Le climat et la place financière en face à face

Le climat et la place financière en face à face

Ce vendredi marque une nouvelle journée d’action internationale pour la Grève du climat. A Genève, une fresque participative est réalisée sur la place de Bel-Air.

La fresque participative représente une carte des zones de la Terre qui deviendraient inhabitables d’ici à 2100. LMV

Grève du climat

«Bien sûr, le lieu est symbolique.» Les activistes geneois·es de la Grève du climat n’ont pas choisi la place de Bel-Air pour rien. Au travers de la réalisation d’une fresque participative, en l’honneur d’une nouvelle journée d’action internationale, le mouvement veut directement pointer du doigt les acteurs de la place financière suisse, présents à quelques mètres de là. «Ces entreprises polluent vingt fois plus que la population suisse. C’est bien de faire des efforts individuels, mais il faut agir auprès des vrais responsables », souligne Fanny Girardet, membre du collectif. 

La responsabilité de la Suisse face aux conséquences du réchauffement climatique dans les pays du Sud est au centre de la performance artistique. Une carte représentant les zones qui deviendraient inhabitables d’ici à 2100, selon l’étude Global Risks of Deadly Heat publiée en 2017, va être reproduite. «Genève abrite plus de 400 entreprises de trading de matières premières. Ces mêmes entreprises surexploitent notre planète. Nous avons une responsabilité en tant que ville hôte. Nos politiques doivent agir.», insiste Marion Lanci, également membre de la Grève du climat.

«Une loi antisociale»

Pour les militant·es, le problème est clair : les mesures mises en place ne s’attaquent pas aux vrai·es responsables. Au moment de la campagne sur la loi CO2, leur refus de soutenir le texte avait surpris. Pour Marion Lanci, c’était évident: «La loi était parfaitement antisociale. Elle ne visait pas les bonnes personnes ou entités. Aujourd’hui, même si le collectif n’a pas encore pris de position officielle, je peux dire à titre personnel que les propositions de la nouvelle loi CO2 restent insuffisantes. On se trompe encore une fois de cible.»

A travers toute la Suisse, plusieurs mobilisations ont lieu. Berne, Zurich, la Chaux-de-Fonds; partout les militant·es font sonner les alarmes de l’urgence climatique. En Allemagne, le mouvement accueille la figure suédoise Greta Thunberg. La succession de Angela Merkel sera établie dimanche et représente «le scrutin du siècle», selon Luisa Neubauer, responsable du mouvement «Fridays for future». Le prochain rendez-vous est pris pour le 22 octobre. La Grève du climat prévoit déjà une grande manifestation à Genè

Laura Morales Vega

https://lecourrier.ch

A propos de l'auteur

Facebook