du XIXème pouvaient contempler l’avenir avec optimisme s’ils n’avaient pas cette clairvoyance pour prévoir que le progrès technique allait faire danser ses réalisations? 

Un monde d’hommes ayant des droits, théoriquement, égaux, une structure sociale qui pourrait déjà être appelée «démocratie», leur était offert comme un champ d’action(s) pour le progrès de la coexistence humaine.

Mais le changement allait être tellement rapide que la politique est restée derrière et n’a pas suivi ce mouvement. De nouvelles conditions de vie, de nouveaux besoins, un monde avec de nouveaux maîtres où le capitalisme et la machine, ont émergé avec vigueur et de manière désordonnée, sans avoir de politiques appropriées.

L’injustice menace à nouveau notre Terre, en s’installant cette fois ci sur l’économie et non pas sur l’esclavage ou la caste de la population. Cela est arrivé et, ainsi cela continuera encore, tant que certains dirigeants politiques continueront à considérer leur machine comme étant parfaite mais un nouvel état des faits, présente une situation de crises, ce qui provoque un déséquilibre entre le système économique et la justice sociale.

Peut-être que le fait que le débat sur la démocratie qui s’est produit d’abord dans la pensée critique, a donné lieu à qu’il soit aujourd’hui stigmatisé auprès de tous ces intellectuels, qui continuent encore à croire à la construction d’une société à partir d’un concept de développement.

D’où la nécessité de disqualifier tous ces hommes et ces femmes, toutes ces organisations politiques, sociales et syndicales, qui défendent un projet social où la démocratie est apparue comme étant le résultat de l’expression politique, avec des contenus sociaux et économiques et qui sont en relation critique, avec l’exploitation capitaliste.

Dans ce débat, la notion de démocratie sociale et de démocratie économique n’est pas acceptée et même, la démocratie politique devrait se limiter au rituel électoral sans contenu réel en termes de participation, de négociation, de représentation et de médiation. La démocratie reste dans les mains de l’Etat, qui symbolise les institutions dont la seule option de démocratie possible et où le maintien de l’ordre et toute altération de ce dernier, sont réprimés.

Toute alternative politique, construite sur les fondements de la demande sociale, de la redistribution des revenus et des avantages économiques sera considérée comme une proposition résiduelle d’une gauche «totalitaire», «dogmatique» et «radicale» sans capacité pour évaluer, suffisamment, les bénéfices de la pratique démocratique.

A croire que les semeurs des ténèbres continuent d’éclipser encore la vérité !

L’attitude arrogante de certains moyens de communication de droite , tout comme la complicité que quelques intellectuels gauchistes, les artisans d’une société profondément conformiste, ont démontré a généré la plus grande confusion.

Conformisme social dont le discours consiste à démontrer l’inutilité de la pensée critique, … ça ne vaut pas la peine de questionner la réalité ! … Il vaut mieux s’y adapter et de laisser le pouvoir, dans son jeu démocratique, nous indique le meilleur chemin à suivre.

Etant des artisans d’une société profondément conformiste, l’attitude arrogante de certains moyens de communication de droite ainsi que la complicité que, quelques intellectuels gauchistes, ont semé la plus grande confusion.

Conformisme social dont le discours est de démontrer la futilité de la pensée critique, cela ne sert à rien de questionner la réalité, il vaut mieux s’y adapter et de laisser que le pouvoir, dans son jeu démocratique, nous indique quel sera le meilleur chemin à suivre.

Cependant, nous pensons que l’avenir de l’humanité dépendra des horizons critiques de la réflexion et son avenir, ne peut pas être volé par des représentants du progressisme politique et des défenseurs d’une société régie par les principes d’une économie de marché, qui nous maintient dans l’obscurité de l’apathie.

Sans perdre de vue que le battement des peuples qui, après des siècles de sieste, doit être un des symptômes évidents de la renaissance d’une société libre, juste et fraternelle.

Eduardo Camin

Traduit de l’ESP vers le FR par Lourdes BARROS-BELTRAN