Loi CO₂: Pour Simonetta Sommaruga, un «second round» est nécessaire

Loi CO₂: Pour Simonetta Sommaruga, un «second round» est nécessaire

Simonetta Sommaruga veut relancer un nouveau projet de loi climatique

La presse dominicale alémanique est revenue sur les implications politiques du refus de la loi C02 dans les urnes le 13 juin.

En interview dans le «SonntagsBlick», la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga indique être déçue du résultat du vote. Selon elle, la loi était surchargée. Pour la socialiste, un «second round» est nécessaire. « Nous devons prendre un second départ, comme cela se déroule toujours dans notre pays », explique la socialiste. «Nous devons y aller pas à pas. C’est l’un des enseignements du dernier dimanche de votations.»

L’objectif est toujours de satisfaire l’Accord de Paris sur le climat, soit réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030. «C’est pourquoi il est si important que nous puissions mettre en œuvre rapidement les parties de la loi qui étaient incontestées», explique la ministre. Elle annonce ainsi faire dès lundi des propositions à la commission de l’environnement du Conseil National.

Surenchère de plans

«Le bazard climatique est ouvert», écrit quant à elle la «SonntagsZeitung» . Les propositions se multiplient pour combler le vide laissé par le refus de la loi sur le CO₂. Ainsi, le conseiller national lucernois PLR Peter Schilliger propose d’en reprendre la vielle version, qui fut enterrée au Conseil national en 2018. Un texte favorable aux entreprises et vu à l’époque comme édulcoré. «Il vaut mieux atteindre 60% de l’objectif que rien du tout», argumente Peter Schilliger.

Un plan qui rencontrerait du soutien au sein du parti du Centre. Les Jeunes Verts ont eux annoncé une initiative de responsabilité environnementale. Le Parti socialiste n’est pas en reste, avec une autre initiative pour une place financière durable.

Extinction Rebellion s’énerve

Mécontents, les activistes du climat Extinction Rebellion transmettront mardi une lettre au Conseil fédéral avec l’ensemble de leurs revendications. «Si des mesures de lutte contre le changement climatique ne sont pas prises immédiatement, les citoyens se voient moralement obligés de paralyser les plus grandes villes du pays», écrit le mouvement.

Dans un autre article, le «SonntagsBlick» indique que, pour l’UDC, seul parti gouvernemental à avoir fait campagne contre la loi CO₂, une nouvelle proposition de loi devra être légère pour le porte-monnaie des Suisses. «Le peuple n’accepte pas de nouvelles taxes, comme le montre la décision de dimanche dernier», a souligné le conseiller national UDC soleurois Christian Imark.

La commission de l’environnement du Conseil national débattra demain du prolongement de certains articles de la loi existante sur le CO₂, afin d’éviter un vide juridique à partir de 2022. Il sera notamment question de l’exonération des grandes entreprises de la taxe sur le CO₂ et de l’obligation pour les importateurs de diesel et d’essence d’investir une partie de leurs recettes dans des projets de protection du climat.

ami

A propos de l'auteur

Facebook