Le public aura l’occasion de découvrir 116 films, dont «La Región salvaje», couronné du Lion d’argent à la Mostra de Venise 2016.

Pendant dix jours, du 20 au 29 janvier, Black Movie présentera 116 longs et courts métrages.

Vingt-deux réalisateurs et acteurs seront présents à cette 18e édition du festival international de films indépendants de Genève.

Pour la première fois au festival, le Mexicain Amat Escalante, un des cinéastes fétiches de Black Movie, y dévoilera «La Región salvaje», une coproduction suisse couronnée par le Lion d’argent à la Mostra de Venise 2016. Le Portugais Joao Pedro Rodrigues reviendra avec «L’Ornithologue», prix de la meilleure mise en scène au dernier Festival de Locarno.

Il ressort de la prospection de cette édition «une très grande richesse formelle et une grande liberté de contenu», a déclaré mardi Maria Watzlawick, co-directrice et co-programmatrice du festival. Les trois bandes-annonces de films projetées au début de la conférence de presse – «The Last of us», «The Days so confused» et «Suntan» – promettent aussi une programmation très sombre.

Fictions et documentaires

Thème récurrent, la politique est déclinée en deux sections: «Abus de pouvoir», qui regroupe quinze films qui dénoncent les dérives en tous genres, et «Black Power?» ou la résistance à un pouvoir autoritaire. Sept des huit films de cette dernière sont des documentaires, dont le premier de l’écrivain Jonathan Littell, «Wrong Elements», sur les enfants-soldats en Ouganda.

Une autre section explorera les «Post-Millennials», avec six films, dont «Layla M.», de la Néerlandaise Mijke de Jong, sur la radicalisation par idéalisme d’une jeune femme musulmane et «Los Nadie», du Colombien Juan Sebastián Mesa, un film tourné en sept jours avec des amis, a relevé Kate Reidy, co-directrice et co-programmatrice du festival.

Réalisateurs fétiches

La sexualité est le pivot central des cinq films de la section «Sexualités, etc.» L’occasion de voir «La Belladone de la tristesse», du Japonais Eiichi Yamamoto, d’après «La Sorcière», de Michelet. Réalisé en 1973, ce film d’animation a été restauré. En outre, Black Movie continuera de suivre ses réalisateurs fétiches, dont le Coréen Hong Sangsoo («Yourself and Yours»).

Comme toujours, une section sera consacrée aux enfants. Elle proposera notamment «Alice Comedies», les tout premiers films de Walt Disney. Une sélection de films d’animation sera aussi réservée aux adultes. Et le documentaire de Werner Herzog «Lo and Behold: Reveries of a Connected World» sera projeté dans le cadre d’une collaboration avec le Mapping Festival.

Cinq prix seront remis dans le cadre de Black Movie. Parmi les neuf longs métrages en compétition pour le Prix de la Critique internationale figurent «Amerika Square», sur la crise des migrants à Athènes, et «Samir dans la poussière», sur un jeune contrebandier algérien de pétrole.

nxp/ats