Juan de Dios et Maria Carmen sont deux enfants qui ont la mauvaise fortune de vivre dans les années quatre-vingts à Ayacucho, lieu où le Sentier Lumineux a lancé ses activités terroristes. Leur mère a été assassinée par les militaires, qui la soupçonnaient d’être une guérillera et leur père, professeur universitaire, est persécuté pour la même raison.

Dans une ville qui vit en état de guerre permanente, les militaires aussi pratiquent le terrorisme d’état, en arrêtant toute personne qui a été dénoncée par une autre personne innocente sous la torture. Les assassinats clandestins se passent tous les jours dans la « Maison rose », exploitée par le service d’intelligence des Forces Armées.

Dans ce contexte, Adrian, le père des enfants protagonistes, tentera par tous les moyens d’abandonner la ville où il est persécuté sans preuves. Mais il sera pourtant arrêté et torturé par les militaires. Il parvient à s’échapper, mais à travers des scènes kafkaïennes d’angoisse croissante face à l’absurdité de la situation, Adrian échoue constamment dans ses tentatives de partir vers Lima avec ses enfants.

Ce film bénéficie d’une très bonne production audiovisuelle. Bien qu’il s’inscrive dans le cadre de cinéastes péruviens qui traitent le thème de la guerre interne, il traite le thème de manière conventionnelle, du point de vue des victimes qui se trouvent entre deux feux croisés.

Le film est réalisé et produit par Palito Ortega Matute. Il a gagné le prix de la Meilleure direction artistique en long métrage au 10ème Festival International de Cinéma « Bajo la Luna » 2017 à Huelva, en Espagne.

http://www.youtube.com/watch?v=XCcRAYrsNZ0

Carmen Carrasco Traduit de l’espagnol par Béatrice Surber